6 Underground

6 Underground
Quel est le meilleur avantage d’être mort ? Ce n’est pas d’échapper à votre patron, à votre ex, ou même d’effacer votre casier judiciaire. Ce qu’il y a de mieux avec la mort ... c’est la liberté. La liberté de lutter contre l'injustice et le mal qui rôdent dans notre monde, sans que rien ni quiconque ne vous arrête. Six individus, issus des quatre coins du monde, tous, les meilleurs dans leur domaine, ont été choisis non seulement pour leurs compétences, mais aussi pour leur désir unique d’effacer leur passé afin de changer l'avenir. La bande est réunie par un leader énigmatique, dont le seul objectif est de s'assurer que tous tomberont dans l’oubli mais que leurs actions, pour sûr, leur survivront.
Michael Bay n'est pas mon réalisateur préféré, malgré ça il fait quand même partie des réalisateurs qui arrivent toujours à suscité mon intérêt ; sauf quand il s'agit de faire un énième "Transformers". À part ça, j'apprécie globalement ce qu'il fait, notamment ces films d'action tels que "The Rock" ou encore "Bad Boys 2", mais surtout car il est capable de tout. Donc quand "Netflix" le signe pour développer un film, ça m'a tout de suite intrigué, à cause notamment de la liberté qu'a l'habitude de donner le géant du streaming américain. A ses cotés, on retrouve un casting articulé autour de Ryan Reynolds ainsi que les scénaristes Rhett Reese et Paul Wernick (Deadpool 1 et 2, Bienvenue à Zombieland 1 et 2). Tous les deux écrivent une histoire simplissime, ou un milliardaire en mal de justice décide de disparaître pour créer sa propre justice, en embauchant des gens de talent, aux compétences diverses et variés qui disparaissent eux aussi, afin de mener des missions à haut risques pour éliminer les "méchants" de ce monde. C'est too much, ça ressemble à un gosse qui fait un pistolet avec ses doigts pour faire PAN, c'est politiquement ambiguë, mais le résultat final est ma foi fort agréable, bien que profondément limité par un script qui n'est pas du tout à la hauteur. Le duo Wernick/Reese semble dépasser par le nombre de protagonistes à l'écran, car ils essayent de rendre les "numéros" humains, tout en apportant des réflexions diverses, alors que dans le fond, ce qui rend tout film d'équipes/mercenaires mémorable c'est la capacité de chaque personnage à apporter sa spécificité à l'équipe afin de faire avancer l'intrigue. Alors que là, vu que c'est mal écrit, ça palabre à droite à gauche pour rien, rendant le film parfois très mou et sans intérêt.  Heureusement toutefois que Michael Bay maîtrise le reste, c'est-à-dire l'action ! On note trois gros morceaux, l'introduction qui dure environ une vingtaine de minutes, la scène du penthouse et l'acte final. Chacune de ces scènes ont leurs qualités, l'introduction (la scène que je préfère) joue sur tous les tableaux. On passe du châssis du conducteur, à un personnage qui se trouve sur le duomo à Florence, avant de revenir dans le véhicule à toute vitesse, tout en alternant entre les points de vues entre nos fuyards et leurs assaillants Ça va à 200 km/h et ça ne manque jamais d'humour, de mauvais goût de chair sanguinolente. L'acte qui se passe dans le penthouse est plus conventionnel à mon goût, mais la topographie des lieux, ainsi que le jeu qui se crée grâce aux surfaces transparentes du penthouse rendent ça assez nerveux voir même un peu stressant. Le final est celui que j'aime le moins, entre révolution et assaut d'un yatch de dictateur. Ça ne manque pas de fun, mais la tension est moindre. Et quand on ajoute ce casting hétéroclite, voir carrément étonnant (Mélanie Laurent) pour certains, cela donne un "Expendables" à la sauce Bay qui détonne et qui surtout donne envie d'en voir plus.

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