[FUCKING SERIES] : Seul face à l'abeille : Bee's vendetta

[FUCKING SERIES] : Seul face à l'abeille : Bee's vendetta(Critique - avec spoilers - de la saison 1)
C'était une évidence que tout spectateur ayant grandit avec les facéties géniales de Roman " Mr Bean Forever " Atkinson, se verrait envahir par un tsunami de nostalgie à la vision de son nouvel effort étrangement calibré/monté par Netflix (un film de 90 minutes scindé en 9 épisodes de 10 minutes, comme pour justement convoquer - maladroitement - l'aspect vignette des épisodes de Mr Bean), Seul face à l'abeille, tant au-delà de sa prémisse plus où moins accrocheuse, la bande annonce distillait déjà l'idée qu'il ressortirait - la parole en plus - la panoplie génialement barrée de Bean.
Et c'était, en ce sens, l'assurance de nous séduire un minimum tant il est difficile (impossible ?) de ne pas se bidonner un minimum quand le comédien déroule son génie comique, et ce même si son jeu venait à surplomber sans forcer, le concept même d'une série qui ne serait de toute façon rien sans sa présence.

[FUCKING SERIES] : Seul face à l'abeille : Bee's vendetta

Copyright Ana Cristina Blumenkron/Netflix


Et encore une fois, à une heure où l'on se demande de quoi où même de qui l'on peut encore rire aussi bien sur scène que sur le petit et le grand écran, Atkinson fait en sorte (comme avec Mr Bean, BlackaderJohnny English) que l'on se rit de lui ET avec lui, incarnant la malchance né dont le nouvel emploi est mis à rude épreuve par une abeille vengeresse dont le but est de faire sa vie un enfer.
Véritable petit moment de télévision qui nous ramène en plein boom de la télévision absurde made in UK des 90s, qui ne cherche jamais totalement à voir plus loin que la simplicité de son concept (appelé à s'émousser avant même la fin du premier épisode), Man vs Bee en V.O déroule sans trembler les rebondissements cocasses de sa comédie physique et burlesque où l'affrontement entre un David trop malin pour son Goliath candidement destructeur, fait des ravages.
Old school et à l'humour faisant sensiblement mouche (à la différence de son émotion, jamais vraiment bien amenée), la série, à peine plombée par sa structure ridicule, est une jolie évasion clownesque qui ne demande qu'à divertir son auditoire pendant une poignée de minutes, sans jamais lui embrouiller les méninges.
Pour le coup, la mission est totalement remplie.
Jonathan Chevrier
[FUCKING SERIES] : Seul face à l'abeille : Bee's vendetta

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