Blackwood, le Pensionnat (2019) de Rodrigo Cortès

Film de Rodrigo Cortès, sorti en 2019, Blackwood, le pensionnat est une production américo-espagnole. Catégorisé dans le genre thriller fantastique, il est issu de l'oeuvre de la romancière Loïs Duncan, connue aussi pour d'autres adaptations de ses romans au cinéma comme "Souviens toi... l'été dernier (1997)".

L'histoire est celle de Kit, une adolescente rebelle, défiant tant l'autorité de sa mère que celle du système éducatif. Recrutée pour son profil particulier dans un pensionnat ne comptant que quatre autres étudiantes, ayant les mêmes difficultés, elles se retrouvent toutes sous la tutelle de Mme Duret. Leur éducation particulière va amener les quatre filles à ouvrir la voie du surnaturel.

Le casting sur le papier est très intéressant. Le rôle de Kit est tenu par la jolie Annasophia Robb, déjà remarqué dans "Charlie et la chocolaterie" ou "Les châtiments". Le rôle est bien incarné et l'on s'attache à ce jeune personnage qui cherche simplement à comprendre son passé mais aussi à s'affirmer. Les autres filles, toutes aussi bien assises dans leur rôle, montrent des visages différents de la rébellion adolescente malgré la caricature de l'ado extrêmement rebelle avec le personnage de Veronica. Le casting se termine par Uma Thurman ("Kill Bill"), imposante et mystérieuse directrice du pensionnat mais sans réelle importance du personnage si ce n'est mettre une tête d'affiche au film... dommage, le personnage aurait mérité d'être creusé un peu plus et de prendre plus de temps à l'écran pour des passages importants, ce qui n'est pas le cas. Les personnages secondaires, ne sont pas développés, vite expédiés en quelques minutes pour certains à la fin du film pour leur donner une certaine légitimité et pour d'autres néant..

Le scénario aurait pu être intéressant mais l'on rentre dans un cliché de film mi-fantastique mi-horreur avec des passages romantiques téléphonés sans grande importance. L'idée du film reprend des classiques, les jeunes filles rebelles devenant des prodiges alors qu'elles évoluent dans un lieu lugubre sous le joug d'une tutrice étrange. Les petits plus qui viennent ajouter de l'intérêt au film sont les décors, troublant contraste d'une époque révolue pour le manoir accueillant des pensionnaires aux problèmes actuels. Décors du manoir qui impose toute la dimension mystérieuse et surnaturelle du film.

Le point faible, la dernière partie du film... Le spectateur passe d'une atmosphère de tension bien menée où les arts étudiés transcendent les élèves sans raison apparente, aux clichés des vieux films d'horreurs avec des passages obligatoires comme la jeune fille enchaînée aux yeux vitreux, faisant retomber le film dans l'abysse de l'ennui. Point positif à ce moment-là, le film est bientôt terminé. Mais là encore déception, on sent un scénario qui peine, ne sachant pas où aller, la solution était de bâcler les dernières minutes.

Note :

Blackwood, Pensionnat (2019) Rodrigo Cortès Blackwood, le Pensionnat (2019) de Rodrigo Cortès

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