[CRITIQUE] : Killer Game

[CRITIQUE] : Killer Game

Réalisateur : Patrick Brice
Acteurs : Sydney Park, Sarah Dugdale, Kayla Heller,...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Épouvante-horreur, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h36min
Synopsis :
Makani et ses amis du lycée Osborne High font tout pour identifier et arrêter un tueur masqué qui s'en prend aux élèves en dévoilant leurs secrets les plus intimes.


Critique :

Avec un tueur qui se fait le bras armé cynique de la cancel-culture, #KillerGame se rêve en néo-slasher satirique secouant la fourmilière avec des victimes jamais innocentes, mais n'incarne qu'une pantalonade manquant cruellement de corps, au rythme aussi plat que son body count. pic.twitter.com/MroMonIANE

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) October 10, 2021
Rares sont les sous-genres tel que le slasher, à pouvoir se payer une sorte de revival à quasiment toutes les décennies, dans une sorte de cycle habituel de lavage-rinçage-répétition de l'intrigue et des personnages, imbibé par l'aura mystique du Scream de Wes Craven.
Et alors que la nouvelle décennie en est à ses balbutiements, et qu'un aussi attendu et redouté Scream 5 est en passe de pointer le bout de son nez, le slasher fait peau neuve - enfin, on se comprend -, en une période d'Halloween pas forcément aguichante, avec quelques péloches oubliables et/ou difficilement défendables.
Clairement fait de ce bois, Killer Game de Patrick Brice tente de renouer avec la recette chère de la plume de Williamson, dans une narration familière un peu trop consciente d'elle et des commentaires sociaux à dégainer, là où elle se complaît pourtant dans une accumulation de clichés faciles à la limite du pardonnable.

[CRITIQUE] : Killer Game

Copyright DAVID BUKACH/NETFLIX


Avec un tueur à l'identité (très) simple à déceler, qui se fait en quelque sorte le bras armé
 cynique de la cancel-culture en s'amusant à scrupuleusement dévoiler le passé " sombre " de ses victimes (dites victimes pouvant aller du paria bouc émissaire/improbable love interest au footballeur populaire); le film - adapté du roman de Stephanie Perkins - se rêve comme un néo-slasher satirique secouant la fourmilière avec des victimes jamais vraiment innocentes (mais méritent-elles de mourir, par exemple, une homophobie potentielle ou une utilisation de discours haineux sur le dark web ?), mais n'incarne in fine qu'une pantalonade manquant cruellement de corps (les personnages, au demeurant attachants et agréablement diversifiés, sont croqués à l'envolée), rythmé à la truelle et au body count assez plat.S'intéressant bien plus à la dynamique sociale et à la hiérarchie au coeur du lycée qu'à ses propres oripeaux horrifiques, Killer Game se veut aussi nostalgique que dans l'air du temps, mais n'est qu'une entité creuse qui fait incroyablement pâle figure en comparaison avec la trilogie Fear Street balancée cette été sur Netflix justement...
There's Nothing Inside Your House
Jonathan Chevrier
[CRITIQUE] : Killer Game

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