[CRITIQUE] : Stripped

[CRITIQUE] : Stripped

Réalisateur : Yaron Shani
Avec : Laliv Sivan, Bar Gottfried, Elad Shniderman,...
Distributeur : Art House
Budget : -
Genre : Drame.
Nationalité : Israélien, Allemand.
Durée : 2h00min.
Synopsis :
Alice et Ziv sont voisins dans un quartier de Tel-Aviv. Alice vient de publier un premier roman particulièrement remarqué. Ziv est un adolescent passionné de musique, mal à l’aise avec l'expression de ses sentiments. Alice pense que Ziv pourrait être le cœur d’un projet documentaire mais leur rencontre va prendre un tournant inattendu.



Critique :

#Stripped théorise sur l'invasion physique de la vie privée et la pression sociale, en s'articulant autour de l'anxiété de la performance masculine (et l'aliénation sexuelle qui va avec) et le déchirement psychologique au féminin, tous deux traités avec une sensibilité différente pic.twitter.com/7Cj7SIYSbJ

— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) September 23, 2020

Troisième opus de la formidable Love Trilogy du cinéaste Yaron Shani, qui débarque dans l'hexagone près de deux mois après Chained et Beloved (alors qu'il a été tourné avant, et qu'il est bien considéré comme le premier opus de la trilogie), avec lesquels il n'a pas fondamentalement de liens - en dehors de son thème charnière, l'étude profonde des relations homme-femme dans la société israélienne contemporaine -, Stripped est comme ses illustres aînés : un vrai morceau de cinéma vérité intrigant et intelligent, sans doute moins empathique et dévastateur d'un point de vue émotionnel, mais qui cherche lui aussi continuellement à brouiller les lignes entre la fiction et le documentaire (gros plans pesants à la clé), grâce à une approche aussi rafraîchissante et discrète que troublante.
Une odyssée follement intime et surprenante se suffisant complètement à elle-même (pas besoin d'avoir vu les deux autres films, et inversement), au coeur de Tel Aviv, où s'entremêle et s'effleure deux destins en apparence incompatibles, jusqu'à un final franchement inattendu et limite choquant.
Soit Alice, 34 ans, une écrivaine et cinéaste primée qui vit avec sa ménagerie de chiens, dont l'intimité va être blessée de manière abrupte et cruelle, au point qu'elle perdra littéralement pied, et ce dès l'annonce qu'un violeur se rend chez des femmes seules pour les agresser.
Mais aussi Ziv, dix-sept ans, jeune guitariste classique talentueux et très réservé, qui vit avec ses parents dans le même immeuble.

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Ses grands espoirs d'une carrière professionnelle dans un orchestre local sont littéralement anéantis lorsque les résultats de son audition sont négatifs, et que le service militaire de trois piges bien tassées, pointe peu à peu le bout de son nez.
Deux trajectoires bien distinctes que Shani va faire se confronter tout en retenue, mais avec une violence jamais atténué ni même une seule once d'espoir ou de réparation facile, rendant de facto aussi vraie que profondément douloureuse à voir, l'effondrement progressif d'une femme confiante et dynamique, devenant malgré elle une victime incapable de réagir.
Tourné sur plus d'un an (le squelette narratif a justement été étoffé par les expériences personnelles des acteurs non-professionnels), Stripped théorise sur l'invasion de la vie privée corporelle et de la pression sociale, en s'articulant autour de l'anxiété de la performance masculine (et l'aliénation sexuelle qui va avec) et le déchirement psychologique féminin (tous deux traités avec une sensibilité bien différente), mais se contredit bizarrement dans ses propres parti pris difficilement compréhensible (sa gestion de la nudité en tête, que l'histoire est censé aborder frontalement).
En résulte alors une impression d'enthousiasme face au regard puissant sur la noirceur abyssale de l'époque (ou les rapports humains ont rarement été aussi chaotiques), qu'une tenace sensation d'artificialité, étrangère au diptyque Chained/Beloved, ou le statut de manipulateur audacieux du cinéaste était moins facile à remettre en cause.
Mais c'est chipoter sur du très beau cinéma, et surtout une étonnante trilogie qui mérite amplement tout le temps (pas loin de six bonnes heures) qu'on voudra bien lui consacrer.
Jonathan Chevrier
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