[CRITIQUE] : Treize Vies

[CRITIQUE] : Treize Vies

Réalisateur : Ron Howard
Avec : Colin Farrell, Viggo Mortensen, Joel Edgerton, Tom Bateman, Vithaya Pansringarm,…
Distributeur : Amazon Prime Vidéo France
Budget : -
Genre : Drame.
Nationalité : Américain, Thaïlandais, Britannique.
Durée : 2h27min
Synopsis :
L'incroyable histoire vraie de l'immense effort mondial pour sauver une jeune équipe de football thaïlandaise, qui s'est retrouvée piégée dans la grotte de Tham Luang à cause d'une tempête de pluie. Face à des difficultés insurmontables, une équipe de plongeurs parmi les plus compétents et les plus expérimentés au monde - capables de naviguer dans le dédale de tunnels étroits et inondés - se joint aux forces thaïlandaises et à plus de 10 000 volontaires pour tenter de sauver les douze garçons et leur entraîneur. Avec des enjeux incroyablement élevés et les yeux du monde braqués sur eux, le groupe se lance dans la plongée la plus difficile de son histoire, démontrant ainsi l’aspect sans limite de l'esprit humain.


Critique :

Sensiblement moins viscéral et captivant que le formidable doc #TheRescue, #TreizeVies fait néanmoins le job en captant par le prisme de la fiction, le sauvetage de la grotte de Tham Luang, au coeur d'un drame didactique et épuré célebrant la résilience et la solidarité humaine. pic.twitter.com/6kv4aA1fuG

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) August 5, 2022

À peine un an après le formidable et déchirant documentaire The Rescue, mis en boîte par le tandem gagnant de Free Solo, E. Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin, qui revenait au plus près sur les événements de la grotte de Tham Luang (le sauvetage exceptionnel et périlleux de douze jeunes garçons et de leur entraineur, coincée dans les profondeurs inondées de la grotte thaïlandaise pendant seize jours), il y a de quoi être un brin circonspect à l'idée de voir Hollywood tenté de faire mieux par le prisme de la fiction, même si l'effort est chapeauté par un cinéaste aussi attachant et généreux que Ron Howard, que le cinéphile décérébré aura toujours vite fait de considérer - évidemment à tort - comme un yes man.
D'autant qu'il est évident que sa vision de cet événement, sans doute pensée et développée avant la sortie de The Rescue, était appelée à etre comparé (et cela ne peut que se jouer en sa défaveur) avec celui-ci.
Retranscription digne et sans fioritures des événements, Thirteen Lives captive à défaut de totalement emporté son auditoire au travers d'une narration résolument plus romanesque où des comédiens talentueux aux visages familiers tentent bec et ongles de nous faire oublier qu'ils le sont.

[CRITIQUE] : Treize Vies

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Didactique sur un petit peu plus de 2h20 de bobines même s'il a une sérieuse tendance à se perdre dans quelques sous-intrigues parallèles dispensables, 
le film célèbre aussi bien l'esprit de solidarité que l'héroïsme individuel d'une poignée d'hommes ayant rendu le sauvetage possible, d'autant qu'il a le bon ton - et à la différence des productions Hollywoodiennes contemporaines - de ne pas mettre plus l'accent sur les protagonistes occidentaux (ce qui, de facto, rend totalement caduque la volonté de faire figurer au casting d'immenses talents faits pour vampiriser l'attention, mais ici cantonnés à des rôles limités) mais bien tous les corps impliqués.Naviguant joliment sur l'ambiguïté folle de la mission (sauver les enfants seraient un miracle, échouer serait un fiasco à imputer à ceux qui s'y sont essayés), avec une tension grimpant crescendo même si la claustrophobie du cadre se fait moins prégnante que pour The Rescue, Treize Vies fait admirablement le job, sorte de sublimement d'un cinéma de papa au top de sa forme là où l'effort de Vasarhelyi et Jimmy Chin dynamitait avec audace les contours plus restreints encore, du documentaire.
Reste que l'on aurait bien aimé voir le style plus viscéral et spectaculaire d'un Peter Berg, poser sa caméra sur un tel récit à suspense, célebrant la résilience remarquable et la coopération entre les âmes nouées autour d'un espoir inextinguible de sauver son prochain (en somme, une le meilleur que l'humanité ait à offrir, un rappel nécessaire et encore plus en ces temps sombres), histoire de réellement proposer quelque chose si ce n'est surprenant, au moins un peu plus différent.
Jonathan Chevrier
[CRITIQUE] : Treize Vies

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