L'appel de la forêt (2020) de Chris Sanders

Film de Chris Sanders sorti en 2020, L'appel de la forêt est une oeuvre cinématographique issu du roman de Jack London paru en 1903.

Longtemps scénariste pour Disney ("Mulan", "Aladdin"), Chris Sanders est connu dernièrement pour avoir signé le scénario et la réalisation de Dragons pour Dreamworks. Pour sa première réalisation de film il s'attaque à un roman classique de la littérature américaine pour l'adapter sur grand écran.

L'histoire est celle de Buck, un massif chien installé dans une confortable maison dans le sud de la Californie, choyé dans une famille aisée, complètement étranger aux événements de la ruée vers l'or. Le chien est capturé est amené dans le Canada, dans une autre vie où il sera confronté à la rudesse des gens, aux animaux, au climat et devant faire face aux différents aléas de la vie. D'abord engagé en tant que chien de traîneau, il croisera la route d'un chasseur d'or l'amenant aux limites de la mort, il sera ensuite le compagnon de route de John Thornton, homme alcoolique et désenchanté de la vie, avant de trouver son véritable foyer.

Le film, est encadré par la voix-off de John Thornton (Harrison Ford) qui vient conter la vie de Buck mais aussi sa rencontre avec celui-ci. Les première minutes sont ainsi rythmées par cette présentation off, préambule certain à une édulcoration du livre pour en faire un conte pour enfant, le film tient pour cela toutes ses promesses. Oublié les moments violents, la lutte pour la survie par le vol ou la tuerie, la cruauté de l'animal pour faire justice, le film nous entraîne sur la voie quasi-respectable du chien qui doit lutter pour trouver sa place tout simplement. Pour cela, douceur est de mise, beauté des paysages et bonté des personnages secondaires viennent éclipser la violence des autres pour faire vivre un voyage initiatique.

Le personnage principal est ce chien, non pas un vrai chien dressé mais une image de synthèse pour sa création, un poil dommage car le réalisme d'un vrai chien aurait donné plus de charme, de réalisme et surtout les séquences émotions auraient été plus vraies. Encore plus dommage quand on compare l'ensemble du film où se mélange prises de vues réelles et prises de vue numériques avec autant de réussite, la beauté des paysages désarmante, Buck fait pâle figure à côté. Dommage surtout car il est le pilier du film, autour duquel tout tourne.

L'homme dans tout ça est vraiment montré comme des passages de vie de Buck, personnages secondaires qui auront le plaisir où le déplaisir de rencontrer ce chien. Omar Sy (Perrault) interprète un musher livreur de courrier dans le grand nord. Un brin anachronique... mais ce n'est pas le plus problématique. Le problème vient du côté un peu fade des personnages, un lissage pour mettre en avant la vie du chien sans développer les relations de l'homme avec l'animal. Le second personnage secondaire que l'on croise est celui de John Thornton incarné par Harrison Ford, plus complexe dans son personnage, quelque peu caricatural mais plus logique dans la relation mise en scène. Le reste des personnages peuvent être qualifié de protagonistes fantômes sans grand intérêt.

Raconté comme un conte de la vie d'un chien, le film ne sort pas de cette ligne, l'homme n'est que quelques chapitres de sa vie jusqu'à sa rencontre avec lui-même dans l'étendue de paysages sauvages. Un film familial, pas extraordinaire dans le fond ni la forme mais à voir pour passer un joli et simple moment.

Note :

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