ON VA S’AIMER, UN PEU, BEAUCOUP… (Critique Saison 2) A la folie, passionnément…

ON VA S’AIMER, UN PEU, BEAUCOUP… (Critique Saison 2) A la folie, passionnément…ON VA S’AIMER, UN PEU, BEAUCOUP… (Critique Saison 2) A la folie, passionnément…

SYNOPSIS: Comment faire accepter à son mari qu'on peut l'avoir trompé sans avoir cessé de l'aimer ? La naissance d'un troisième enfant est-elle un bonheur sans partage ? Que dire à son amant en plein divorce lorsqu'il fait de vous sa maîtresse officielle sans vous prévenir ? Comment récupérer la garde de sa fille lorsque votre ex vous hait ? Pourquoi vouloir faire assumer une paternité à un homme qui la refuse ? Est-ce vraiment une bonne idée de coucher avec un collègue ? Deux collègues ? D'adopter son amant ? De recueillir un chien abandonné ? D'allaiter au commissariat ? D'accoucher sans son mari ? De dénoncer son ex ? De tuer son mari ? Autant de questions auxquelles devront répondre Astrid, Sofia et Audrey dans leurs vies privées comme dans leurs vies professionnelles, à un tournant où chacune d'entre elles doit choisir : entre célibat et Rotivel pour Astrid, entre Astrid et Kechiouche pour Sofia, entre Paul et Leroy, pour Audrey...

De la saison 1 de On va s'aimer, un peu, beaucoup on avait été enthousiasmé par la fraîcheur qu'elle exhalait et le mélange parfaitement dosé entre rires et larmes autour de cas judiciaires et familiaux souvent complexes, parfois cocasses. Mais si la série s'était instantanément nichée dans nos cœurs, c'était surtout par la grâce de l'irrésistible quatuor féminin qui l'emmenait sur les cimes de la réussite avec un talent, un abattage et un enthousiasme qui avaient éteints le moindre doute que l'on aurait pu formuler. Après une diffusion chaotique fin 2017 et alors que le tournage de la saison 2 avait déjà démarré, on avait été abasourdi d'apprendre que la série ne reviendrait sans doute pas pour une saison 3. C'est donc avec un pincement au cœur que l'on a découvert cette nouvelle salve d'épisodes, tentant tant bien que mal de faire abstraction de cette information, mais une fois replongés dans les affaires sentimentalo-judiciaires des Lartigues mère et fille et de leur entourage, le plaisir irrésistible de retrouver cette ambiance entre drame et comédie a pris le dessus.

Car la saison 2 de On va s'aimer, un peu, beaucoup... est dans la droite lignée de la première, conservant tous ses atouts avec maestria, alternant des moments où vont poindre l'émotion avec d'autres qui vont nous arracher des sourires immenses le tout enrobé de problématiques sociétales qui interrogent tout un chacun. Débarrassée de l'interrogation initiale de la saison 1 sur sa supposée ressemblance avec Leibowitz contre Leibowitz (elle aussi, brutalement annulée), la série parvient très rapidement en saison 2 à retrouver sa singularité et à séduire par ses qualités d'écriture et son rythme fluide qui la rendent extrêmement addictive. En conservant sa particularité (une série à forte composante féminine, mais absolument pas revendicatrice, ni même féministe) et avec ce supplément d'âme qui fait les plus belles réussites, On va s'aimer, un peu, beaucoup... garde cette bonne humeur intrinsèque qui nous avait séduit dès les premiers instants. Toujours à la réalisation, Julien Zidi et Stéphane Malhuret maintiennent une qualité constante et une élégance qui confèrent à la série un certain cachet tandis qu'à l'écriture Emmanuelle Rey-Magnan, Pascal Fontanille et Marie Vinoy poursuivent le travail de caractérisation des personnages et offrent de la densité aux intrigues, concluant même la saison par un double épisode à la dramaturgie pleinement réussie.

Les vedettes invitées dans cette seconde saison ( Hubert Delattre, Sophie Le Tellier, Fatima Adoum, Cartman et Ben dans un registre auquel ils ne nous ont pas habitués mais où ils s'avèrent impeccables. Cerise sur le gâteau, les hilarants Gil Alma et Nicole Ferroni déjà présents en saison une reviennent pour deux épisodes où l'intrigue qui leur est dévolue est extrêmement savoureuse. Agustín Galiana, Julie Debazac, Elsa Lunghini , Carole Richert , Éric Savin... )ont tous à jouer des partitions dramatiques consistantes, avec la surprise de retrouver les humoristes

Les personnages principaux eux aussi continuent de bénéficier d'un véritable soin, la narration prenant la peine de dévoiler leurs failles et leur complexité pour les sortir du classicisme qui pourraient les scléroser. Si le côté glamour de la saison 1 est peut-être moins prégnant, la série parle des héroïnes et les hommes qui sont autour d'elles, tournant encore dans la ronde des histoires familiales, amoureuses et professionnelles sans rien révolutionner par ce biais, mais racontant en creux la vie de la femme active moderne et les nouvelles donnes relationnelles. Les acteurs ( Samir Boitard, Moïse Santamaria, Joseph Malerba...) restent les parfaits reflets de la diversité masculine, Lionel Erdogan parvenant même à densifier son personnage et à lui donner plus de noirceur que ce à quoi son personnage semblait prédisposé.

Bien évidemment le quatuor féminin au cœur de la série reste au centre de toutes les attentions. La bourrasque de fraîcheur qu'elles avaient fait souffler en saison une n'aurait pu être qu'un épiphénomène mais fort heureusement, il ne faut que quelques secondes pour qu'elles se réapproprient nos cœurs. Toujours aussi belles, drôles, séduisantes et énergiques Charlotte des Georges Clémentine Justine, Catherine Marchal, et Ophélia Kolb nous renversent à nouveau par l'éventail d'émotions qu'elles sont capables de déployer. La complicité entre Catherine Marchal (plus faillible qu'en saison une) et Ophélia Kolb (toujours aussi naturelle dans l'humour que dans l'émotion) semble même monter d'un cran, atteignant par moments un sommet d'émotion, chacune étant indéfectiblement là pour l'autre.

Alors oui cette seconde saison n'a plus la spontanéité qui prévalait l'année dernière et certains épisodes peuvent s'avérer plus faibles, oui la frustration est immense à l'issue de la saison de se dire que tout cela n'aura que la résolution que nos esprits voudront bien lui offrir, mais la grande force de On va s'aimer, un peu, beaucoup est d'avoir à sa tête ces quatre héroïnes qui par la grâce d'un sourire ou d'une émotion nous embarquent avec elles. Quatre facettes de la femme d'aujourd'hui que l'on voudrait suivre jusqu'au bout du monde et pour longtemps.

Crédits: Merlin Productions / Fontaram Productions / France 2


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