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Pourquoi voir Ramona fait son cinéma ?
Le cinéma espagnol est marqué par une vitalité et une diversité qui se distinguent à travers des réalisateurs et réalisatrices audacieux, des thématiques ancrées dans la société espagnole et une esthétique innovante.
Le cinéma indépendant espagnol explore une large gamme de genres, du drame intimiste au thriller, en passant par le fantastique, l’horreur, le documentaire et l’animation, il se distingue par des récits souvent non conventionnels, mêlant fiction et réalité, ainsi qu'une forte identité artistique.
Le cinéma espagnol explore souvent des problématiques contemporaines comme les tensions sociales, le rapport au passé, notamment la guerre civile et le franquisme, l’identité, le genre ou la ruralité, le genre fantastique est souvent utilisé explorer des traumatismes historiques ou sociaux.
Depuis les années 2010, le cinéma espagnol indépendant connaît un essor, notamment grâce aux festivals internationaux et des coproductions, particulièrement avec la France, parmi les réalisateurs et réalisatrices qui marquent ce cinéma indépendant contemporain, on peut citer Carla Simón, avec Été 93 et Nos soleils, elle explore, avec une approche naturaliste, des récits ancrés dans a ruralité espagnole, Rodrigo Sorogoyen, réalisateur du récent As bestas, mêle tension et critique sociale.
Au seins du cinéma indépendant espagnol, les femmes cinéastes ont pleinement leur place à l'instar de Alauda Ruiz de Azúa (Los domingos), Pilar Palomero (Las niñas), Neus Ballús (El Viaje de Marta) ou encore Andrea Bagney.
Réalisatrice et scénariste espagnole née en 1986 à Madrid, Andrea Bagney est issue d’une famille mi-espagnole, mi-polono-américaine, après des études en histoire et sciences politiques à l'université Royal Holloway de Londres, elle entre dans le monde du cinéma avec un court métrage autoproduit en 2013, Max: A Doha Story, réalisé au Qatar.
C'est en 2022 qu'elle réalise son premier long métrage, Ramona fait son cinéma, une comédie romantique tournée en 16mm, majoritairement en noir et blanc, qui explore les dilemmes d’une femme trentenaire, Ramona, aspirante actrice à Madrid.
Ramona fait son cinéma est un film espagnol tourné en noir et blanc avec une énergie débordante, pour son premier long métrage la réalisatrice signe une œuvre vibrante qui évoque à la fois la spontanéité de la Nouvelle Vague et le charme désinvolte d’un Richard Linklater.
L’histoire suit Ramona (Lourdes Hernández), une jeune femme madrilène à la croisée des chemins, hésitant entre ses rêves de scénariste et une vie amoureuse incertaine, Hernández, musicienne de formation (connue sous le nom de Russian Red), crève l’écran avec une présence naturelle, oscillant entre vulnérabilité et espièglerie.
Son alchimie avec Bruno Lastra, qui incarne un critique de cinéma aussi charismatique qu’énigmatique, est le moteur du film, leurs échanges, souvent improvisés, rappellent les dialogues de Before Sunrise, teintés d’un humour bien ibérique.
Visuellement, la cinéaste choisie un noir et blanc contrasté, signé par Pol Orpinell, directeur de la photographie qui a travaillé sur Benvinguts a la família et Living with Gaudí, le noir et blanc donne à la ville de Madrid une véritable présence, une des particularités du film, c’est l’alternance entre le noir et blanc et la couleur, les scènes en couleur apparaissent à des moments précis pour souligner les émotions, les souvenirs ou l’aspect film dans le film, c’est un vrai choix narratif, pas seulement esthétique.
Porté par une mise en scène qui capte l’effervescence de la ville et une musique qui accompagne parfaitement ce métrage à la fois léger et mélancolique, Ramona fait son cinéma explore les incertitudes de la trentaine, les désillusions du monde de l’art et la quête d’authenticité dans un monde saturé d’images.
Andrea Bagney intègre des références cinéphiles subtiles, notamment inspiré par des références comme Vivre sa vie de Godard, Les 400 coups de Truffaut, Frances Ha de Noah Baumbach et Manhattan de Woody Allen.
Présenté au Festival de Karlovy Vary en 2022 et au Festival Premiers Plans d’Angers en 2023, Ramona fait son cinéma étant le premier long métrage de Andrea Bagney, la cinéaste a créé sa propre maison de production, Tortilla Films, pour réaliser ce projet en pleine pandémie dans un Madrid quasi désert.
Elle met en avant une approche poétique du cinéma, questionnant les relations entre réalisateurs et acteurs, ainsi que les choix de vie personnels, avec une héroïne incarnée par Lourdes Hernández, principalement connue comme musicienne.
Lourdes Hernández livre une prestation d’une authenticité désarmante dans son premier grand rôle au cinéma, son personnage est à la fois vulnérable et pétillante, une jeune femme madrilène navigant entre ses ambitions de scénariste et ses incertitudes personnelles.
Malgré quelques longueurs dans la seconde moitié et une résolution un peu abrupte empêchent Ramona d’atteindre la perfection, Ramona fait son cinéma possède un charme certain et une énergie communicative, un film espagnol indépendant sincère et pétillant, qui séduira les amoureux du cinéma et des histoires d’amour qui refusent les clichés.
Une œuvre sincère

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Synopsis :
Une jeune femme madrilène à la croisée des chemins, hésite entre ses rêves de scénariste et une vie amoureuse incertaine.

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Anecdotes :
Andrea Bagney a découvert son actrice principale en tombant sur une vidéo d'elle sur YouTube.

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Le film a été tourné en pellicule 16 mm.

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Le film a été tourné presque entièrement à Madrid.

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Plusieurs discussions dans les rues ou les cafés de Madrid ont été filmées avec une équipe réduitedans des lieux parfois ouverts au public.

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