[CRITIQUE] : Carter

[CRITIQUE] : Carter

Réalisateur : Jeong Byeong-gil
Acteurs : Joo Won, Lee Sung-jae, Kim Bo-min,...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Science-fiction, Action, Thriller.
Nationalité : Sud-coréen.
Durée : 2h12min.
Synopsis :
Un homme se réveille amnésique. Dirigé par une voix mystérieuse provenant d'un dispositif implanté dans son oreille, il se lance dans une périlleuse mission de sauvetage.


Critique :

Expérience intéressante sur la façon de repousser les limites de la narration cinématographique grâce à la technique (comme #GeminiMan) qui se perd in fine dans sa folie déconcertante,#Carter ne dépasse jamais le stade du trip épileptique bourrin et jouissif mais (très) éreintant pic.twitter.com/WK6EoUgJ6N

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) August 5, 2022

Dès son pétaradant The Villainess en 2017, Jung Byung-gil n'a jamais masqué porter un cinéma d'action autant à la narration presque prétexte que baigné dans des influences cinématographiques populaires, rejeton tout comme Tarantino du processus de citation/regurgitation, embaumant ces efforts de références facilement perceptibles - Nikita en l'occurrence, pour The Villainess.
Reste que pour son nouveau long-métrage méchamment burné et violent, Carter, catapulté directement sur la plateforme au " Toudoum " dont l'appétence pour les productions sud-coréenes ne cessent de croître suite aux cartons de Kingdom mais surtout Squid Game, la finesse de sa formule s'étiole un brin, croulant justement sous le poids d'une fragilité scénaristique où les références sont à la fois un outil familier qu'un frein pour l'immersion de son auditoire et le développement de son histoire (impliquant un virus mortel et une intrigue géopolitique entre la Corée du Nord, la Corée du Sud et les États-Unis).

[CRITIQUE] : Carter

Copyright Son Ik-chung/Netflix © 2022


Partant d'un pitch prétexte (un homme, Carter, se réveille amnésique et se voit lancé, dirigé par une voix mystérieuse provenant d'un dispositif implanté dans son oreille, dans une périlleuse mission de sauvetage) pour mieux incarner une sorte de fusion colérique de Crank et Hardcore Henry avec un doigt de La Mémoire dans la peau, capturée en (faux) plan-séquences sur 2h12 de bobines aussi frénétiques qu'éreintantes, Byung-gil titille l'anxiété et la désorientation de son spectateur (se sentant finalement presque aussi perdu que l'indestructible Carter) au sein d'un chaos volontairement désorganisé de chair et de sang à la violence viscéral, qui s'avère aussi stimulant dans son extrémisme (zéro temps mort, une adrénaline décuplée) que profondément frustrant tant l'exécution de son action manque sensiblement de lisibilité - quant elle n'est pas abrutissante.
Expérience intéressante sur la façon de pousser les limites de la narration cinématographique grâce à la technique - comme le Gemini Man d'Ang Lee -, qui se perd lentement mais sûrement dans sa folie déconcertante, Carter ne va jamais plus loin que le trip épileptique bourrin et jouissif mais douloureusement usant, qui aurait mérité plus de retenu mais surtout de soin dans les détails.
Mais pour une production made in Netflix, on est sur du bon caviar qui tabasse.
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Carter

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