L'Assassin habite au 21 (1942) de Henri-Georges Clouzot

Ce film est le premier long métrage de Henri-Georges Clouzot, futur réalisateur majeur du cinéma français et considéré comme le "Hitchcock français". Il réalise et écrit cette adaptation du roman éponyme (1939) de Stanilas-André Steeman, un auteur que le cinéaste connait déjà bien après avoir signé le scénario adapté d'un de ses romans pour le "Le Dernier des Six" (1941) de Georges Lacombe. Et Clouzot si ce film reste l'unique film sur lequel le romancier collabaore en tant que co-scénariste, Clouzot adaptera a nouveau cet auteur avec "Quai des Orfèvres" (1947)...

L'Assassin habite au 21 (1942) de Henri-Georges Clouzot

Un tueur en série sévit dans Paris et laisse les lieux du crime une carte de visite au nom de monsieur Durand. Un indic informe le commissaire Wens que le coupable serait un des locataires d'une pension de famille. Le commissaire décide de se faire passer pour un pasteur pour infiltrer cette pension, mais c'est sans compter sur son épouse un peu trop encombrante... A noter que la grande partie du casting a déjà collaboré ensemble et/ou a déjà travaillé avec Clouzot. Ainsi, Pierre Fresnay, Noël Roquevert et Jean Tissier se retrouvent après "Les Inconnus dans la Maison". Fresnay, Roquevert et Pierre Larquey se retrouveront avec "Le Corbeau" (1943) toujours de Clouzot. Et Clouzot retrouvera encore Suzy Delair, Pierre Larquey et Noël Roquevert et Raymond Buissière dans "Quai des Orfèvres"... A noter que le roman se déroule à Londres, pour les besoins du film l'histoire est transposée à Paris. Le film débute comme un Film Noir, comme un Carné ou un Duvivier mais sans la moindre once de poésie. Clouzot est implacable et méticuleux jusque dans sa vision très pessimiste de notre monde.

L'Assassin habite au 21 (1942) de Henri-Georges Clouzot

Néanmoins, si cet angle sera bientôt sa marque de fabrique dans ce premier long le réalisateur-scénariste instille un peu de légèreté surtout via le personnage de l'épouse un brin farfelue interprétée par Suzy Delair ; pour l'anecdote, cette dernière était la compagne de Pierre Fresnay lors du tournage, elle deviendra celle de Clouzot ensuite... L'intrigue est bien ficelée mais sans doute un peu trop vite expédiée, en effet 1h20 est un peu court pour apprécier pleinement le récit qui aurait mérité d'être un peu plus étoffé notamment sur le suspens. Les personnages sont truculents et joués par des acteurs parmi les plus talentueux de leur époque. En prime des dialogues ciselés aussi bien dans la fantaisie que dans la tension. Sans doute pas un des meilleurs films du maitre mais déjà si prometteur pour un réalisateur qui va enchaîner ensuite les chefs d'oeuvres. A voir.

Note :

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