El Bar

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Pourquoi voir El Bar ?
Le cinéma espagnol est souvent oublié par le grand public, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, abordant des sujets de société, le cinéma espagnol ose et marque le spectateur, dans nos contrées submergé part le cinéma américain, les films du pays de Cervantes ne sont pas légion et c'est bien dommage car il existe des pépites cinématographiques.
Le réalisateur emblématique du cinéma espagnol est sans nul doute Pedro Almodóvar, figure emblématique de la Movida madrileña, un mouvement culturel né en Espagne à la fin de la période de transition démocratique après la mort du général Franco, Pedro Almodóvar incarne parfaitement l'esprit de la Movida à travers ses films qui traitent de la libération des mœurs, de l'homosexualité, de la bisexualité ou encore du travestissement mais également la filiation et les secrets de famille.
Un autre réalisateur qui sort du lot est le déjanté Álex de la Iglesia, aidé par Pedro Almodóvar en personne qui lui a financé son premier film, le réalisateur né à Bilbao d'un père originaire de la Mancha (région espagnole) et d'une mère basque, Álex de la Iglesia a commencé au cinéma comme directeur artistique sur Todo por la pasta d'Enrique Urbizu, lui qui a publié ses dessins dans divers magazine s'est vu ouvrir les portes du 7ème art par son talent d'artiste.
Après avoir réalisé Action mutante, qui a remporté trois Goyas en 1993 dans la catégorie meilleurs effets spéciaux, meilleur maquillage et meilleure direction de production, Álex de la Iglesia continue son petit bonhomme de chemin et réalise Le Jour de la Bête (El día de la bestia), un film qui a obtenu le Grand Prix au festival international du film fantastique de Gérardmer et le Goya des meilleurs effets spéciaux, puis il livre des films comme Mort de rire (Muertos de risa), 800 balles, Crimes à Oxford et Balada triste.
Dans les films d'Álex de la Iglesia, le style totalement barré et l'humour noir sont de rigueur, à première vue les films du réalisateur originaire de Bilbao semblent des divertissements loufoques sans messages, c'est tout l'inverse, ses films sont certes azimutés mais quand on se met à creuser on découvre le message du film, Álex de la Iglesia fait passer ses messages par l'humour, souvent sur les problèmes de la société espagnol et même international.
Les films d'Álex de la Iglesia critiquent la société tout en passant un bon moment de rigolade, la mission du réalisateur est faire passer un ou des messages au spectateur sans qu'il ne s'en rende compte comme le rapport aux autres et entre les différentes classes de la société, le réalisateur adore d'ailleurs les personnages marginaux qui ne se reconnaissent pas dans la société actuelle.
En 2013, Álex de la Iglesia s’intéresse à la magie noire avec Les Sorcières de Zugarramurdi (Las Brujas de Zugarramurdi), une comédie horrifique franco-espagnole dans le plus pur style Iglesia, il enchaîne ensuite en 2014 avec Messi et en 2015 avec Mi gran noche, deux ans plus tard il s’arrête dans un bar de Madrid.


El Bar, Pris au piège en français (la traduction est perfecto), reprend le thème favoris d'Álex de la Iglesia, la société espagnol, pour son quinzième film il décide de regrouper un patchwork de la société espagnole dans un bar, le spectateur se plonge au cœur de la capitale espagnole et suit Elena, une jeune femme qui doit se rendre à un rendez-vous, elle s’arrête dans un bar pour charger son portable, elle croise dans cette endroit des personnalités bien différentes, Amparo, la propriétaire du bar, Satur, le barman, Israel, un mendiant un tantinet illuminé, Trini, une femme âgée, Nacho, un homme accroché à son ordinateur et deux clients Andres et Sergio.
Tout va bien jusqu'à ce qu'un homme vraisemblablement malade entre dans le bar et s'enferme dans les toilettes, après cet événement un homme sort du bar et est abattu sur le pas de la porte, un homme tente d'aider l'homme et se fait également tiré dessus, les personnes présentent dans le bar ne savent pas comment réagir, au fur et à mesure que le temps passe le vrai visage de chacun va éclater au grand jour.
Chose aussi surprenante qu’incompréhensiblement, le film d'Álex de la Iglesia n'a pas eu le droit à une sortie dans les salles de l'hexagone, pourtant ses films ont été récompensés entre autres par pas moins de 9 Goyas ainsi que le Lion d'argent du meilleur réalisateur, l'Osella d'argent du meilleur scénario à la Mostra de Venise et de nombreux prix dans différents festivals.
C'est grâce à Netflix que le public français a pu visionner le nouveau film du cinéaste espagnol, on aime ou on n'aime pas la plateforme américaine mais elle donne l'opportunité de voir des films qui n'ont pas eut de financement et/ou n'ont pas été distribués au cinéma.
Les huit personnages du film sont aussi différents que hauts en couleur, pour incarner ces personnages, Álex de la Iglesia a fait appel Blanca Martínez Suárez (Elena) après Mi gran noche, Mario Casas (Nacho) qu'il a dirigé sur Les Sorcières de Zugarramurdi et Mi gran noche, Carmen Machi (Trini), Terele Pávez (Amparo) qui a joué dans huit films du réalisateurs, Secun de la Rosa (Satur), Alejandro Awada (Sergio), Joaquín Climent (Andrés) et Jaime Ordóñez (Israel).
Dans El Bar, Álex de la Iglesia s'amuse à mêler les genres autant que les personnes, le thriller côtoie l'horreur et le film de contaminés, le hypster côtoie le sans abris illuminé et le vendeur itinérant le tout dans un lui propice à la paranoïa, la peur de l'autre, individualisme, en somme les plus bas instinct de l’être humain.
Comme tous ses films, Álex de la Iglesia livre un film satirique à souhait, humour noir cinglant et personnages hauts en couleur se côtoient pour livrer un huit clôt madrilène qui aurait mérité une sortie en salle mais au moins les abonnés Netflix ont pu voir ce nouveau délire made in Iglesia.

Un huit clos espagnol d'une efficacité folle
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Synopsis :


Au cœur de la capitale espagnole, Elena, une jeune femme qui doit se rendre à un rendez-vous, s’arrête dans un bar pour charger son portable, elle croise dans cette endroit des personnalités bien différentes, Amparo, la propriétaire du bar, Satur, le barman, Israel, un mendiant un tantinet illuminé, Trini, une femme âgée, Nacho, un homme accroché à son ordinateur et deux clients Andres et Sergio.
Tout va bien jusqu'à ce qu'un homme vraisemblablement malade entre dans le bar et s'enferme dans les toilettes, après cet événement un homme sort du bar et est abattu sur le pas de la porte, un homme tente d'aider l'homme et se fait également tiré dessus, les personnes présentent dans le bar ne savent pas comment réagir, au fur et à mesure que le temps passe le vrai visage de chacun va éclater au grand jour.

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Anecdotes :


El Bar a été sélectionné hors compétition à la Berlinale et projeté en avant-première mondiale à l'occasion du festival le 17 mars 2017.
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Le film a été tourné à Madrid, en Espagne.


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Le scénario est signé par Álex de la Iglesia et Jorge Guerricaechevarría.


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En France le film est diffusé le 25 septembre 2017 sur Netflix.


El BarPour El Bar, Álex de la Iglesia a remporté le Méliès d’argent NIFFF du meilleur long métrage fantastique européen.
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Affiches

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