Parasite

Parasite

Après des allées et venues en terre Netflixienne et américaines, le réalisateur sud-coréen Bong Joon Ho revient dans son pays pour un film magistral. Parasite commence en écho avec la précédente palme d'Or : Une Affaire de famille pour ensuite s'en défaire. Le pitch en quelques mots : la famille Ki-taeck est au chômage. Un jour, le fils réussit à se faire recommander pour donner des cours d'anglais au plus jeune enfant de la richissime famille Park. C'est le début d'un engrenage dont personne ne sortira indemne.  

Avec Parasite, le réalisateur nous offre sur un plateau d'argent une intrigue à la croisée des genres : comédie, thriller et pour finir film d'horreur. Il s'agit d'un cynique jeu de luttes des classes entre d'un côté les riches un peu neu-neu et les pauvres, chapardeurs et très intelligents. Ce virtuose jeu rappelle par certains aspects quelques Chabrol comme La Cérémonie, référence dont ne se cache pas le réalisateur. Ici les pauvres vont parasiter l'espace des riches, jusqu'à s'approprier leur maison façon Funny Games de Haneke.

On assiste alors à un bal des émotions qui se traduit dans la mise en scène par une caméra qui embrasse les acteurs lors des passages musicaux. En outre, la photographie du film est extrêmement bien maîtrisée et le cadre d'une grande élégance. Certains ressemblent parfois à des tableaux tant ceux-ci sont millimétrés. Ces cadres se caractérisent alors dans les décors où le réalisateur joue des contrastes avec d'un côté les pauvres vivant dans l'entresol et les riches dans les hauteurs. Les pauvres sont donc enfermés par le cadre alors que les riches vivent dans l'immensité. 

Mises à part les images d'une maestria incomparable, l'histoire tient en haleine du début à la fin. On dénote malgré tout un début en dent de scie mais le reste s'avère d'un suspense hitchcockien. Le tout est servi par des acteurs livrant une excellente partition comme par exemple le père de la famille pauvre ou encore la mère de la famille riche, magnifique dans sa naïveté touchante ou encore la gouvernante, terrifiante. 

Pour finir, Parasite est donc ce film qu'il ne faut pas rater tant cette palme d'Or n'a pas été volée. C'est bien simple du scénario jusqu'à la mise à scène, tout est construit avec minutie, fluidité et excellence. Cette palme d'Or s'avère enfin être un film valable pour un succès populaire tant elle manie bien les genres à commencer par la comédie pour finir par le film gore. 

A voir de toute urgence, vous ne serez pas déçus ! 

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