[CRITIQUE] : Vicious Fun

[CRITIQUE] : Vicious Fun

Réalisateur : Cody Calahan
Avec : David Koechner, Julian Richings, Evan Marsh,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Épouvante-horreur, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h36min
Synopsis :
Joel, critique de cinéma caustique travaillant pour un magazine horrifique, se retrouve involontairement piégé dans un groupe d'entraide pour tueurs en série. Sans autre choix, Joel tente de se fondre au risque de devenir leur prochaine victime.


Critique :

Macabrement jouissif et n'usant pas abusivement de sa facture 80s ni même de sa relecture des clichés faciles du slasher, #ViciousFun est un délire enthousiasmant faisant preuve d'un solide équilibre entre horreur (avec des tueries gores et inventives) et humour (bons dialogues). pic.twitter.com/7Vvnd8amBv

— Fucking Cinephiles (@FuckCinephiles) April 7, 2021

Un peu de fun dans ce monde de brut, ça ne fait jamais de mal, et encore plus dans une sélection aux petits oignons d'un BIFFF 2021 en ligne, qui trompe amoureusement la torpeur d'un mois ciné d'avril aussi chiche en (grosse) sortie physique et à la demande, que le mois précédent.
Enrobé dans un gros cocon de douceur nostalgique et furieusement shooté aux 80s, Vicious Fun co-écrit et réalisé par Cody Calahan (The Oak Room), est une décharge d'enthousiasme comme on en voit que trop peu, qui fleure bon les décors flashys mais surtout une passion irrévérencieuse pour le slasher, qu'il parodie en exposant ses tropes sans jamais le moquer au sein d'une nuit singulière et jouissive.
Flanqué au coeur d'un petit patelin du Minnesota, on y suit les aléas de Joel, un critique de cinéma gentiment ringard qui bosse pour un magazine horrifique - et qui s'y connait donc un tant soit peu sur le sujet.

[CRITIQUE] : Vicious Fun

Copyright Radioactive Pictures


Désespérément amoureux de sa jolie colocataire Sarah, qui ne voit en lui que le maire de Friend Zone, il soupçonne sans réellement fondement que son nouveau petit ami, Bob, est un homme marié qui la trompe.
Histoire de vraiment en avoir le coeur net, il dirige impulsivement dans un bar et enregistre secrètement leur conversation, dans l'espoir de prouver sa théorie.
Le hic c'est que Joel ne tient pas l'alcool, il finit par boire plus qu'il ne l'avait prévu et s'évanouit dans la cave du bar.
Lorsqu'il se réveille avec une gueule de bois meurtrière, il tombe sur ce qui ressemble à une réunion des Alcooliques anonymes et est pris pour un membre absent, sauf qu'il découvre rapidement que le groupe est en fait une petite tribu de tueurs en série, participant à une réunion secrète d'entraide clandestine, qui vont vite réaliser qu'il n'est pas l'un des leurs...
Savoir équilibrer l'horreur et la comédie dans une comédie horrifique est un art délicat qui échappe à de très nombreux cinéastes, fort heureusement Cody Calahan est plutôt doué et fait de son nouvel effort un pur divertissement débridé, un slasher so old school aux tueries inventives se délectant autant de son humour - appuyé par d'excellents dialogues - et de sa violence que la partition impliquée de son solide casting de trognes géniales, incarnant une galerie de tueurs divers et variés, mais comportant des traits de personnalités issus des plus célèbres icônes du genre (Bob a un petit côté Patrick Bateman, Hideo aime le goût de la chair humaine comme ce bon voeux Hannibal Lecter,...).

[CRITIQUE] : Vicious Fun

Copyright Radioactive Pictures


Macabrement fun et n'usant pas abusivement de sa facture 80s (usage d'un score synthétique et d'un production design aux couleurs vives en prime) ni même de sa relecture des clichés du genre (dont il a une compréhension aiguë, même de la mysoginie pesante du genre), Vicious Fun - qui porte très bien son titre -, n'est au final plombé que par son rythme un brin décousu - comme l'excellent The Guest d'Adam Wingard, avec lequel il a beaucoup en commun.
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Vicious Fun