[CRITIQUE] : Anything For Jackson

[CRITIQUE] : Anything For JacksonRéalisateur : Justin G.Dyck
Acteurs : Sheila McCarthy, Julian Richings, Konstantina Mantelos, Josh Cruddas,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Épouvante-horreur.
Nationalité : Canadien.
Durée : 1h37min
Synopsis :
Henry, obstétricien, et son épouse Audrey viennent de perdre Jackson, leur unique petit-fils, dans un accident de voiture, et sont accablés de chagrin. Leur croyance sataniste leur enseigne qu’il est possible de faire revivre le défunt à condition de lui trouver un hôte adéquat. Ils décident alors de kidnapper une patiente enceinte avec la ferme intention de réaliser un « exorcisme inversé ». Mais Jackson ne sera pas le seul fantôme que les grands-parents vont inviter chez eux…

Critique :

Trip satanico-absurde au cul coincé entre un script non-sensique (mais ambitieux) et un penchant horrifique lourdingue et sur-explicatif, #AnythingForJackson ne pète pas dans la soie de l'originalité et vise rarement juste, malgré un joli bestiaire et son couple McCarthy/Richings pic.twitter.com/JtIclvnq1c

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) January 28, 2021

Operation Christmas List, Christmas with a View, Christmas With a Prince ou encore Christmas in the Rockies, avec une telle filmographie puant la guimauve et le récit familial sucré et enneigé, rien ne prédisposait véritablement à voir un cinéaste tel que Justin G.Dyck, s'aventurer du côté obscur de la force cinématographique en cornaquant une péloche horrifique.
Mais comme les clichés sont souvent fait pour être démontés, le bonhomme s'essaye au cinéma de genre avec le bien nommé Anything For Jackson, petit trip satanico-tordu au pitch improbable (un obstétricien et sa femme qui viennent de perdre leur petit fils, décident de profiter de leur croyance sataniste pour faire revenir le môme dans la peau d'un nouveau-né, en kidnappant une patiente enceinte...), avec des grands parents salement creapy chez qui tu n'aurais décemment pas envie de passer les fêtes.

[CRITIQUE] : Anything For Jackson

Courtesy of BITS


Individuellement, les éléments de l'intrigue délicieusement tordue mais facile du film ne sont guère nouveaux : des personnes âgées adorant le diable, une possession démoniaque, des fantômes malveillants, une femme - enceinte - détenue en captivité, un sort interdit inscrit dans un grimoire en ruine, un hard métalleux satanique qui vit chez môman,...
On ne pète pas dans la soie de l'originalité ni même dans celui du bon goût et pourtant, passé un premier tiers plutôt convaincant, Justin G.Dyck et le scénariste Keith Cooper laissent planer l'illusion d'un conte aussi piquant qu'effrayant, n'ayant jamais peur du ridicule.
Le hic - car il y a toujours un hic -, c'est que l'histoire non-sensique et fourre-tout démontre très vite les limites d'un délire constamment le popotin coincé entre la farce plus ou moins subtile (mais pas vraiment assumée non plus) et le film horrifico-lourdingue sur-explicatif, incapable de développer avec rigueur et cohérence son ambitieux dessein - articulé autour d'un exorcisme inversé -, malgré un bestiaire vraiment fouillé et une partition au poil de son casting vedette (Sheila McCarthy et Julian Richings sont excellents), bonifiant une caractérisation un brin à la truelle.
Destructuré, absurde et émotionnellement au ras des pâquerettes malgré une prémisse accrocheuse : Gérardmer cuvée 2021 a trouvé sa première déception.
Jonathan Chevrier
[CRITIQUE] : Anything For Jackson

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