[CRITIQUE] : The Broken Hearts Gallery

[CRITIQUE] : The Broken Hearts Gallery

Réalisatrice : Natalie Krinsky
Avec : Geraldine Viswanathan, Dacre Montgomery, Utkarsh Ambudkar, Molly Gordon, Phillipa Soo,...
Distributeur : - (Sony Pictures Releasing France)
Budget : -
Genre : Comédie, Romance.
Nationalité : Américain, Canadien.
Durée : 1h48min.
Synopsis :
Après une rupture, Lucy décide de créer une galerie d'art dans laquelle les visiteurs peuvent laisser les objets qu'ils ont gardé de leurs relations passées.

Critique :

Apportant une pierre spirituelle et chaleureusement affectueuse au carcan balisé de la romcom, sans pour autant renier ses conventions obligatoires, #TheBrokenHeartsGallery est une petite bouffée d'air frais modeste et feel good, porté par un pétillant duo Viswanathan/Montgomery. pic.twitter.com/GB3qXqhr7h

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) December 2, 2020

Parce qu'elles sont assez faciles à produire mais surtout, parce qu'elles n'ont pas forcément beaucoup de mal à trouver leurs publics, les comédies romantiques ont connu une résurgence assez impressionnante ces dernières années, en grande partie grâce à des services de streaming comme Netflix, qui en a fait son contenu bouche-trou favori.
Parfait pour la saison (rien de mieux qu'une romance pour les fêtes, c'est dit), The Broken Hearts Gallery de la scénariste-réalisatrice Natalie Krinsky débarque, à l'instar du plus dramatique mais - très - réussi Only You d'Harry Wootliff, débarque par la petite case un brin réductrice de la VOD, alors qu'il méritait clairement sa place dans les salles obscures, vu le très bel atout au genre qu'il incarne.

[CRITIQUE] : The Broken Hearts Gallery

Copyright SONY Pictures Entertainment 2020


On y suit les aléas de Lucy, jeune femme bien ancrée dans la vingtaine et qui vient de se faire larguer par son petit ami Max, mais aussi renvoyée de son job d'assistante de galerie le même soir - On a connu plus poisseuse, mais pas beaucoup.
Après plusieurs semaines de deuil de leur relation, ses deux BFF Amanda et Nadine l'exhortent à se débarrasser des souvenirs qu'elle a sauvés non seulement de sa relation avec Max, mais aussi d'autres relations avec qes anciens petits amis.
Mais lorsque celle-ci rencontre Nick, qui tente désespérément de son côté d'ouvrir un bar, elle trouve l'endroit pour stocker de manière originale tous ses souvenirs.
Ensemble, au-delà d'apprendre à se connaître et à craquer un brin pour l'autre (malgré les gros bagages sentimentaux qu'ils trimballent), ils vont donner vie à ce qu'ils ont surnommés la " Broken Hearts Gallery ", où tout le monde pourra présenter des objets issus de ruptures...
Sans fondamentalement renouveler le genre, Natalie Krinsky - dont c'est le premier passage derrière la caméra - apporte une voix profondément spirituelle et chaleureusement affectueuse au carcan de la comédie romantique, offrant le bon équilibre entre la guimauve familière et une implication personnelle marquée, rendant de facto son approche gentiment fraiche, même si elle suit scrupuleusement ses conventions assez strictes.

[CRITIQUE] : The Broken Hearts Gallery

Copyright SONY Pictures Entertainment 2020


Original sans trop d'effort et ce dès ses prémisses plutôt unique (vaguement inspirées du musée bien réel, des relations brisées, qui a organisé des expositions dans le monde entier), totalement vissée sur l'alchimie empathique du duo Viswanathan/Montgomery (elle est pétillante et magnétique, lui est charismatique et vraiment attachant, aucun des deux ne changent pour s'apprécier ni l'être des autres), bien aidé par des dialogues enthousiasmants et des seconds couteaux au diapason (Molly Gordon, Phillipa Soo et Arturo Castro sont excellents); The Broken Hearts Gallery est une petite bouffée d'air frais dans un genre qui est toujours en demande, une pure séance de réconfort cathartique qui n'a jamais peur de montrer les mauvais côtés de l'amour (le chemin jonché d'embûches de la rupture puis de l'acceptation et de la guérison), pour mieux rendre crédible et touchant les bons (l'inévitabilité d'un " ils vecurent heureux pour toujours ").
Une petite et modeste comédie romantique feel good, qui nous prend par la main en nous proposant un voyage amusant, tendre et divertissant au coeur d'une relation brisée, qui va lentement céder sa place à une autre en plein essor.
Et ça fait vraiment du bien.
Jonathan Chevrier[CRITIQUE] : The Broken Hearts Gallery


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