[CRITIQUE] : The Mortuary Collection

[CRITIQUE] : The Mortuary Collection

Réalisateur : Ryan Spindell
Avec : Clancy Brown, Caitlin Fisher, Christine Marie Kilmer,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Epouvante-horreur, Fantastique.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h51min.
Synopsis :
Une jeune femme pénètre dans une très vieille maison funéraire afin de s’enquérir de l’annonce d’emploi affichée à l’extérieur. Elle est accueillie par l’imposant Montgomery Dark, croque-mort de son état. L’entretien d’embauche prend la forme de récits macabres racontés par le taulier, tous plus terrifiants les uns que les autres, pour le grand plaisir de la candidate.


Critique :

Avec un Clancy Brown génial en conteur creapy/cousin germain d’Angus Scrimm de Phantasm, #TheMortuaryCollection est une sympathique anthologie sanglante et macabre qui, en bon héritier des #ContesdelaCrypte, joue pleinement la carte des contes moraux aux péchés violemment punis. pic.twitter.com/45Q4NxaVJn

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) January 31, 2021

La seule anthologie de la programmation 2021 du Festival Gérardmer, The Mortuary Collection de Ryan Spindell (l'excellent court The Babysitter Murders, qui sert de base/dispositif d'encadrement d'une certaine manière, à ce premier long-métrage) est une étonnante lettre d'amour obsédante à l'horreur vintage et aux bandes dessinées pulp qui l'inspirent; sorte de revival éphémère des Contes de la Crypte/Creepshow, avec Fucking Clancy Brown qui vampirise le cadre comme personne - et surtout comme s'il était né pour être un host d'exception pour le genre.
Une sorte de bulle nostalgique étonnamment féministe, dont la qualité disparate de ses segments tout autant que le manque de liaison puissant entre eux, ne plaide décemment pas en sa saveur (tout comme son final tirant clairement en longueur), mais qui procure un vrai plaisir simple comme savait si bien nous les offrir les 80s.
Figure imposante semblant tout droit sortie du bestiaire monstrueux d'Universal (voire d'un cousin germain d’Angus Scrimm de Phantasm !), avec une voix au timbre caverneux et une approche plus que zélée de son métier, le macabre Montgomery Dark de Brown est un croque-mort qui considère la vie comme une série d'histoires, non déterminées par la longueur de son conte, mais par la qualité de son écriture.

[CRITIQUE] : The Mortuary Collection

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Il est le moteur du recit, celui qui de ses mots relit ses quatre sections (une escroc qui fait face à un monstre au design lovecraftien; la dernière conquête sexuelle d'un jeune étalon aux séquelles explosives; le souhait d'un homme mal marié voulant une vie meilleure, qui tourne au cauchemar; et une baby-sitter affronte un tueur d'enfants psychotique) aléatoires comme toute bonne anthologie qui se respecte (alors qu'il n'a qu'un seul chef cuistot à sa barre, même à l'écriture), malgré des sous-genres et époques différentes (il y en a pour tous les goûts entre les murs de la maison funéraire de Montgomery Dark : du monstre lovecraftien, du body horror, du slasher, du gore,...), et un leitmotiv commun : dégainer un petit éclat d'Americana vintage.
En bon héritier des Contes de la Crypte, le film, qui a le bon goût d'être une évocation sincère d'influence plus qu'un copie-calque moribond, joue la carte des contes moraux aux péchés (l'euthanasie,...) violemment punis dans un flot d'hémoglobine.
Jouissant en prime d'une direction artistique joliment singulière et léchée (c'est fauché mais ça ne se voit pas, et ça pue amoureusement les 50s/60s), The Mortuary Collection ne pète pas dans la soie de l'originalité - même dans son humour noir - mais reste un délire tordu et fun vaut clairement son petit pesant de pop-corn.
Jonathan Chevrier
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