[CRITIQUE] : La Malédiction de la Dame Blanche

[CRITIQUE] : La Malédiction de la Dame Blanche
Réalisateur : Michael Chaves
Acteurs : Linda Cardellini, Roman Christou, Jaynee-Lynne Kinchen,...
Distributeur : Warner Bros. France
Budget : -
Genre : Epouvante-Horreur.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h34min.

Synopsis :

La Dame Blanche. Spectre terrifiant, pris en étau entre le paradis et l'enfer, piégé par un terrible destin dont elle est elle-même l'artisan. La seule évocation de son nom sème la terreur dans le monde depuis des siècles. Quand elle était en vie, elle a noyé ses enfants dans un accès de folle jalousie, puis, dévastée par le chagrin, elle s'est jetée dans le fleuve déchaîné.
Désormais, ses larmes sont devenues éternelles. Elles sont même mortelles et tous ceux qui entendent ses appels sinistres la nuit sont maudits. Tapie dans l'ombre, la Dame Blanche s'attaque aux enfants, cherchant désespérément à remplacer les siens. Au fil des siècles, elle est devenue de plus en plus prédatrice… et ses méthodes de plus en plus terrifiantes.
Los Angeles, années 1970. La Dame Blanche hante la nuit… et les enfants.
Ignorant les avertissements d'une mère soupçonnée de violence sur mineurs, une assistante sociale et ses enfants sont projetés dans un monde surnaturel des plus effrayants. Pour espérer survivre à la fureur mortelle de la Dame Blanche, leur seul recours est un prêtre désabusé et ses pratiques mystiques destinées à repousser les forces du mal… à la frontière où la peur et la foi se rencontrent…
Méfiez-vous de ses pleurs glaçants… Elle est prête à tout pour vous entraîner vers les ténèbres. Car sa douleur ne connaît pas de répit – son âme tourmentée n'a pas droit au repos. Et il n'existe aucun moyen d'échapper à la malédiction de la Dame Blanche.


Critique :

Dans la lignée de #LaNonne, #LaMaledictiondelaDameBlanche est un Conjuring movie banal et simpliste malgré une belle ambiance angoissante.
Un opus aussi vite vu qu'oublié, articulé autour d'une figure horrifique intrigante sur le papier, mais cruellement désincarnée à l'écran. pic.twitter.com/0V5i7kBmtR
— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) 19 avril 2019

La franchise Conjuring est devenu un univers totalement impitoyable - pire que Dallas - gangrenée par la franchisation à outrance et les frissons factices et faciles, compilant à la fois le meilleur (Conjuring et sa suite et dans une moindre mesure, Annabelle - La Création du Mal) et le pire (tout le reste, et sans doute ce qu'il y a encore à venir) du genre horrifique à la mode.

Pondu de manière un brin expéditive par une Warner voulant à tout prix surfer sur son succès certain, La Malediction de la Dame Blanche, membre assumé du Conjuring-verse, débarque donc dans nos salles jamais trop obscures avec quelques bornes d'avance sur Annabelle 3, qui lui devrait nous effrayer, ou pas (oui, ou pas), d'ici juin prochain, après avoir digéré comme il se doit le futur gros festin cannois.
[CRITIQUE] : La Malédiction de la Dame Blanche
Mis en boîte par Michael Chaves, dont c'est le premier long-métrage et qui est déjà en charge de réaliser le pas du tout attendu The Conjuring 3 sous la tutelle de James Wan, le film coche scrupuleusement toutes les cases du cahier des charges de moins en moins défendable, de la franchise, pour mieux prendre la forme d'une véritable œuvre de destruction massive recyclant aveuglément les recettes de ses illustres ainés, tout en les usant de la pire manière qui soit.
S'accaparant le prisme d'une légende réellement terrifiante et captivante (la fameuse Dame Blanche, véritable légende urbaine au fil des siècles), pour mieux la passer à la lessiveuse d'une relecture catho-bouillabaisse encore plus indigeste que le récent La Nonne, le film est plombé par une intrigue faiblarde au possible - ou prétexte, comme la majorité des films de la saga -, désordonnée et foutrement prévisible, aux personnages poliment inconsistants (pauvre Linda Cardellini, qui fait ce qu'elle peut avec le rôle d'une veuve dont les deux gamins sont pris pour cibles) et dénué de toute de psychologie et d'émotion.
Pire, cette première réalisation ne parvient même pas à faire frémir le plus fragile des allergiques au frisson facile, à coups de jumps scares éculés et faiblards, articulés autour d'une figure horrifique intrigante sur le papier (avec un vrai background réel et sombre à la clé), mais cruellement désincarnée et risible à l'écran.
[CRITIQUE] : La Malédiction de la Dame Blanche
Dommage, car en plaçant l'accent sur les enfants et en instillant une ambiance étonnamment angoissante et sadique (avec des décors plutôt impressionnant et finement choisis), La Malediction de la Dame Blanche avait les armes en main pour se glisser dans le haut du panier du genre horrifique de ces dernières années.
Dans l'état, on est sur un Conjuring movie banal et simpliste, aussi vite vu qu'oublié, vivement The Conjuring 3 alors (ou pas).

Jonathan Chevrier


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