Quantum of Solace (2008) de Marc Forster

22ème film de la franchise, et premier qui fait suite directe au précédent, à savoir que cet opus débute seulement 1h après la fin "Casino Royale" (2006) de Martin Campbell. Si le titre renvoie au titre original de la nouvelle "Chaleur Humaine" issue du recueil "Bons Baisers de Paris" (1960) de Ian Fleming, l'histoire n'en est pas du tout inspiré, le scénario restant une oeuvre originale signée des mêmes scénaristes que le précédent, Neal Purvis et Robert Wade devenus scénaristes officiels depuis "Le Monde ne Suffit pas" (1999) de Michael Apted, puis en script doctor, Paul Haggis qui a entre temps signé le dyptique "Mémoires de Nos Pères" (2006) et "Lettres d'Iwo Jima" (2006) de Clint Eastwood. Par contre la production a une nouvelle fois due se rabattre sur un nouveau réalisateur, Martin Campbell se refusant à signer une suite comme il l'avait déjà dit après . Le choix s'est porté sur Marc Forster auquel on doit "A l'Ombre de la Haine" (2001) qui vaudra l'Oscar à l'actrice Halle Berry la James Bond Girl dans "Meurs un Autre Jour" (2002) de Lee Tamahori. Forster est le premier réalisateur hors Commonwealth de la saga, mais il fera remarquer que "la mère de Bond est suissesse ce qui ferait de lui une personne apte à reprendre en main le destin de l'icône"... Après le drame de Venise, James Bond continue son enquête en interrogeant M. White et apprend qu'il appartient à une organisation criminelle d'une ampleur 'te d'une complexité jamais vu auparavant. Tout en luttant intérieurement pour ne pas se laisser aller à une simple vengeance personnelle, 007 va tenter d'en savoir plus en approchant l'homme d'affaire Dominic Greene...

Quantum of Solace (2008) de Marc Forster

Si Judi Dench/M reprend du service, l'actrice ayant entre temps joué dans "Chronique d'un Scandale" (2007) de Richard Eyre, on constate que les agents habituels Q et Moneypenny ne sont toujours pas de la partie. 007 est toujours incarné par Daniel Craig qui a tourné entre les deux Bond dans "Invasion" (2007) de Oliver Hirschbiegel et "A la Croisée des Mondes : la Boussole d'Or" (2007) de Chris Weitz. Le film étant suite directe on retrouve quelques protagonistes comme Jeffrey Wright/Felix Leiter, Giancarlo Giannini/René Mathis et Jesper Christensen/M. White. Le méchant Greene est incarné par un frenchy, allongeant ainsi la longue liste des acteurs français ayant participé à un 007, l'excellent Mathieu Amalric qui s'est déjà exporté avec les films "Marie-Antoinette" (2005) de Sofia Coppola et surtout il retrouve Daniel Craig après "Munich" (2005) de Steven Spielberg. On remarque que quatre autres acteurs sont en début de carrière, premier film pour Rory Kinnear qu'on retrouvera dans les prochains Bond, David Harbour qui a débuté peu de temps avant qui deviendra un second couteau solide jusqu'à son premier rôle important dans (2019) de Neil Marshall. Puis enfin les deux James Bond Girls jouées par Gemma Arterton vue révélée dans "St Trinian's" (2007) de Oliver Parker et "RocknRolla" (2008) de Guy Ritchie, et la franco- ukrainienne Olga Kurylenko révélée dans "Le Serpent" (2007) de Eric Barbier et "Hitman" (2007) de Xavier Gens. La musique est composé une cinquième fois par David Arnold, tandis que la chanson du générique, "Another Way to Die" est chantée en duo par Alicia Keys et Jack White, le premier duo de la saga... Pour la première fois donc un opus fait suite directe, et l'action ne se fait pas attendre puisque Bond court après sa vengeance au point que M et le MI6 ont bien du mal à suivre. Après le très bon "Casino Royale" l'attente pour cette suite est au plus haut, mais il semble que Marc Forster se soit laissé influencer par la nouvelle génération de films d'actions menée par l'excellente trilogie "Jason Bourne" (2002-2004-2007). Ca se voit dans la chorégraphie des scènes d'action et on ne peut passer à côté puisque dans ce film Bond se pose quasi jamais.

Quantum of Solace (2008) de Marc Forster

Il va à 100 à l'heure, et pas besoin de gadgets (même l'Aston Martin tombe aux oubliettes) et même dans la séduction il semble sans ressource. Le gros défaut du film est qu'il perd en bonderie ce qu'il gagne en bondieuserie, soit de l'action encore de l'action et toujours de l'action en plaçant à peine les séquences où 007 aime se montrer tour à tour sarcastique, charmeur, drôle, incisif et plein d'esprit. Forster insiste trop sur le côté Demolition Man de l'espion et pas assez sur ses failles ; il faut attendre la fin. Le face à face entre le méchant et Bond est quasi inexistant à part le duel attendu. Dommage pourtant car Amalric incarne un méchant plutôt innovant, un méchant plutôt chétif et qui ajoute une vraie dimension cérébrale. Chez les Bond Girls, si Olga Kurylenko a la chance d'avoir un rôle assez important, celui de Gemma Aterton est juste figuratif malgré un joli mais trgique clin d'oeil à "Goldfinger" (1964) de Guy Hamilton. Par conre le rapport entre M et Bond reste un point fort et ne fait que se renforcer subtilement et de façon toujours aussi "chien-chat". Comme après "Goldeneye" donc, à une renaissance suis une déception bien qu'on en est pas aux râtés des 007 de Pierce Brosnan. On mettra un ultime carton rouge à David Arnold, sa musique impersonnelle est une chose, passer sous silence une énième le thème de James Bond ça devient agaçant et augmente la sensation qu'on s'éloigne de l'esprit de l'icône 007. "Quantum of Solace" n'est pas l'essai transformé tant attendu mais ça reste prometteur, encore faut-il que le prochain réhausse clairement le niveau, en attendant donc ...

Note :

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Pour info bonus, Note de mon fils de 11 ans :


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