Un Amour de Coccinelle (1968) de Robert Stevenson

L'histoire est signé des scénaristes Don DaGradi et Bill Walsh scénariste maison chez Disney (essentiellement hors animation), qui avaient notamment écrit l'énorme succès "Mary Poppins" (1964) d'une certain Robert Stevenson qui fut choisit après que Walt Disney lui-même approuve le lancement de la production avant son décès. Le scénario est en fait une adaptation libre de "Car, Boy, Gir" de Gordon Bufford à laquelle on a associé l'histoire "Mickey et l'auto magique" (1952) de Dick Moores. Comme c'était l'habitude la firme aux Grandes Oreilles a fait appel aux membres de leur écurie pour compléter l'équipe. Ainsi le réalisateur britannique Robert Stevenson reprend du service, notons qu'après une première partie de carrière déjà bien remplie avec entre autres "Les Mines du Roi Salomon" (1937) et "Jane Eyre" (1944) le cinéaste est devenue un réalisateur majeur de Disney (19 films en 20 ans devenant le plus gros contributeur à succès de la firme !) et débutant avec la série TV "Zorro" (1957). Le cinéaste retrouve au casting plusieurs acteurs de ses films Disney. Dean Jones a joué dans "L'Espion aux pattes de Velours" (1965) et "Le Fantôme de Barbe-Noire" (1968), tandis que David Tomlinson joue dans "Mary Poppins" et "L'Apprentie Sorcière" (1971). L'atout charme revient à la sublime Michele Lee surtout connue pour la série TV "Côte Ouest" (1979-1993) et qu'on peut voir dans "Polly et Moi" (2004) de John Hamburg.

Un Amour de Coccinelle (1968) de Robert Stevenson

Dans un poste non négligeable il faut noter que les cascades sont sous la responsabilité de Carey Loftin cascadeur fameux qui a également officié sur les cascades de films comme (1968) de Peter Yates et (1971) de Steven Spielberg... On suit donc le pilote Jim Douglas qui recherche à tout prix une nouvelle voiture de course et qui doit finalement faire avec une coccinelle qui semble avoir son propre caractère. Rêvant d'une voiture plus prestigieuse le pilote va apprendre bien des choses sur lui-même à force de collaborer avec "Herbie" (surnom en VO) ou "Choupette" (en VF)... Le film débute avec une collection de carambolage qui est en fait tirée du film "Fireball 500" (1966) de William Asher. Il y a d'emblée un décalage entre ces images et le film. Le soucis reste que le personnage principal Jim Douglas est particulièrement horripilant et antipathique et ce, jusqu'à la fin. On arrête donc pas de se dire qu'il ne mérite pas Choupette et qu'on ne comprend jamais pourquoi elle s'attache à cet homme narcissique et sûr de lui alors même qu'il est un looser mauvais pilote de surcroît. D'ailleurs ce Douglas/Jones se fait voler allègrement la vedette par les trois autres personnages, le gentil Séraphin est drôle et comprend Choupette nettement plus que Douglas, même le méchant Thorndyke est plus intéressant que Douglas et on apprécie beaucoup le charme de Carole. Mais évidemment la seule héroïne du film reste Choupette, une Volskwagen coccinelle modèle Sedan 1963 de couleur crème avec toit amovible gris avec un numéro 53 en honneur au joueur de baseball Don Drysdale. Il aura fallu pas moins de 8 modèles pour les différentes cascades dont un modifié avec un moteur de porsche 356 !

Un Amour de Coccinelle (1968) de Robert Stevenson

Choupette sait se faire comprendre via des bruitages qui sont dus au bruiteur Jimmy McDonald (ça ne s'invente pas !) qui était une des voix officielle de Mickey Mouse... La personnalité de la Coccinelle est un élément essentiel, petite voiture de caractère qui ne réagit avec impulsivité comme une enfant mais qui est combative, courageuse et surtout loyale. On ne saura jamais le pourquoi du comment, et si elle reste bel et bien mécanique elle a assurément une belle âme. Le scénario est assez classique sur l'ensemble et repose sur deux paramètres. D'abord à l'humour qu'on doit surtout à la relation entre Séraphin et Choupette, puis aux réactions inattendues de Choupette, ensuite au grand final de la course de El Dorado qui constitue le grand morceaux de bravoure du film avec triches, cascades et poursuites qui ne saura pas sans rappeler l'ambiance de la série animée "Les Fous du Volant" (1968) elle-même pourtant tirée du film "La Grande Course autour du Monde" (1965) de Blake Edwards... Le film sera un énorme succès, le plus gros de l'année 1969 au box-office américain ! Certains expliqueront que cette comédie est arrivée au bon moment peu de temps après les morts de Martin Luther King et Robert Kennedy... En tous cas cette comédie familiale fait le job, c'est à la fois drôle et ludique avec rire assuré pour les plus jeunes. Un bon moment qui aurait pu être encore meilleur avec un Jim Douglas moins tête à claques.

Note :

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Pour info bonus, Note de mon fils de 9 ans :


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