[CRITIQUE] : The Duke

[CRITIQUE] : The Duke

Réalisateur : Roger Michell
Acteurs : Jim Broadbent, Helen Mirren, Fionn Whitehead,...
Distributeur : Pathé
Budget : -
Genre : Biopic, Comédie, Drame.
Nationalité : Britannique.
Durée : 1h35min.
Synopsis :
En 1961, Kempton Bunton, un chauffeur de taxi sexagénaire, vole à la National Gallery de Londres le portrait du Duc de Wellington peint par Goya. Il envoie alors des notes de rançon, menaçant de ne rendre le tableau qu’à condition que le gouvernement rende l’accès à la télévision gratuit pour les personnes âgées. Cette histoire vraie raconte comment un inoffensif retraité s’est vu recherché par toutes les polices de Grande Bretagne, accomplissant le premier (et unique) vol dans l’histoire du musée.


Critique :

Fable socialo-politique délicieuse sur un sexagénaire persuadé de faire la bonne chose en bravant la loi, #TheDuke peut sembler un brin trop old school mais dans ses contours familiers et confortables de comédie sociale ronronnante, il y a un message fort qui fait joliment mouche pic.twitter.com/2WfDCaVdNO

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) May 11, 2022

Pour la plupart des spectateurs et cinéphiles, feu Roger Michell est avant tout et surtout connu comme le metteur en scène derrière quelques-unes des comédies romantico-chamalow les plus populaires de ces vingt dernières années (Coup de foudre à Notting Hill, Morning Glory).
Un peu un trompe l'oeil tant sa filmographie regorge d'oeuvres un poil moins facile (le drame victorien My Cousin Rachel en tête), même si toujours enlacé dans un classicisme assez inhérent aux cinéastes venus d'Outre-Manche.
Balancé dans nos salles obscures à titre posthume, son ultime long-métrage The Duke, convoque la sournoiserie spirituelle et la conscience sociale du cinéaste, dans une sorte de doux écho à sa comédie dramatique et absurde Week-end à Paris, pour lequel il mettait déjà en scène le formidable Jim Broadbent.

[CRITIQUE] : The Duke

Copyright Pathé


Vissé sur incroyable histoire vraie (le vol en 1961 du portrait du duc de Wellington peint par Goya et exposé à la National Gallery de Londres par Kempton Bunton, un chauffeur de taxi/dramaturge amateur sexagénaire, qui ne voulait rendre le tableau qu’à condition que les autorités rendent la télévision gratuite pour les personnes âgées), le film n'est pas tant un exercice de style excentrique purement britannique qu'un ultime dernier cri du coeur d'un cinéaste envers un gouvernement conservateur (en 2019, le gouvernement s'est d'ailleurs débarrassés des licences de télévision gratuites pour les plus de 75 ans, comme quoi le combat de Bunton était en avance sur son temps), prenant à bras le corps l'acte de bravoure fou d'un Don Quichotte vieillissant (Broadbent, plus drôle et touchant que jamais) pour mieux pointer les dérives d'une société contemporaine perdant lentement toutes ses valeurs et principes.
Fable socialo-politique délicieuse et idiosyncrasique sur un homme persuadé de faire la bonne chose tout en naviguant dans une vie de famille perpétuellement à l'ombre d'une terrible tragédie (sa douce femme, campée par une délicate Helen Mirren, est malade depuis longtemps); The Duke peut sembler un brin old school et superficiel, mais dans ses contours familiers et confortables de comédie sociale ronronnante, il y a un message fort et limpide qui fait constamment mouche.
Jonathan Chevrier
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