[CRITIQUE] : Peppermint

[CRITIQUE] : Peppermint

Réalisateur : Pierre Morel

Acteurs : Jennifer Garner, John Ortiz,...
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h49min.

Synopsis :

Riley North (Jennifer Garner) est une jeune mère de famille dont le mari et la petite fille viennent d'être assassinés par un gang. Face à un système judiciaire corrompu qui remet en liberté les meurtriers qu'elle avait pourtant formellement identifiés, Riley décide de prendre les armes pour faire payer tous ceux qui, de près ou de loin, sont impliqués.


Critique :

Pur B movie jubilatoire certes peu originale mais qui, au moins, ne ment jamais sur la marchandise, #Peppermint nous prend aux tripes (en temps voulu) et nous démontre avec force et maitrise que tout acte de violence ne peut mener qu'au chaos et à la destruction. Jennifer on t'❤ pic.twitter.com/BJjwsH9YY1— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) 12 septembre 2018

Revoir la merveilleuse Jennifer Garner reprendre sur le tard, sa panoplie de la justicière badass Sydney Bristow au sein d'un actionner où elle incarnerait le bras armé et furieusement vengeur de la justice, sorte de cousine loin d'être éloigné de ce bon vieux John Wick, avait tout pour nous allécher au plus haut point, autant parce que les séries B musclées et féminines sont très rares dans les salles obscures (Atomic Blonde l'an dernier et... c'est tout), mais surtout parce que Garner n'a décemment pas à justifier son statut d'héroïne capable de botter des culs : on l'a découverte ainsi dès ses premiers pas sur le petit écran.

Mieux, Peppermint se payait même sur le papier, un potentiel de dingue avec le plus doué des yes men de l'écurie Europa Corp à sa barre, Pierre Morel, papa de la référence Taken - qui n'aurait jamais dû connaitre de suite -, dont on oubliera volontiers le dernier essai - le mou du genou The Gunman.
[CRITIQUE] : PeppermintÀ l'écran en revanche, la mayonnaise prend moyennement, la faute à un script moins généreux que le laissait présager son alléchante campagne promotionnelle (un peu comme... The Gunman), et qui calque avec une indécence rare (jusque dans la perte des proches), les aventures de ce bon vieux John " The Punisher " Castle.
On vogue donc lentement mais sûrement en terrain connu à coups de rebondissements prévisibles, de thématiques usées et mal abordées (l'ambiguïté malsaine et jouissive de l'application de la loi du talion, plus maîtrisée dans le récent Death Wish) ou encore d'incohérences multiples (on n'oublie pas non plus les personnages limités caractérisés à la truelle), jusqu'à ce que Morel embrasse pleinement les penchants bis de son entreprise, laissant son héroïne jouer les anges de la destruction, assénant sa vision de la justice et sa morale choc avec la finesse d'une massue lancée du toit d'un gratte-ciel  (le film fait la promotion de l'auto-justice aveugle et sanglante dans une société qui n'évolue pas, ni ne défend pleinement ses citoyens).
[CRITIQUE] : Peppermint

Et c'est bien là que le métrage justifie amplement son pesant de popcorn : son accumulation de scènes d'action toutes plus jouissives les unes que les autres, où Riley North (Jennifer Garner, parfaite) voit rouge sang et ne pense qu'à anéantir toute personne impliqué d'un cil ou plus, dans la mort de son mari et de sa fille, telle un tank sans frein, aussi implacable qu'il est brutal.

Pas original pour un sou - et le mot est faible -, moins radical et puissant que la référence des années 2000 Death Silence de James Wan, mais néanmoins pur B movie jubilatoire, qui ne ment jamais sur la marchandise, Peppermint nous prend aux tripes (en temps voulu... mais pas tout de suite) et nous démontre avec force et maitrise que tout acte de violence ne peut mener qu'au chaos et à la destruction.
On n'en demandait pas forcément plus.


Jonathan Chevrier


[CRITIQUE] : Peppermint
[CRITIQUE] : Peppermint

Tout le monde se rappelle de Jennifer Garner grâce à son rôle dans Alias, la série télévisée de J.J Abrams, où elle incarnait avec brio l’espionne Sidney Bristow. Un rôle qui lui a ouvert les portes des films d’action et de personnages badass comme Elektra ou un agent fédéral dans Le Royaume de Peter Berg. Mais depuis une dizaine d’années, l’actrice avait délaissé ces rôles au profit de sa famille. Elle apparaît quelquefois dans des seconds rôles de maman cool (Juno ou le dernier en date Love, Simon). C’est donc avec surprise et surtout avec joie que l’on a accueilli l’annonce de son retour dans un film d’action musclé. Peppermint est-il le film qui lui fallait ?


[CRITIQUE] : Peppermint

Qu’on se le dise, personne d’autre que Jennifer Garner n’aurait pu jouer aussi bien le personnage de Riley North, la protagoniste principale du nouveau film de Pierre Morel. Une maman attentionnée, une épouse parfaite, voici comment est présentée Riley, avant LE drame qui détruit sa vie : un cartel tue sa petite famille suite à un malentendu. A cause d’un système judiciaire corrompu, les assassins sont relâchés dans la nature. Incapable de faire face à cette injustice, Riley disparaît pendant 5 ans. Le temps qu’il lui faut pour parcourir le monde et devenir un soldat hyper entraîné et soutenu par son désir de vengeance. On trouve ici la première facilité du film, faire une transition de trente seconde entre la mère dépressive qui a tout perdu et la femme assoiffée de sang en mode commando. Mais elle n’a rien perdu de sa personnalité de mère protectrice comme on le voit dans quelque scènes jouissives (quand elle remet à sa place un père alcoolique et lui fait promettre d’être un bon père pour son enfant). On l’a compris, il y a un sérieux problème d’écriture du personnage principal.


[CRITIQUE] : Peppermint

Ce qui est particulièrement dommage, c’est la façon dont le film occulte une bonne partie de la nouvelle personnalité de Riley comme protectrice des démunies. Le film balaie vite fait le fait que le quartier où elle s’est installée pour combattre le cartel et accomplir sa vengeance la voit comme une super-héroïne. Grâce à elle, le quartier se sent en sécurité et la criminalité est en baisse, comme le remarque la police. Pourquoi alors le film ne met pas plus l’accent dessus ? Le spectateur a donc l’impression d’avoir une héroïne “double-face” : d’un côté la justicière et la protectrice des innocents, de l’autre la meurtrière sans pitié et vengeresse. Sauf qu’un personnage ne peut pas être aussi complexe si on ne prend pas le temps de l’expliquer. Et évidemment, Peppermint ne prend jamais le temps, trop occupé à enchaîner les crimes et les scènes d’action plutôt bien réussies. Mais si on prend uniquement la partie “revenge movie”, le film n’a pas à rougir. Les plans de l'héroïne sont efficaces et parfois jouissif à souhait, sans pour autant justifier sa vengeance ou l’atténuer car elle est une femme (comme d’autres films ont pu le faire). Riley va jusqu’au bout de son projet et cela fait du bien de voir un personnage féminin sans pitié (sans remise en question au milieu de film car une femme se doit de ressentir de l’empathie contrairement aux hommes). Le scénario se sait jamais vraiment où se placer dans la réflexion sur faire justice soi-même : l’empathie qu’on ressent envers le personnage est appuyée par les médias dans le film, qui prennent beaucoup de place. Mais en même temps, Peppermint appuie sur le fait que “tuer des gens, ce n’est pas très gentil”. Un peu de nuance n’aurait pas fait de mal.


[CRITIQUE] : Peppermint

Si on laisse de côté les (gros) défauts du film, Peppermint reste un film d’action honnête, aidé par la joie de retrouver Jennifer Garner en lead féminin et qui envoie du lourd.


Laura Enjolvy


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