Aladdin

Un grand merci à Walt Disney France ainsi qu’à Cinetrafic pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le blu-ray du film « Aladdin » de Guy Ritchie.

Aladdin

« Je te promets qu’il n’y a pas assez d’argent ni de pouvoirs sur Terre pour faire ton bonheur »

Un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin, voleur à ses heures perdues, cherche en vain à conquérir le cœur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine. Manipulé par le machiavélique Jaffar, il met la main sur la lampe magique et fait alors appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois vœux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais…

« Si j’avais droit à un vœu, ce serait d’être libre »

Aladdin_Naomi_Scott

Venu de la publicité et du clip, l’anglais Guy Ritchie se fait remarquer dès ses premiers films, à la fin des années 90, qui mêlent habilement violence crue et humour british (« Arnaques, crimes et botanique », « Snatch »). Se faisant une spécialité des films de gangsters à l’action vitaminée (« Revolver », « Rocknrolla »), il accède progressivement à des superproductions. Mais qu’il s’intéresse aux classiques de la littérature policière (« Sherlock Holmes », « Sherlock Holmes : jeu d’ombres »), aux légendes médiévales (« Le roi Arthur : la légende d’Excalibur ») ou aux vieilles séries d’espionnages des sixties (« Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E. »), sa recette demeure toujours la même : une reconstitution très hollywoodienne, beaucoup d’action et pas mal de second degré, pour rappeler qu’il s’agit avant tout de divertissement. Devenu un poids lourds de l’entertainment, il nous revient aux commandes de « Aladdin », adaptation en images réelles du classique de Disney signé John Musker et Ron Clements (1992), lui-même adapté du conte « Aladdin ou la lampe merveilleuse » issu des « Contes des Mille et une nuits ».

« J’ai fait de toi un prince, mais je n’ai rien changé de ce que tu es à l’intérieur »

Aladdin_Will_Smith

On le sait, Disney a entrepris depuis quelques années de revisiter son catalogue en produisant de façon systématique des remakes de ses célèbres dessins-animés tournés cette fois en images réelles. A l’instar des récents « Dumbo », « Le roi lion », « La belle et la bête » ou encore « Le livre de la jungle ». Mais avec « Aladdin », le défi était d’autant plus grand que Guy Ritchie s’attaquait sans doute à l’un des classiques les plus populaires et les plus appréciés de la firme aux grandes oreilles. Et pour cause : Musker et Clements avaient réussi à trouver là le juste équilibre entre aventure épique, exotisme et humour. S’il s’appuie dans les grandes largeurs sur la trame du scénario d’origine, dont il a le bon goût de reprendre les principaux éléments qui faisaient l’identité du dessin-animé - notamment le personnage protéiforme du génie et son humour tonitruant (prestation assez sympa de Will Smith pour le coup), les personnages animaliers muets mais d’une véritable importance (le singe, le tigre, le perroquet) et la bande-musicale mythique marquée par les classiques « Prince Ali » et « Ce rêve bleu » - force est de constater que Guy Ritchie a trop tendance à délayer un peu inutilement son récit en y ajoutant pas mal de modifications et de scènes un peu inutiles. A commencer par les trop nombreuses scènes chantées qui, associées aux décors de carton pâte et aux couleurs chamarrées des costumes, finissent par donner un côté légèrement bollywoodien à l’ensemble. Surtout, si l’ensemble est visuellement très soignée et formellement très satisfaisant, il manque à ce remake un petit supplément d’âme pour nous accrocher véritablement. C’est sans doute la grande leçon de cet exercice : là où un Tim Burton faisait montre de ses qualités d’auteur en se réappropriant l’univers de « Dumbo » pour lui insuffler sa poésie mélancolique, Guy Ritchie se contente là d’être un honnête faiseur doublé d’un bon copiste, ne parvenant jamais à transcender son sujet pour en livrer une interprétation plus personnelle. Sympathique mais un peu frustrant.

Aladdin_Mena_Massoud

**

Le blu-ray : Le film est présenté en version originale anglaise (7.1) ainsi qu’en versions française (7.1), néerlandaise et espagnole (toutes deux 5.1). Des sous-titres français, néerlandais, espagnols et anglais pour malentendants sont également disponibles.

Côté bonus, le film est accompagné des modules « Le journal vidéo d’Aladdin » (10 min.), Chanson coupée « Desert Moon » (2 min.), « La magie de Guy Ritchie » (5 min.), « Le meilleur du génie » (4 min.), 6 scènes coupées (11 min.) et quatre clips : « Speechless » par Naomi Scott, « A Whole New World » par Zayn et Zhavia Ward et « A Whole New World (Un mundo ideal) » par Zayn et Becky G.

Edité par Walt Disney France, « Aladdin » est disponible en DVD, blu-ray, blu-ray 3D, ultra blu-ray UHD 4k et VOD depuis le 27 septembre 2019.

Le site Internet de Walt Disney France est ici. Sa page Facebook est ici.

A découvrir sur Cinetrafic, les meilleurs films de 2019 selon les critiques et les préférés de la critique l’an dernier.


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