[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #146. Semaine du 10 au 16 octobre

[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #146. Semaine du 10 au 16 octobre
Chaque semaine je continue à faire — pour vous — le tour des programmes TV en extirpant de tout cela une offre cinématographique autour de trois œuvres. Mais, je vais aussi vous proposer des contre-programmations ainsi que des secondes parties de soirée pour les cinéphiles insomniaques.
Semaine du 10 Octobre au 16 Octobre.
[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #146. Semaine du 10 au 16 octobre
Dimanche 10 Octobre. Johnny Guitare de Nicholas Ray sur Arte.
Tenancière d'un saloon, Vienna embauche Johnny Logan comme musicien, un homme qu'elle a connu autrefois. Ils vont être en proie à la haine d'Emma Small, jalouse de Vienna et de sa relation avec le héros local.
Conspué lors de sa sortie, Johnny Guitare a su se faire une place dans le coeur des cinéphiles d’aujourd’hui. Sorte de croisement entre le western et le mélodrame, l’oeuvre que dessine Nicholas Ray à cela de splendide qu’elle embrasse un baroque furieux, flamboyant et presque féministe. En effet, Johnny Guitare met en avant des figures féminines (dont l’une interprétée par Joan Crawford) indépendance et fougueuse, autoritaire part nécessitée et endurcie par la vie. Ceci mène à une véritable étude du genre, comment la virilité est fragile ou combien les femmes doivent jouer des coudes pour parvenir à exister. C’est peut-être même là que réside l’aspect le plus intéressant de ce long-métrage qui étonne par sa fluidité. Qui séduit par ses sentiments vifs et luxuriants. Qui impressionne par ce qu’il dégage de poétique et onirique.
Mais aussi...France2 programme Le Brio de Yvan Attal. Sous ses atours classiques, un récit initiatique ou deux personnalités opposées vont apprendre l’une de l’autre, Le Brio est un film qui encapsule toute la beauté de la langue de Moliere. S’il est vrai que Yvan Attal n’évite pas certains clichés, il parvient tout de même à donner assez d’épaisseur à ses personnages pour ajouter quelques splendides nuances.
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Lundi 11 Octobre. Un Flic de Jean-Pierre Melville sur Arte.

Un hold-up a lieu dans une banque. L'un des gangsters est blessé. L'argent est enterré dans un champ, le blessé amené dans une clinique. De son côté, Edouard Coleman, jeune commissaire enquête dans le milieu. Il y retrouve son ami Simon, propriétaire d'une boîte de nuit, et sa compagne Cathy.
La dernière œuvre de Jean-Pierre Melville est souvent mal-aimé, et j’en suis toujours étonné. En effet, nous voici ici devant le futur du cinéma, notre cinéma, actuel n’est que le descendant de Un Flic. Thriller froid, voir minimaliste qui ne dénoterait pas chez Nolan ou Fincher. Plus encore, le long-métrage raisonne d’une étrange manière tant la mort, qui viendra attraper le cinéaste par la suite, plane en permanence sur le récit. Elle semble même être incarnée par Alain Delon, flic au teint cadavérique, venant exécuter, placidement, sa tâche. Là où les gangsters ressemblent a des restes d’humanité cherchant encore le frison de la vie en jouant avec cette Mort. Non, vraiment, Un Flic est plus que simplement le dernier acte d’un immense réalisateur, c’est une grande œuvre glaçante et impactante.

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Jeudi 14 Octobre. Retour vers le Futur de Robert Zemeckis sur TMC.
1985. Le jeune Marty McFly mène une existence anonyme auprès de sa petite amie Jennifer, seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l’expulser du lycée. Ami de l’excentrique professeur Emmett Brown, il l’accompagne un soir tester sa nouvelle expérience : le voyage dans le temps avec une DeLorean modifiée…
Ah cette madeleine qui revient chaque année. Alors, replongeons dans cette folle aventure qu’est la trilogie Retour vers le Futur. Ce monument de la culture pop mérite largement sa réputation, pourquoi ? Tout simplement, car son scénario est foutrement ludique, d’une belle fluidité, et s’amuse habilement des possibilités infinies du voyage dans le temps. Zemeckis, tout comme Spielberg, fait partie des rares cinéastes à ne pas avoir perdu son âme d’enfant. Ainsi, le réalisateur livre une mise en scène d’une inventivité permanente et qui filme son histoire avec tout l’émerveillement que cela peut lui procurer et cela marche terriblement sur nous. Alors, attachez vos ceintures, on embarque — de nouveau — dans la DeLorean.


Thibaut Ciavarella


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