Le Réveil de la Momie (2026) de Lee Cronin

Nouveau film d'horreur et nouvelle production de la fameuse société Blumhouse à qui on doit récemment les suites opportunistes "M3gan 2.0" (2025) de Gerard Johnstone, "Black Phone 2" (2025) de Scott Derrickson et "Five Night at Freddy's 2" (2025) de Emma Tammi, et étonamment semble vouloir persévérer dans le Monsters Universe pourtant biaisé d'emblée par l'échec du blockbuster "La Momie" (2017) de Alex Kurtzman et leurs autres tentatives plus ou moins convaincantes comme "Invisible Man" (2020) et "Wolf Man" (2025) tous deux de Leigh Whannell. La production est en association avec la société Atomic Monster de James Wan, surtout connu pour sa participation à l'univers Conjuring de "Annabelle" (2014) de John R. Leonetti au récent "La Nonne : la Malédiction de Sainte-Lucie" (2023) de Michael Chaves, Atomic Monster per son indépendance néanmoins en 2024 en devant une filiale de la Blumhouse de Jason Blum. Ce nouveau projet est avant celui du réalisateur-scénariste Lee Cronin qui a signé auparavant "The Only Child - l'Enfant Unique" (2019) et le remake "Evil Dead Rise" (2023). Cette fois il adapte à nouveau la créature popularisée dans "La Momie" (1932) de Karl Freund et écrit par John L. Balderston. Mais pour ce "remake" il imagine une version très libre et dans un réécriture du mythe. Lee Cronin cite comme influence principale "Poltergeist" (1982) de Tobe Hooper et "Seven" (1996) de David Fincher. Notons que le titre fut modifié plusieurs fois durant le tournage car il est d'ores et déjà annoncé qu'un certain Brendan Fraser reprendra son personnage de la trilogie "La Momie" (1999-2008) de Stephen Sommers dans un épisode 4. Le film est interdit au moins de 16 ans... Une fillette disparue dans le désert égyptien réapparaît huit plus tard. Mais les retrouvailles tournent vite au cauchemar, son comportement devenant de plus en plus inquiétant. Sa famille se lance alors dans un combat auquel elle n'était pas préparée... 

Au casting notons l'importance des enfants avec les très jeunes Emily Mitchell apparue dans "Women Talking" (2022) de Sarah Polley, "Priscilla" (2023) de Sofia Coppola ou "The Apprentice" (2024) de Ali Abbasi, Shylo Molina aperçu dans "The Post" (2023) de Justin Hunt ou "Rust" (2024) de Rustin Souza et surtout Billie Roy remarquée dans "A Little Prayer" (2023) de Angus MacLachlan et "Origin" (2023) de Ava DuVernay. Les parents sont incarnés par Laia Costa apparue dans "Victoria" (2015) de Sebastian Schipper, "Piercing" (2018) de Nicolas Pesce ou "Un Amor" (2023) de Isabel Coixet, puis Jack Reynor vu entre autre dans "Sing Street" (2016) de John Carney, "HHhH" (2017) de Cédric Jimenez, "Detroit" (2017) de Kathryn Bigelow ou "Midsommar" (2019) de Ari Aster. Citons ensuite Veronica Falcon remarquée dans "Un Monstre à Mille Têtes" (2015) de Rodrigo Pia, "Jungle Cruise" (2021) de Jaume Collet-Serra, "American Nightmare 5 : Sans Limites" (2021) de Everardo Gout ou "Imaginary" (2024) de Jeff Wadlow, May Calamawy révélée dans la série TV "Ramy" (2019-...) et apparue dans "Gladiator 2" (2024) de Ridley Scott ou "The Actor" (2025) de Duke Johnson, May Elghety aperçue dans "Clash" (2016) de Mohamed Diab ou "Kamla" (2022) de John Ikram Sawers, Hayat Kamille remarquée dans "Le Crime de l'Orient Express" (2017) et "Mort sur le Nil" (2022) tous deux de et avec Kenneth Branagh ou "Mosul" (2019) de Matthew Michael Carnahan, Husam Chadat vu dans "Rock the Kasbah" (2016) de Barry Levinson ou "Une Famille Syrienne" (2017) de Philippe Van Leeuw, Tim Seyfi vu dans "Head On" (2004) de Fatih Akin, "Geronimo" (2014) de Tony Gatlif, "Toril" (2016) de Laurent Teyssier ou "Les Arènes" (2025) de Camille Perton, puis enfin Jonathan Gunning aperçu dans "Woken" (2023) de Alan Friel, "Dune : Deuxième Partie" (2025) de Denis Villeneuve ou "Two Neighbors" (2025) de Ondine Vinao... Le film débute avec une petite chanson entraînante qui pourrait nous faire croire à une comédie familiale mais évidemment ça ne va pas durer. Les 15-20 premières minutes sont sans doute un peu longue à se mettre en place. Sans surprise le film débute vraiment avec l'ellipse attendue et annoncée des huit ans. On remarque bientôt que le film alterne entre bonnes idées et trouvailles singulières avec tout un cahier des charges inhérent au genre archi connu. Ainsi, l'enfant possédé est un sous-genre en soi aussi éculé que galvaudé mais qui touche toujours car l'enfance est sacré et l'innocence bouscule toujours nos émotions, les parents qui perdent pied avant de se ressaisir sont un paramètre logique qui s'y associe, avec la culpabilité d'abord, puis la dualité entre espoir et désespoir... 

On apprécie l'audace autour d'une créature ou entité "nouvelle" même si niveau "momie" on sort un peu de la thématique, l'enfant possédé vampirisant le mythe égyptien plutôt que de le nourrir (sans jeu de mot). Mais surtout on aime le parallèle entre le combat en huis clos intra-familial et l'enquête de la policière égyptienne. Ca permet de ralentir un peu l'intrigue, d'ajouter une dose de thriller qu'on aurait aimé plus travaillé et plus traité à égal avec la partie horreur at home. L'autre bon point est le pur côté horrifique, le gore est assuré et assumé avec des passages mêlant effroi et dégoût particulièrement efficace (les coyotes ou la pédicure vont vous marquer), mais on sera plus déçu par le côté frisson et jumpscare. Les effets visuels et maquillage sont plutôt réussis dans l'ensemble, pas toujours en ce qui concerne Katie, d'ailleurs superbement incarnée par Natalie Grace impressionnante qui se place ainsi dans la terrifiante filiation de Linda Blair dans "L'Exorciste" (1973) de William Friedkin. La dernière partie part un peu dans tous les sens, offre par exemple quelques secondes aussi effroyables que savoureuses pour le gâcher dans la minute suivante, avant un finish qui ne manque pas de piquant. Au final le film oscille constamment entre la déception ou l'échec et le trash salvateur ou le passage qui imprime la rétine. Bancal avec des longueurs donc mais divertissant et efficace.

Note :                 

Réveil Momie (2026) CroninRéveil Momie (2026) Cronin

11/20