My Spy (2020) de Peter Segal

Petite comédie familiale qui réunit derrière la caméra un réalisateur spécilaiste du genre et un duo de scénaristes habitué à l'action. Une équipe idéale au vu de l'histoire qui nous rappelle forcément d'autres films comme "Un Flic à la Maternelle" (1991) de Ivan Reitman, "Monsieur Nounou" (1994) de Michael Gottlieb et "Baby-Sittor" (2005) de Adam Shankman. Le scénario est donc signé des frères Erich et Jon Hoeber auxqueks ont doit le dyptique (2010) de Robert Schwentke et (2013) de Dean Parisot. La réalisation est confiée à Peter Segal qui a déjà offert bon nombre de comédies plus ou moins réussies de "Y-a-t-il un Flic pour sauver Hollywood ?" (1994) à "Match Retour" (2013) en passant par "La Famille Foldingue" (2000) et "Mi-Temps au Mitard" (2005)... Un agent de la CIA, J.J. est rétrogradé et doit surveiller une femme et sa fille affublé d'une nouvelle co-équipière. Mais les deux agents sont pris à leur propre piège par la fillette de 9 ans qu'ils devaient épier, et les voilà sous l'emprise du chantage de la fillette...

My Spy (2020) de Peter Segal

Le casting n'a aucune star à l'affiche, à l'exception de Dave Bautista alias J.J., particulièrement remarqué dans le rôle de Drax dans le Marvel Universe depuis "Les Gardiens de la Galaxie" (2014) de James Gunn, sinon vu dans des rôles courts mais marquants dans "007 Spectre" (2015) de Sam Mendes et "Blade Runner 2049" (2017) de Denis Villeneuve. Un second rôles est toutefois tenu par Ken Jeong populaire depuis la trilogie "Very Bad Trip" (2009-2013) de Todd Phillips. Les autres partenaires sur ce film sont plus méconnus, la plupart surtout vus et aperçus dans des séries TV à commencer par la fillette de 9 ans incarnée par la jeune Chloe Coleman qui tourne déjà depuis 2013 et vue dans le film de Noël "Puppy Star Christmas" (2018) de Robert Vince. Sa maman est jouée par Parisa Fitz-Henley essentiellement mais aperçue dans de petits rôles sur grand écran dans "The Jane Austen Book Club" (2007) de Robin Swicord ou "Lola Versus" (2012) de Daryl Wein. La co-équipière est interprétée par Kristen Schaal vue entre autre dans (2006) de Tom DiCillo ou "Randonneurs Amateurs" (2015) de Ken Kwapis. Puis le méchant psychopathe joué par Greg Bryk aperçu dans "Les Immortels" (2011) de Tarsem Singh et dernièrement dans (2019) de James Gray... Il y a deux choses qui frappent, on constate la première dès le début et est une bonne chose, on constate la seconde vers la fin et cela va gâcher notre appréciation du film. D'abord on reste dans un duo logique vis à vis du genre, une fillette face à un monstre de muscle à l'instar de Hulk Hogan, Vin Diesel ou Schwarzenegger pour nommer les héros des films sus-cités. Mais à contrario, si ces trois là étaient des stars Bautista n'a pas (encore ?!) un tel statut donc non bankable ce qui explique sans doute que le budget soit à l'évidence minime.

My Spy (2020) de Peter Segal

On le constate au vu du casting, mais aussi dans les décors plutôt minime et l'économie de moyens dans les scènes d'action. Ce dernier point est justement le gros point faible du film. Résumés en deux séquences, en prologue qui annonce le côté pied nickelé de l'espion J.J., et dans la lutte finale où on s'agace devant le travail bâclé ; en effet, la chorégraphie des scènes d'action est flemmarde, sans inventivité, et les effets spéciaux (avion) sont médiocres. Heureusement, cette partie fastidieuse se termine par une jolie image icônique qui ne manque ne de charme ni d'humour. Car loin d'être une comédie d'action, ce film est avant tout une comédie sentimentale, une comédie familiale ce qui donne une dimension non négligeable au film : voir Drax le destructeur séduire, avoir la larme à l'oeil, et en prime assumer un rôle 100% autodérision reste une vraie gourmandise. Le scénario est plutôt bien ficelé même si ça manque un peu de rythme, mais on apprécie que tout ne soit pas centré sur le duo fillette-espion. Le partage est savamment dosé avec aussi la maman et la co-équipière, avec des gags pas forcément nombreux mais placés judicieusement et qui arrachent la plupart du temps rires et/ou sourires. On pense au jeu de fan addict de la co-équipière, au "sauvetage" du pigeon, la "peur" des voisins... Au final Peter Segal signe une comédie bien au-dessus que ces prédecesseurs cités plus haut, grâce à une histoire bien écrite, bien partagée entre humour et émotion. Il est donc bien dommage que les scènes d'action soient si râtées et si secondaires.

Note : (2020) Peter Segal(2020) Peter Segal (2020) Peter Segal(2020) Peter Segal(2020) Peter Segal

Pour info bonus, Note de mon fils de 11 ans :


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