[FUCKING SERIES] : Pretend It’s a City : New York I Love You

[FUCKING SERIES] : Pretend It’s a City : New York I Love You
(Critique - avec spoilers - de la mini-série documentaire)
Il y a pile poil dix ans, Martin Scorsese et Fran Lebowitz fusionnaient leurs talents et collaboraient sur le documentaire Public Speaking, ou le premier épousait sans réserve les philosophies de la seconde.
Pas si pourrie que cela, 2021 les réunit à nouveau pour une série documentaire fleurant bon l'envolée passionnée sur la Grosse Pomme : Pretend It's A City, sept épisodes ou Marty s'entretient avec l'auteur, humoriste et conférencière sur ce qui l'irrite et l'inspire, lui offre l'impulsion nécessaire pour qu'elle se jete dans le bain avec un abandon savoureusement hilarant et imprudent.

[FUCKING SERIES] : Pretend It’s a City : New York I Love You

COURTESY OF NETFLIX


Chaque épisode dure environ 30 minutes, offrant ce qu'il faut de déballage décalé et volubile pour avoir envie de se ruer sur la suite, panorama de ce que représente New York pour ces deux mômes du coin, qui en connaissent le moindre bout de bitume.
Du social club Players (à Gramercy Park, fondé au 19ème siècle par l'acteur - et frère de John Wilkes Booth - Edwin Booth) au Queens Museum, le tour agrémenté de morceaux de choix, toujours sélectionnés de manière appropriée (Scorsese est un grand mélomane, qui en doute encore ?), le show est autant une cartographie physique qu'historique de Manhattan, pimentée par quelques interventions géniales (David Letterman mais surtout Spike Lee, qui a une altercation animée avec Lebowitz sur le sport, dont elle est hermétique), et une pluie d'anecdotes mémorables et de réhabilitations de clichés faciles sur la cité.
Co-conspirateur génial, Scorsese, qui donne vie aux monologues de Lebowitz avec respect et passion (subliment l'attachement peut-être masochiste de Lebowitz à l'observation de son «prochain», qui lui donne un regard rare sur la société, et en particulier sur la métropole new yorkaise qui a, au fil des ans, été l'objet cohérent de son humour aussi dur qu'aimant
), à l'intelligence d'attiser autant que de laisser respirer les sailies humoristiques de l'auteure, auxquelles il rit avec un tel bon coeur que s'en est profondément contagieux.

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Ironique as hell, totalement vissé sur la performance magistrale d'une femme qui mériterait d'être plus connue dans nos contrées (même si son humour en laissera de marbre plus d'un), Pretend It's A City est une évasion fantastique pré-pandémie (ce qui rend cette vision vivante de NY encore plus mélancolique), une déclaration d'amour à la Grosse Pomme qui se savoure sans modération.
Jonathan Chevrier
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