The Revenant, Alejandro González Iñarritu (2016).

The Revenant, Alejandro González Iñarritu (2016).

Un film de Alejandro González Iñárritu

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/// Année 2016 /// durée 2h36min /// Genres Aventure, drame, Thriller ///

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ATTENTION film Interdit aux moins de 12 ans !!!

Avec : Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson, Will Poulter, Paul Anderson, Kristoffer Joner...

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l'amour qu'il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l'homme qui l'a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

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Bande annonce Officiel - 2016

Mathilde que je ne vous présente plus, reviens avec une critique plutôt pertinente, sur le succès de The revenant. serait-il tombé dans la facilité ? à la lecture de ce billet, on en serait presque convaincu. Mais les histoires les plus simple, ne sont-elles pas les plus belles à raconter ?

Notre chroniqueuse se pose des questions, cherche des réponses et en arrive à cette conclusion:

La chronique de Mathilde DiCaprio s'en sort avec les honneurs !

Alejandro González Iñarritu est un génie qui, comme Woody Allen, connaît une lente agonie parsemée d'erreurs et de déceptions. Son triptyque Amours Chiennes, Babel et 21 grammes signait un opus d'une qualité bien supérieure à ce qu'il a proposé par la suite.

The Revenant, Alejandro González Iñarritu (2016).

The Revenant était justement très attendu, tant par le défi (brillamment relevé) de ne filmer qu'à la lumière naturelle, que par la prestation très remarquée de DiCaprio.

Mais au-delà de ce qu'un film devrait avoir dans ses paramètres par défaut (à savoir une mise en scène exemplaire et d'excellents acteurs), qu'en est-il de ce film qui a raflé trois Oscars et autant de Golden Globes cette année ?

Hugh Glass est un trappeur qui élève seul son fils métis d'origine indienne. Il fuit son camp de base massacré par des Indiens lorsqu'il tombe sur un ours en pleine forêt, qui protège ses petits.

La séquence n'aurait naturellement aucun intérêt sans une âpre lutte entre le vaillant combattant et la bête d'au moins 300 kilos. De manière totalement pas crédible, DiCaprio s'en sort (et gambade joyeusement quelques jours plus tard) après avoir été secoué dans tous les sens avec la force maxillaire du prédateur, griffé de toutes parts, écrasé sous et dans la carcasse de l'animal, puis traîné dans le froid, la poussière, l'eau et macérant dans sa propre crasse.

À une époque où les accouchements relevaient d'un défi lancé à la mort, la survie de notre héros relève, elle, du miracle. Il traverse d'interminables déserts enneigés, des vallées sillonnées de rivières profondes et des territoires colons comme indiens où il n'est pas le bienvenu. Mais comment fait-il ?

Après un tel supplice, vraiment, comment fait-il ? Là est la question que l'on se pose durant tout le film. Celle-ci, ainsi que : pourquoi ? Pourquoi a-t-il survécu ? Quel intérêt ?

Certes DiCaprio s'en sort avec les honneurs - depuis Inception réalisé par Christopher Nolan en 2010, le rôle du mignon petit Jack dans Titanic ne lui colle presque plus à la peau -. Mais finalement, son périple n'a d'intéressant que les paysages époustouflants déjà surexploités, notamment dans Into the Wild ( Sean Penn, 2006) (voir photo) (et il y en a beaucoup d'autres).

The Revenant, Alejandro González Iñarritu (2016).

The Revenant, durant ses longs plans-séquences ( probablement trafiqués au montage ?), soulève une question : où en sommes-nous réellement, du côté de l'esthétique cinématographique ? James Cameron avait déjà interrogé sur la limite du cinéma pur avec Avatar (2010) et ses prouesses techniques. Ici, Iñarritu interroge sur l'utilisation ou non de ces techniques.

Où doit se situer, aujourd'hui, un film, pour être qualifié de " bon " ? Car un film sans recherche de technicité sera qualifié de pauvre ou ne sera finalement qu'une comédie qui ne requiert pas des fonds verts à chaque plan.

A contrario, une œuvre qui utilise les avancées technologiques comme trame de fond tel Avatar sera davantage considérée moins comme un film, que comme une création informatique à laquelle on aurait rajouté quelques acteurs et un scénario bien ficelé.

Où donc s'arrêter ? À mi-chemin ente le pur cinéma et l'utilisation à outrage des techniques actuelles ? Certes, mais alors ne serions-nous pas perdus entre deux ères, égarés dans un cinéma sans nom ?

Les grands admirateurs de The Revenant voient probablement dans celui-ci la création d'une nouvelle " Nouvelle Vague ", où les coups de génie ne convainquent qu'une élite, mais qui finira peut-être par convaincre une majorité de cinéphiles, de cinéphages, et de sceptiques comme moi.

En attendant, je vous pose la question : selon vous, où doit s'arrêter, techniquement parlant, le cinéma contemplatif comme celui d' Iñarritu (et Terence Malik avec Tree of Life , 2012) ? Et jusqu'où peut-on considérer les avancées techniques comme du cinéma, et non comme des projets informatiques auxquels on aurait rajouté une histoire, et des acteurs ?

The Revenant, Alejandro González Iñarritu (2016).

Pour moi, The Revenant se situe entre le cinéma contemplatif où il n'y a rien d'autre à voir que des paysages déjà vus, et une utilisation inadaptée des techniques cinématographiques qui enlèvent au contemplatif le poids du prestige qu'avait distillé Terence Malik dans sa prodigieuse mise en scène de Tree of Life.

(Par les téléspectateurs)

Metacritic -------------------- 8/10 pour 1346 votants

IMDB --------------------------- 8.1/10 pour 375 082 votants

ALLOCINE ------------------- 4.3/5 pour 12 865 votants

SensCritique --------------- 7.5/10 pour env 21 400 votants

Cinétrafic -------------------- 3.8/5 pour 117 votants

RottenTomatoes ---------- 4.1/5 pour 99 152 votants

Les notes des internautes sont sans équivoque. Le film a plu et les critiques sont plutôt positives.

Le carton plein. Le duo DiCaprio, Hardy a attiré les foules.

Avec un budget de 135 M$, le succès était attendu. Et les 392% de rentabilité (529 M$) prouve que les réalisations d' Iñarritu sont un très bon investissement.

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