[CRITIQUE] : Day Shift

[CRITIQUE] : Day Shift

Réalisateur : J.J. Perry
Avec : Jamie Foxx, Dave Franco, Snoop Dogg, Karla Souza, Meagan Good, Zion Broadnax, Scott Adkins, Steve Howey,...
Distributeur : Netflix France
Budget : -
Genre : Action, Thriller, Fantastique.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h53min
Synopsis :
À Los Angeles, un chasseur de vampires a une semaine afin de réunir l'argent nécessaire pour payer l'école et l'appareil dentaire de sa fille. Il va devoir se saigner…


Critique :

Pure bisserie comico-féroce qui fait délicieusement son office, #DayShift et ses atours de buddy movie à l'ancienne, assume tout du long son statut de divertissement estival aussi oubliable et familier que férocement musclé et jubilatoire, qui fleure bon le sang et la poudre. pic.twitter.com/VcOUghjwXM

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) August 12, 2022

Que serait un été des blockbusters sans un bon monster movie des familles qui pète et qui fait tâche ?
Étonnamment sevré en films du genre ces temps-ci, l'arrivée de Day Shift, premier long-métrage du cascadeur J.J. Perry (réalisateur de seconde équipe sur Fast and Furious 8 où encore Bloodshoot), sur Netflix a donc quelque chose de sympathiquement rafraîchissant, belle promesse d'un divertissement musclé et régressif pour lequel il n'y aurait pas besoin de se creuser la caboche - et il en faut toujours.
Tentant de racheter l'honneur de suceurs de sang laissés dans un piteux état cette année après le Morbius de Ruben Fleischer, la péloche privilégie elle aussi plus l'action et l'excitation (ainsi que le rire, mais volontairement recherché cette fois) au frisson horrifique, dans ce qui peut se voir comme un cousin pas si lointain du Vampires de Carpenter (avec un Jamie Foxx qui cachetonne joyeusement comme James Woods), où le désert ricain aurait laissé sa place à un enfer urbain tout aussi dangereux.

[CRITIQUE] : Day Shift

Copyright Parrish Lewis/Netflix


On y suit les aléas de Bud Jablonski, un papounet travailleur qui même si la vie est contre lui, espère offrir un bel avenir à ce qu'il a de plus cher au monde : sa fille Paige.
Son job banal de nettoyage de piscine n'est in fine qu'une façade pour cacher sa véritable source de revenus : chasser et tuer des vampires, une occupation pas toujours simple pour le bonhomme qui peut être vu comme un vétéran dans le métier, surtout depuis qu'il a été expulsé de l'union internationale des chasseurs de vampires (des héritiers de Van Helsing syndicalisés en gros).
Pour s'en sortir, il vend des crocs aux acheteurs du marché noir, ce qui ne suffit plus au moment où son ex-femme, Jocelyn, menace de quitter la Californie avec leur fille pour aller à l'autre bout du pays, en Floride, histoire de retrouver une stabilité financière et familiale. 
Et pour ne rien arranger, le vampire le plus dangereux du sud de la Californie, Audrey, est collée à ses trousses pour se venger...
Pure bisserie qui annonce très vite la couleur (un fight d'ouverture musclé entre Foxx et une vampire de 90 ans lentement mais sûrement disloquée) ne s'embarrasse jamais du superflu, pas même d'une mythologie profonde qu'elle distille fébrilement tout au long de la narration - via quelques monologues tentant de contextualiser un brin les choses -, Day Shift ne bifurque jamais trop loin des sentiers battus du plaisir régressif et familier à l'émotion dispensable et maladroitement amenée... mais c'est tant mieux.

[CRITIQUE] : Day Shift

Copyright Parrish Lewis/Netflix


En laissant parler son expérience dans le milieu (trente ans de carrière en tant que cascadeur, ça impose un minimum le respect), Perry dégaine un actionner à la mise en scène aussi énergique et imaginative que ses chorégraphies de combats sont intenses et brutales (moins louables et lisibles en revanche, sont ces aptitudes en ce qui concerne les courses poursuites en voitures), à la colorimétrie pas toujours finaude mais savamment embaumé dans une bande son so cool et un esprit de buddy movie à l'ancienne, à l'humour aussi facile qu'il paraît parfois un brin plus subtil qu'il n'en à l'air - solide tandem Jamie Foxx/Dave Franco, excellent en wannabe sidekick anxieux et nerveux.
Bisserie comico-féroce qui fait délicieusement son office (avec en prime un Snoop Dogg qui vole le show en chasseur old school), Day Shift assume pleinement son statut de divertissement estival burné et jouissif qui fleure bon le sang et la poudre, une petite évasion pop-corn made in Netflix oubliable et pas exempts de détours/tropes inutiles (notamment les aternoiements familiaux de Bud, alors que les vampires vont évidemment s'en prendre aux siens pour légitimer l'affrontement final) mais qui fait joliment son office, que demander de plus au fond ?
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Day Shift

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