Sons of Philadelphia (2021) de Jeremy Guez

Second long métrage en tant que réalisateur-scénariste pour Jérémie Guez après l'efficace (2018), également romancier on peut cité le film "Burn Out" (2017) de Yann Gozlan adapté de son roman "Balancé dans les Cordes" (2012). Jusqu'ici le cinéaste a aussi été remarqué pour ses scénarios notamment pour le réalisateur Julien Leclercq avec (2018) et "La Terre et le Sang" (2020). Comme pour son premier film le cinéaste adapte le roman d'un autre, "Brotherly Love" (1991) de Peter Dexter, romancier déjà porté à l'écran notamment l'excellent (2012) de Lee Daniels avec une Nicole Kidman mémorable. Jérémie Guez précise : "Le roman est davantage une histoire de famille qu'une intrigue de gangsters et les trente ans passent à travers de toutes petites scènes situées à chaque époque. Au coeur même du livre, quelque chose devenait de plus en plus actuel : un personnage dans un fantasme de loyauté qui se rend compte que les gens qu'on lui a présentés comme des héros loyaux ne le sont pas du tout. Peter se rend compte qu'on l'a trompé : il avait un fantasme d'une famille unie, de la relation entre son oncle et son père et il découvre les jeux d'alliance."...

Sons of Philadelphia (2021) de Jeremy Guez

Philadelphie, Michael a repris en main le gang familial assisté de son cousin Peter qui avait été recueilli par son oncle à la mort de son père dans des circonstances méconnues. 30 ans après le drame, Michael dirige d'une main de fer son gang tandis que Peter est toujours là pour le calmer rattraper les excès de son cousin. Mais quand la toute puissante mafia italienne trouve "particulièrement gênant" Michael, Peter va devoir faire des choix... Les deux cousins sont incarnés par Joel Kinnaman surtout remarqué ces dernières années en Colonel Flag dans "Suicide Squad" (2016) de David Ayer et bientôt de retour dans "The Suicide Squad" (2021) de James Gunn, puis Michael Schoenaerts habitué du genre avec des films comme (2013) de Guillaume Canet ou "Frères Ennemis" (2018) de David Oelhoffen et vu dernièrement dans "The Old Guard" (2021) de Gina Prince-Bythewood. Un des pères est interprété par Ryan Philippe qui se fait rare sur grand écran en favorisant la télévision, qu'on avait pas vu depuis "I Wish" (2017) de John R. Leonetti et qui a été choisi par le réalisateur parce qu'un de ses films préférés est "Way of the Gun" (2000) de Christopher McQuarrie. Un associé est joué par Paul Schneider vu entre autre dans "Une Fiancée pas comme les Autres" (2007) de Craig Gillepsie, "Bright Star" (2009) de Jane Campion ou encore "Cafe Society" (2016) de Woody Allen, puis l'atout charme dévolue à Maïka Monroe révélation de (2014) de David Robert Mitchell et vue depuis dans "La 5ème Vague" (2016) de J Blakeson et (2018) de Neil Jordan...

Sons of Philadelphia (2021) de Jeremy Guez

Le film est doté de tout ce qu'on aime dans ce genre de film, des personnages solides, le Milieu entre gang et mafia, des décors vintage ou plutôt une atmosphère inhérente au genre et ici parfaitement rendue. Malheureusement le film pêche sur deux paramètres. D'abord le cinéaste se tire une balle dans le pied (relire plus haut, en italique) car il affirme que Peter/Schoenaerts croit en "des héros loyaux", qu'"il avait un fantasme d'une famille unie" alors qu'il montre l'inverse dans ce film : enfant il craint son oncle et s'en méfie, et bien que lié par le sang à son cousin il n'en semble jamais vraiment proche. Bref, c'est râté. Ensuite Jérémie Guez a tant suivi le cahier des charges et surtout, a tant été un bon élève qu'il reproduit tout ce qu'il a pu voir dans les autres grands films du genre. Des frères ennemis très différents au secret du passé en passant par la trahison et la lutte de territoire, à tel point qu'on a surtout l'impression d'avoir déjà vu le film mille fois ! Le rythme lancinant mais toujours sous tension (et encore ?!), les dialogues convenus, deux acteurs pas à 100% (Kinnaman en surjeu, Schoenaerts dans un costume qu'il connaît trop bien), tout semble y être mais comme du réchauffé ce qui démontre surtout un manque d'ambition et surtout d'audace. Ce film a tout d'un bon devoir, et donc dénué de vraie personnalité, sans réel idée innovante. Dommage...

Sons Philadelphia (2021) Jeremy Guez


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