[CRITIQUE] : Psycho Goreman

[CRITIQUE] : Psycho Goreman

Réalisateur : Steven Kostanski
Avec : Nita-Josee Hanna, Owen Myre, Matthew Ninaber, Adam Brooks,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Science-Fiction, Épouvante-Horreur, Comédie.
Nationalité : Canadien.
Durée : 1h39min.
Synopsis :
2019, dans la périphérie d’une petite ville américaine. Mimi et son frère Luke découvrent la tombe de Psycho Goreman, un seigneur de guerre extraterrestre endormi dont le seul désir est de détruire tout l’univers. Fort heureusement, ils trouvent aussi une pierre précieuse magique qui leur permet de le contrôler. Mais une ligue intergalactique de chasseurs renégats apprend la résurrection de Psycho Goreman et décide de le rejoindre sur Terre…


Critique :

Hilarant et absurde, #PsychoGoreman, totalement conscient de sa nostalgie d'une époque révolue, s'amuse à la parodier sous toutes les coutures dans un pur délice trash, gore, fleurtant volontairement avec le bis à forte tendance Z et fleurant bon les Sentaï et les prods Amblin. pic.twitter.com/1mELFBLUUk

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) January 31, 2021

Plus les jours défilaient, plus la crainte de ne pas avoir un bon gros délire nanardesque qui tâche au sein de la plutôt bonne (moyen plus en gros) sélection de la cuvée 2021 de Gérardmer, commençait à assaillir mignon les amateurs de cinéma de genre, mais la Nuit Décalée est venu corriger le tir avec un gros gonzo fun qui fleure bon la pizza et la bière : Psycho Goreman de Steven Kostanski (le mitigé The Void, sorte de révérence malade à Lovecraft et Carpenter).
Arpentant religieusement le terrain de l'horreur classique mâtiné de teen movie Amblin, avec un trope de départ plutôt malin pour lier les deux (un artefact qui évoque une force supérieure), le film a tout de la relique perdue shootée à la nostalgie des années 80, retrouvée en train de ramasser de la poussière sur l'étagère du bas d'un vidéoclub en passe de fermer ses portes.
Avec une assurance folle, Kostanski surfe sur le bon ton entre le clin d'œil jamais facile doublé d'un hommage moderne à l'horreur cheezy de l'ère VHS, et le froid parodique in fine plus aimant que moqueur.

[CRITIQUE] : Psycho Goreman

Copyright RLJE Films 


Démontrant avec une folie douce ce qui se passerait si deux mômes tombaient sur une force interstellaire dont il pourrait autant alimenter le déchaînement galactique que contrôler et mettre en échec sa volonté (au point de faire de ce monstre hideux, cousin germain de la créature de Jeepers Creepers, un véritable toutou docile), tout en lui apprenant, divertissement familial déglingué oblige, les valeurs importantes de la vie (la famille, l'amour, la bonté,...), la péloche canalise la magie de nos matinées gorgées aux Power Rangers et autres joyeusetés débilisantes - mais géniales - (aux créatures démentes), au travers de l'équilibre précaire entre l'ennui/désarroi d'un monstre incarnant le jouet de petits ennemis chétifs - excellente Nita-Josee Hanna - et la joie folle ceux-ci a l'idée de pouvoir diriger un démon interstellaire omnipotent (nommé Psycho Goreman aka PG, pour pousser l'ironie jusqu'au bout).
Hilarant et absurde à souhait jusqu'à son final jouissif qui couple le souffle et secoue les organes (et pas que les nôtres), Psycho Goreman, totalement conscient de sa nostalgie d'une époque révolue, s'amuse à la parodier sous toutes les coutures - même dans sa violence - dans un pur délice trashouille, gore et fleurtant volontairement avec le bis à forte tendance Z, tellement généreux qu'on en oublie ses défauts et ses facilités.
Un joli délire fleurant bon les Sentaï, les prods Amblin et le caoutchouc, qui incarne le plus beau plaisir simple et régressif de cette édition 2021.
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : Psycho Goreman

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