[CRITIQUE] : Extro

[CRITIQUE] : Extro

Réalisateur : Naoki Murahashi
Acteurs : Kozo Hagionya, Koji Yamamoto, Yuki Saito, Yasufumi Terawaki, Nobuhiko Obayashi,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Documentaire, Mockumentaire, Comédie.
Nationalité : Japonais.
Durée : 1h28min.
Synopsis :
Ce qui semble au premier abord être le portrait de Kozo, une personne âgée supplémentaire dans les films de samouraïs, se propage rapidement dans toutes les directions, des mouettes mythiques aux monstres préhistoriques en passant par les trafiquants de drogue et Steve McQueen. 


Critique :

Clairement dans la veine des mockumentaires de Christopher Guest et Ricky Gervais, le réalisateur Naoki Murahashi fait de son #Extro une oeuvre un brin bancale mais fascinante, autant un effort drôle la difficulté d'être réalisateur qu'une lettre d'amour touchante aux figurants. pic.twitter.com/Hr85QlZe6V

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) April 11, 2021

Clairement dans la veine des mockumentaires de Christopher Guest et Ricky Gervais, le réalisateur Naoki Murahashi fait de son Extro une oeuvre un brin bancale mais fascinante, plaçant de véritables stars du métier dans l'ombre de ses véritables pistes narratives (celles plus discrètes ou il creuse subtilement les travers du cinéma et de la télévision à gros budget avec un plaisir non feint, contribuant à l'atmosphère et l'intrigue fascinante du métrage, se parant même parfois de reproductions de films dans le film), tout en se concentrant principalement sur le discours du sexagénaire Kozo Haginoya (jouant une sorte de version exagéré de lui-même), flanqué aux côtés de ceux des japonais Koji Yamamoto, Yasufumi Terawaki et Yuki Saito; même si c'est l'auteur-compositeur-interprète Tatsuya Ishii qui livre le monologue le plus épique de cet effort, en récitant un haïku écrit par son prétendu ami d'école et personnage titre du film d'Haginoya.

[CRITIQUE] : Extro

Copyright Yoshimoto Kogyo Co


Même s'il s'offre quelques petits écarts superflus digne d'un thriller (avec ses deux flics infiltrés voulant démanteler un trafic de drogue), le film est comme dit plus haut totalement fixé sur Haginoya, un homme aux facéties farfelues qui a consacré sa vie au théâtre, métier pour lequel il a abandonné sa carrière de prothésiste dentaire, alors que son grand rêve était de devenir un pompier de la station Warp Edo - une réplique d'une vieille ville traditionnelle utilisée pour le tournage de films et drames historiques -
qui affronterait les feux ardents et les éteindrait (car son idole est Steve McQueen, qui était pompier dans La Tour Infernale).
Ce qui est réel et ce qui ne l'est pas, quelle est la vraie personnalité d'Haginoya ou encore quelles sont réellement ses aspirations est sensiblement impossible à déceler, tant le scénario est écrit d'une manière tellement tordue qu'il joue avec les limites autant du documentaire que de la fiction, pour appuyer ce qui ressemble finalement à une longue blague sur l'industrie cinématographique, utilisant une voie particulière pour en parler à tous.
Mis à part quelques problèmes structurels mineurs, il est difficile d'ignorer le cœur du film tant Obayashi, Ishii et Yuki Saito parlent avec tendresse de la difficulté d'être réalisateur mais aussi du statut ingrat des figurants, professionnels comme amateurs.
Le format de mockumentaire plus ou moins scénarisé rend tout cela authentique et fait du film une véritable lettre d'amour touchante aux digressions absurdes, à ses acteurs et actrices qui donnent du caractère à une production, même s'ils ne sont pas toujours cités ou même un tant soit peu considérés.
Jonathan Chevrier
[CRITIQUE] : Extro

wallpaper-1019588
[CRITIQUE] : Cops and Robbers
wallpaper-1019588
[FUCKING SERIES] : Space Force : The Dark Side of The Moon
wallpaper-1019588
[TOUCHE PAS NON PLUS À MES 90ϟs] : #80. Judge Dredd
wallpaper-1019588
[CRITIQUE] : Brutus vs César
wallpaper-1019588
Hors normes
wallpaper-1019588
Mon Voisin Totoro (1988) de Hayao Miyazaki
wallpaper-1019588
[CRITIQUE] : Si je t’oublie... je t’aime
wallpaper-1019588
[TOUCHE PAS À MES 80ϟs] : #146. Project A (’A’ gai waak)