Le Monde ne Suffit Pas (1999) de Michael Apted

19ème film de la saga, et 3ème avec Pierce Brosnan dans le rôle titre de 007 après le surestimé (1995) de Martin Campbell et le très médiocre "Demain ne Meurt Jamais" (1997) de Roger Spottiswoode. Désormais EON Productions se gère sans feu Albert Broccoli qui a donc laissé les a ffaires à ses enfants Michael G. Wilson et Barbara Broccoli. Et désormais, depuis l'ère Brosnan, l'histoire n'est pas adapté d'après unnnnnn roman de Ian Fleming mais le titre ("The World is not enough" en VO) renvoie directement à la devise latine ("Orbis non Sufficit") de sir Thomas Bond (référence dans le film "Au Service Secret de sa Majesté" en 1969 de Peter Hunt), ancêtre de James, qui est aussi (un peu de culture !) l'épitaphe d'un certain Alexandre le Grand. Au scénario on retrouve Bruce Feirstein, présent depuis "Goldeneye", qui s'associe avec le duo Neal Purvis-Robert Wade qui viennent de signer "Guns 1748" (1999) de Jake Scott. Pas de fidélité à noter pour le poste de réalisateur qui change une nouvelle fois avec Michael Apted connu pour quelques films dont "Gorilles dans la Brume" (1988), "Coeur de Tonnerre" (1992) et "Nell" (1994)... Après l'assassinat d'un ami de M, cette dernière s'inquiète pour la vie de la fille, Elektra King, et envoie donc James Bond enquêter sur le meurtre et protéger la fille. Très vite, l'enquête va mener 007 vers le monde du pétrole...

Le Monde ne Suffit Pas (1999) de Michael Apted

Pierce Brosnan continue sa route, en profitant pour étoffer sa filmo cinéma grâce aux succès de ses films bondien, on a donc pu le voir notamment dans "Mars Attacks !" (1996) de Tim Burton et "Thomas Crown" (1999) de John McTiernan. Le MI6 est toujours sous le contrôle de Judi Dench/M vue entre temps dans l'oscarisé "Shakespeare in Love" (1998) de John Madden et "Un Thé avec Mussolini" (1999) de Franco Zeffirelli, sa secrétaire est toujours Samantha Bond/Moneypenny et, surtout, on retrouve pour la dernière et ultime fois Desmond Lelwelyn/Q, qui mourra dans un accident de voiture seulement 1 mois après la sortie du film. Rappelons que l'acteur a incarné Q pendant plus de 25 ans depuis "Bons Baisers de Russie" (1963) de Terence Young. Un nouveau membre du MI6 fait son apparition avec le Monty Python John Cleese/R, et on retrouve le récurrent Robbie Coltrane/Zukovsky Hagrid dans les "Harry Potter" (2001-2011). Les ennemis de Bond sont joués par Robert Carlyle alors au sommet de sa gloire après "Trainspotting" (196) des Danny Boyle, "The Full Monty" (1997) de Peter Cattaneo et vu également dans le "Guns 1748" (1999) de Jake Scott des scénaristes, assisté de Ulrich Thomsen remarqué dans un tout autre registre dans "Festen" (1998) de Thomas Vinterberg. Et enfin les James Bond Girls avec en premier lieu une nouvelle frenchy dans la liste avec la belle brune Sophie Marceau qui poursuit alors sa carrière internationale après "Braveheart" (1995) de et avec Mel Gibson et "Firelight" (1998) de William Nicholson, puis la sculturale blonde Denise Richards alors en plein essor après les succès de "Starship Troopers" (1997) de Paul Verhoeven et "Sex Crimes" (1998) de John McNaughton. La musique est pour une seconde fois signée du compositeur David Arnold, qui entre deux Bond a signé la BO de "Godzilla" (1998) de Roland Emmerich. La chanson du film est interprété par le groupe Garbage... Le film joue la carte nostalgie, on constate en effet que le portrait derrière M dans son bureau n'est autre que Bernard Lee qui fut M de "James Bond contre Dr. No" (1962) de Terence Young à (1979) de Lewis Gilbert, tandis que les photos dans l'usine de caviar sont celles des anciennes James Bond Girls. Mais le pincement au coeur reste bel et bien les adieux dont on ne se serait pas douté de Desmond Llewelyn alias Q... Commençons par la pire erreur de casting de la franchise avec la pauvre Denise Richards, si on ne peut pas dire grand chose sur sa plastique il faut bien avouer que l'imaginer en docteur ès bombe atomique n'a rien de crédible, de surcroît vêtue en Lara Croft pour définitivement ne pas y croire une seule seconde.

Le Monde ne Suffit Pas (1999) de Michael Apted

Par contre, si le suspens est un peu fantoche, Sophie Marceau assure le job, fatale et bipolaire à souhait. Renard est parfaitement incarné par Robert Carlyle même s'il est un chouïa sous-exploité. L'intrigue est un peu fumeuse, d'abord parce que le contexte pétrolier est survolé et/ou très caricaturé, ensuite parce que finalement le plus intéressant reste le syndrôme de Lima (vous laisse chercher !). Mais on constate surtout que les incohérences bêtes et maladroites qui étaient légions dans l'opus précédent n'ont pas disparues ; il semblerait que ce 007 n'inspire pas un minimum de sérieux, Roger Moore peut dormir tranquille ! Ainsi on reste perplexe quand un sniper attend on ne sait quoi après son attentat pourtant réussi, des tueurs qui suivent Bond alors qu'officiellement c'est Elektra qu'ils veulent où encore James Bond qui fait l'amour sans remarquer une infirmité de la belle ?!?! Par là même, le style des Brosnan se confirme sur deux paramètres tristement redondants, la petite phrase en solo pour bien appuyer un humour vaseux, qui fait donc forcément écho à ses répliques de drague lourdes qui ont le bon goût de nous rendre nostalgique de ses prédécesseurs, puis cette avalanche de scènes d'action qui se succèdent vitesse grand V à tel point qu'elles sont impersonnelles et qu'elles seraient toutes interchangeables avec "Goldeneye" et "Demain ne Meurt Jamais" même si on notera un jubilatoire hélico à scie circulaire qui renvoie forcément à la plus petite de (1983) de John Glen. Deux séquences sont particulièrement tirées en longueur et qui, paradoxalement, apporte un ennui certain, la torture de la chaise et le combat final. Pus surprenant encore, alors que la musique thématique de Bond arrivait souvent de façon impromptue dans "Demain ne Meurt Jamais", cette fois elle est rarement présente ou quasi en sourdine. Par contre, ce James Bond étoffe le rôle de Judi Dench/M, et offre malgré lui un petit pincement au coeur quand notre Desmond Llewelyn/Q évoque sa prochaine retraite...

Note : Monde Suffit (1999) Michael AptedMonde Suffit (1999) Michael Apted Monde Suffit (1999) Michael AptedMonde Suffit (1999) Michael Apted

Pour info bonus, Note de mon fils de 10 ans :


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