[CRITIQUE] : Poly

[CRITIQUE] : Poly

Réalisateur : Nicolas Vanier
Acteurs : Elisa de Lambert, Julie Gayet, François Cluzet, Patrick Timsit, ...
Distributeur : SND
Budget : -
Genre : Aventure, Famille.
Nationalité : Français.
Durée : 1h42min.
Synopsis :
Cécile, 10 ans, déménage dans le sud de la France avec sa mère, Louise. L’intégration avec les autres enfants du village n’est pas facile. Lorsqu’un cirque de passage s’installe à côté, Cécile découvre que Poly le poney vedette est maltraité .Elle décide de le protéger et d’organiser son évasion ! Poursuivis par Brancalou, l’inquiétant directeur du cirque, et le mystérieux Victor, Cécile et Poly s’embarquent dans une cavale pleine de rebondissements, un véritable voyage initiatique et une incroyable histoire d’amitié…


Critique :

Touchant dans son émotion sincère (et surtout jamais mièvre) qui convoque des valeurs de moins en moins présentes dans la société moderne, certes un poil fragile dans son jeu d'acteurs, #Poly est un joli voyage humble, fantastique et nostalgique qui émerveillera petits et grands pic.twitter.com/zc6ZXlBk8h

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) October 21, 2020

Parfois, il suffit simplement qu'un film soit véhiculé par un message aussi beau qu'important, pour qu'il fasse mouche autant dans la psychée que dans le coeur de son spectateur, malgré des fragilités plus qu'évidentes.
Habitué des grands espaces, sublimant la nature comme peu de cinéastes hexagonaux en sont capable (Jean-Jacques Annaud et... c'est tout ?), Nicolas Vanier nous avait déjà grandement séduit avec ses premiers passages derrière la caméra, que ce soit les formidables Loup et Le Dernier Trappeur, ou même son adaptation sur grand écran de la série culte Belle et Sebastien, entâché par la suite par des séquelles nettement inférieures.
Prouesse qu'il renouvella une nouvelle fois l'an dernier avec Donne-moi des Ailes, adaptation de son roman éponyme sortie il y a quelques mois auparavant, mais qu'il réitère encore une fois en ce doux mercredi d'octobre avec son adaptation sur grand écran de la série Poly (à deux, trois changements près plutôt intelligent), une histoire aussi candide que touchante et pleine de bons sentiments.[CRITIQUE] : Poly
Vissé sur la tentative de sauvetage pleine de courage d'une gamine de dix ans, arrachant de la maltraitance un gentil poney à son stupide et détestable propriétaire/patron de cirque (Patrick Timsit, sans trop se forcer), jouant intelligemment la carte de l'immersion, son acuité technique et visuelle corrigeant pleinement la candeur évidente de sa tendre histoire - voire même son incohérence parfois -, Poly ne fait que développer avec assurance, les thèmes charnières de la filmographie de Nicolas Vanier : les thèmes charnières de l'histoire : la sauvegarde des espèces menacées et plus directement de la nature, la nécessité d'entraide, mais surtout la reconnexion avec la nature, nos rêves d'enfants et le rapport justement de ceux-ci, avec les animaux.
Touchant dans son émotion sincère (et jamais mièvre) qui convoque des valeurs de moins en moins présentes dans la société moderne, certes fragile dans son jeu d'acteurs (festival de cabotinage, que ce soit Cluzet ou Timsit, même combat), Poly est un joli voyage humble et fantastique qui émerveillera petits et grands, mais surtout tous ceux qui se laisseront envahir par sa poèsie nostalgique.
Jonathan Chevrier
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