[CRITIQUE] : The Woman King

[CRITIQUE] : The Woman King

Réalisatrice : Gina Prince-Bythewood
Acteurs : Viola Davis, Thuso Mbedu, Lashana Lynch, John Boyega,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Historique, Drame, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h14min.
Synopsis :
The Woman King retrace l'histoire extraordinaire des Agojié, une unité de guerrières qui protégèrent le royaume de Dahomey au XIXème siècle en Afrique de l'Ouest. Leurs aptitudes et leur fureur n'ont jamais trouvé d'égal.
Inspiré de faits réels, The Woman King suit le destin épique de la Générale Nanisca, qui entraîne une nouvelle génération de recrues et les prépare à la bataille contre un ennemi déterminé à détruire leur mode de vie. Il y a des causes qui méritent d'être défendues...


Critique :

Si la narration est trop surchargée et que son classement PG-13 dessert plus ses élans brutaux, impossible de ne pas se laisser prendre au jeu de #TheWomanKing, fresque historico-féministe généreuse et musclée portée par la fougue bestiale de Lynch et la force tranquille de Davis pic.twitter.com/FtYrK4DsKN

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) September 28, 2022

Contrairement à ce que peut laisser penser ses contours de grosses machines académico-hollywoodiennes policée et aseptisée conçue uniquement pour aller gratter une place dans la course aux statuettes dorées annuelles, The Woman King de Gina Prince-Bythewood se fait - légèrement - plus ambiguë que la moyenne dans sa relecture de l'histoire extraordinaire des Agojie (une unité de guerrières qui protégèrent le royaume de Dahomey au XIXème siècle en Afrique de l'Ouest), même s'il a tout du wannabe Braveheart/Le Dernier Samouraï le popotin coincé entre deux chaises : celles à la fois d'une vision romanesque de véritables événements historiques, entre contradictions désordonnées et nuances maladroites (narration un poil étirée en prime), et le blockbuster inspirant et entraînant, aussi spectaculaire que sa bande originale est faite pour faire vibrer le palpitant.

[CRITIQUE] : The Woman King

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Mais il y a une nuance palpable tout de même ici, tant on ne se retrouve pas totalement dans une sempiternelle redite d'un affrontement à la David contre Goliath (ici les courageuses et badass Agojie luttant contre leurs oppresseurs Oyo, les colonisateurs européens et la traite des esclaves sur leurs propres terres), puisque l'attention se fixe aussi et surtout sur cette sororité de guerrières aussi fières et féroces que courageuses (elles portent littéralement le poids du royaume sur leurs épaules musclées), dont l'épanouissement et la solidarité au coeur d'un univers clos et incroyablement protocolaire - comprendre misogyne -, est presque autant grisant à voir que des scènes de batailles héroïques pour le coup étonnamment bien chorégraphiés (ce qu'on ne pouvait pas dire du précédent effort de la cinéaste, The Old Guard).
Alors certes, si la popotte est savamment surchargée (des sous-intrigues romantiques et/où politiques nuisent clairement au rythme, des CGI une nouvelle fois limités) et que son classement PG-13 dessert plus qu'autre chose ses élans brutaux, impossible de ne pas se laisser prendre au jeu de The Woman King, fresque historico-féministe généreuse et musclée, portée par la fougue bestiale de Lashana Lynch et la force tranquille mais puissante de Viola Davis, parfaite en guerrière aussi sage qu'elle est fatiguée par la bêtise et la lâcheté des hommes.
Deux femmes menant une unité à la force hors du commun (mais réaliste, pas de super-pouvoirs où de facultés exceptionnelles ici, tout n'est que le fruit d'une discipline de fer), pourtant condamnée à etre au service des caprices d'un roi.
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : The Woman King

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