Opération tonnerre

Opération tonnerre"Le plus explosif de tous les James Bond" disait l'affiche de l'époque
Et n'a pas tout à fait tort...
Intrigue hyper tendue et resserrée, James Bond dispose de trois jours pour retrouver des bombes nucléaires volées par le Spectre et éviter des millions de morts. On prend les mêmes et on recommence quelques mois seulement après le gros succès de « Goldfinger » : Terence Young aux manettes et Sean Connery dans le rôle phare. Malgré un délai court entre les deux films, ils affichent de réelles différences. « Opération Tonnerre » avec son budget conséquent (égal à celui des 3 premiers opus cumulés) opère un virage important de la franchise et donne le la pour les suivants. C’est un vrai blockbuster avec un rythme trépidant de bout en bout porté par des séquences stupéfiantes : le détournement de l’avion, le combat sous-marin final et toutes les scènes sous-marines en général, la fuite de Bond avec le réacteur dans le dos,… Dès le pré générique le ton est donné ; un enterrement avec un cercueil portant les initiales JB. Bond serait mort, impossible, lui si invulnérable ; et c’est dans cet opus que le caractère immortel du héros est définitivement posé ; preuve qu’il peut même en rire sur ce pré générique. Et donc tout au long du film, il parviendra à se sortir de situations inextricables. Très vite aussi, le scénario met en confrontation direct Bond avec le méchant autour d’une table de jeu dans un Casino ; types de scènes qui deviendront des classiques. Lors de cette scène, Bond prend déjà le dessus sur son futur adversaire à l’image de ce qu’il adviendra plus tard. Ce film est parmi les tops de la franchise, il aura même droit à son remake avec Roger Moore : « Jamais plus jamais ». Divertissement, action, plages ensoleillées, tous les ingrédients sont présents ; avec en prime un trio de James Bond girl. La belle frenchy Claudine Auger (Miss France 1958), un peu légère en dehors de ses beaux défilés en maillot de bain, se fait voler la vedette par une des méchantes les plus magnifiques (scénaristiquement et plastiquement) de la série ; la voluptueuse italienne Luciana Paluzzi. Les gadgets sont aussi légion dans cet opus ; et loin d’être des ajouts artificiels, ils se fondent dans l’intrigue à chaque fois à merveille. Ca ne sera pas toujours le cas. La seule faiblesse de ce 4èmeBond se situe dans un déficit d’écriture de la James Bond girl mais surtout du méchant. Largo est un personnage très effacé et sans guère d’aspérités. L’utilisation judicieuse d’un budget hors norme a prévalu sur les personnages eux-mêmes ; mais le pari est réussi et visuellement toujours très percutant même quelques décennies plus tard. Un beau moment en famille.
Sorti en 1965
Ma note: 16/20

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