The Furious (2026) de Kenji Tanigaki et Kensuke Sonomura

Ce projet est né de la volonté de Bill Kong, producteur entre autre de "Tigre et Dragon" (2000) et "Lust Caution" (2007) tous deux de Ang Lee, ou de plusieurs films de Zhang Yimou dont "Hero" (2002) ou "La Cité Interdite" (2006) ou plus récemment "Le Dernier Loup" (2015) de Jean-Jacques Annaud ou "Mulan" (2020) de Niki Caro. En effet, le producteur hong-kongais a voulu redonner ses lettres de noblesse au film d'arts martiaux hong-kongais et renouer avec le style popularisé un temps par "The Raid" (2012) de Gareth Evans. Le projet a vraiment pris forme après une rencontre entre le producteur et le réalisateur-cascadeur japonais Kenji Tanigaki, qui a signé entre autre le film "Les Maîtres du Tonnerre" (2006) mais qui est surtout connu comme coordinateur cascade notamment sur la saga "Kenshin" (2012-2021) de Keishi Otomo, "Snake Eyes" (2021) de Robert Schwentke, "Sakra, la Légende des Demi-Dieux" (2023) de Ka-Wai Kam et Donnie Yen ou encore "City of Darkness" (2024) de Soi Cheang. Très vite le producteur Bill Kong annonce son ambition avec une production en langue anglais, tournée en Thaïlande, financée par Hong-Kong avec une équipe panasiatique mêlant chinois, japonais, indonésien et thaïlandais. Le réalisateur Kenji Tanigaki fait appel pour le seconder en tant que chorégraphe et coordinateur cascade à son compatriote Kensuke Sonomura lui-même réalisateur-cascadeur sur ses films "Hydra" (2019), "Bad City" (2022) et "Ghost Killer" (2024). Le scénario est à l'image de l'équipe internationale, avec plusieurs auteurs dont Frank Hui réalisateur-monteur parmi d'autres de "Tales from the Occult : Body and Soul" (2022), Zhilong Lei scénariste du film "Home Coming" (2022) de Frant Gwo et Xiaozhi Rao, Tin Shu Mak scénariste de "La 14ème Lame" (2010) de Daniel Lee et "Warriors of Future" (2022) de Yuen Fai Ng, ou encore Kwan-Sin Shum scénariste des excellents "Limbo" (2021) et "City of Darkness" (2024) tous deux de Soi Cheang. Le film est interdit au moins de 12 ans avec avertissement... Après l'enlèvement de sa fille par un réseau criminel et face à l'inaction de la police, Wang Wei se lance dans une traque implacable pour la retrouver. Son seul allié, Navin, est un journaliste tenace dont la femme a mystérieusement disparu. Unis par un même désir de vengeance, les deux hommes que tout oppose affrontent les ravisseurs dans un face-à-face sans merci... 

Les deux héros sont joués par Xie Miao vu dans "La Légende du Dragon Rouge" (1994) de Jing Wong, "La Bataille de la Montagne du Tigre" (2014) de Tsui Hark, "Ip Man : l'Eveil du Maître" (2021) de Xijie Li et Zhelin Zhang ou "Jiu Jian" (2022) de Le Li et Xiaoming Li, puis Joe Taslim vu dans "Fast & Furious 6" (2013) et "Star Trek : Sans Limites" (2016) tous deux de Justin Lin, "The Swordsman" (2020) de Jae-Hoon Choi ou "le dyptique "Mortal Kombat" (2021-2026) de Simon McQuoid, et il retrouve après "The Raid" (2011) de Gareth Evans, "Hit & Run" (2019) de Ody C. Harahap son partenaire et ennemi Yayan Ruhian remarqué dans "Merantau" (2009), le dyptique "The Raid" (2011-2014) ou "John Wick - Parabellum" (2019) de Chad Stahelski. Citons ensuite Brian Le vu dans "The Real Target" (2017) de David Cheung, George et Harry Kirby, "The Paper Tigers" (2020) de Quoc Bao Tran, "Everything Everywhere All at Once" (2022) de Daniel Kwan et Daniel Scheinert et retrouve après "Bangkok Dog" (2024) de Chaya Supannarat l'acteur Sahajak Boonthanakit apparu dans "The Lady" (2011) de Luc Besson ou "Only God Forgives" (2013) de Nicolas Winding Refn, il retrouve après "Farang" (2023) de Xavier Gens et "Bangkok Redemption" (2024) de Joshua Dixon son partenaire Winai Wiangyangkung vu aussi dans "Monkey Man" (2024) de et avec Dev Patel, Yang Enyou aperçu dans "Lightning up the Stars" (2022) de Jiangjiang Liu et "Le Studio Photo de Nankin" (2025) de Ao Shen, Joey Iwanaga vu dans "Tokyo Tribe" (2014) de Sion Sono et "Kenshin l'Achèvement" (2021) de Keishi Otomo, puis n'oublions pas les femmes avec Jeeja Yanin vue dans "Jukkalan" (2011) de Phetthai Vongkumlao, "Oversize Cops" (2017) de Phuwanit Pholdee et Chanon Yingyong ou "Triple Threat" (2019) de Jesse V. Johnson, et enfin Manatsanum Panlertwongsakul surtout vue à la télévision dont les séries TV dont "Don't Touch my Dad" (2022) ou "Hangout" (2023-2024)... Après un prologue qui annonce la couleur on constate surtout que le film joue sur la carte forcément déchirante du trafic pédo-criminel, et quel est le père qui n'a jamais imaginé le pire et de se dire qu'on serait assez fort pour venger de la plus violente des manières le bourreau de son enfant !? On est donc d'emblée plein d'empathie pour ce père et cet époux qui ont certe des possibilités guerrières qui aident mais on imagine aussi que la haine apporte sa dose d'adrénaline pour supporter les douleurs qu'ils vont inévitablement subir. Le scénario est forcément assez simple (les deux héros contre une armée) à l'instar de la franchise "The Raid" (2012-2014), mais on se demande pourtant comment la policière peut faire des recherches sur le papa aveugle sans connaître son identité. Une erreur grossière mais qui reste un détail, en effet, le film reste un pur action movie et l'atout reste bel et bien les scènes d'action.

Là aussi, on s'agace de quelques passages qui passent la ligne jaune de l'invraisemblance digne des super-héros... ATTENTION SPOILERS !... se prendre une pièce de moteur façon marteau et n'avoir quasi aucune conséquence par exemple, ou même ce gamin qui soutien seul une corde de draps et ses petits copains qui la descendent... FIN SPOILERS !... Certe, le genre veut que les guerriers soient hors normes, leur survie à autant de coups et de combats est évidemment difficile à croire, mais justement, ce qui est difficile est de rester le funambule sur la ligne jaune, la franchir trop facilement, trop souvent, et on tombe rapidement dans la SF façon Marvel. Le réalisateur flirte souvent avec cette ligne mais dans l'ensemble les scènes d'action restent flamboyantes et impressionnantes. Les chorégraphies sont stylées et même assez uniques, donnant une vraie personnalité au film où se mêlent kung-fu, Muay Thai, wushu, silat et MMA avec quelques séquences marquantes comme avec le marteau (qui concurrence dans un autre style l'icônique "Old Boy" en 2005 de Park Chan-Wook). Finalement, malgré quelques passages bof (le numérique sur les blocs de glace ou la fin trop tirée en longueur malgré un duel à 5 déjà culte) ce film est d'ores et déjà un must du genre, touchant parfois, et d'une violence viscérale qui prend aux tripes. A voir assurément

Note :                 

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14/20