[CRITIQUE] : Luxuriance Accidentelle du Rebus Aqueux Translucide

[CRITIQUE] : Luxuriance Accidentelle du Rebus Aqueux Translucide
Réalisateur : Dalibor Baric
Avec les voix de : Rakan Rushaidat, Ana Vilenica, Frano Mašković, Nikša Marinović, Mario Kovač, Željka Veverec, Boris Bakal, Pavlica Brazzoduro Bajsić,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Animation.
Nationalité : Croate.
Durée : 1h20min.
Synopsis :
Martin a essayé de combattre le système, et maintenant il est en fuite. Sara est une artiste conceptuelle. Ensemble, ils rejoignent la commune révolutionnaire à la campagne. La police est sur ses traces. L'inspecteur Ambroz sait que les bonnes questions sont plus importantes que les réponses. Parce que peut-être rien de tout cela n'est vrai.



Critique :

#LuxurianceAccidentelleduRebusAqueuxTranslucide demande aux spectateurs de laisser derrière eux leur passivité pour vivre l’expérience à fond. Il incarne une anomalie, une entrée fascinante dans le monde expérimental, où la forme est reine et le fond insignifiant (@CookieTime_LE) pic.twitter.com/Li4UdD2hfd— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) June 27, 2020

Le réalisateur croate Dalibor Baric nous offre avec son nouveau film le titre le plus poétique et magnifique de l’édition 2020 en ligne du festival d’Annecy.
En effet, Luxuriance Accidentelle du Rebus Aqueux Translucide se prononce avec délectation. Présenté dans la compétition Contrechamp, le long-métrage est fait d’abstraction, un tourbillon incessant d’image colorée, de parole, qui finissent par former un film des plus originaux. Une concentration extrême est demandée tant on nous fait voyager aux confins de l’animation, celle qui expérimente, sublime, terrifie, révolutionne.
Dalibor Baric a presque tout fait : réalisation, scénario, animation, musique, montage. Il n’est donc pas étonnant d’avoir un résultat aussi personnel. Luxuriance Accidentelle du Rebus Aqueux Translucide constitue son premier long-métrage, après quelques courts expérimentaux.

[CRITIQUE] : Luxuriance Accidentelle du Rebus Aqueux Translucide

© Festival international du film d’animation d’Annecy 2020

Ici nous avons droit à une véritable oeuvre hybride, mélangeant de la rotoscopie avec des collages et du found footage. Cela donne une image nouvelle, une image kaléidoscopique fascinante, qui est au cœur d’un scénario plus obscur. Nous sommes presque tentés de laisser la narration de côté pour plonger uniquement dans l’image s'imprimant dans notre rétine, n’utiliser qu’un seul de nos sens et abandonner les autres. Il faut donc s’armer de courage et de beaucoup de concentration pour profiter de tout ce que nous propose le film. Parce qu’il s’inscrit dans un univers cinématographique pur, Dalibor Baric n’hésite pas à mettre quelques références bien distinctes comme les œuvres de Andreï Tarkovski et David Cronenberg. Elles s'emboîtent avec logique dans le concept du film, qui pose un regard philosophique sur le cinéma. Par fragment, le cinéaste reconstitue l’essence de la création cinématographique en s’appuyant sur ce qui a déjà été fait.
Une histoire finit par se détacher de cet enchaînement d’image, alimentée par plusieurs voix-off. Une enquête menée par l’inspecteur Ambroz, une révolution qui se dessine, un État tout puissant, surveillant les habitants par les rêves et des données multimédia. Tout ceci reste flou, et on en vient à se demander si un récit a vraiment de l’intérêt après tout. Car Dalibor Baric nous invite dans un voyage où plus rien n’a d’importance sinon la forme que l’on donne. Les images sont surpuissantes et restent, tandis que la narration se perd dans le passé, dans une époque bien précise, qu’il faut sans cesse recontextualiser. 

[CRITIQUE] : Luxuriance Accidentelle du Rebus Aqueux Translucide

© Festival international du film d’animation d’Annecy 2020


Luxuriance Accidentelle du Rebus Aqueux Translucide demande une part conséquente aux spectateurs, qui doivent laisser derrière eux leur passivité pour vivre l’expérience à fond. Dalibor Baric nous livre une anomalie, une entrée fascinante dans le monde expérimental, où la forme est reine et le fond insignifiant. 
Laura Enjolvy[CRITIQUE] : Luxuriance Accidentelle du Rebus Aqueux Translucide

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