[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #35. Semaine du 10 au 16 février 2019

[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #35. Semaine du 10 au 16 février 2019

Chaque semaine je fais — pour vous — le tour des programmes TV en extirpant de tout cela une programmation cinématographique autour de trois œuvres.



Semaine du 10 Février au 16 Février

[Y-A-QUOI A LA TELE CETTE SEMAINE ?] : #35. Semaine du 10 au 16 février 2019


Dimanche 10 Février. 

Terminator 2 : Le Jugement Dernier de James Cameron sur Arte.
En 2029, après leur échec pour éliminer Sarah Connor, les robots de Skynet programment un nouveau Terminator, le T-1000, pour retourner dans le passé et éliminer son fils John Connor, futur leader de la résistance humaine. Ce dernier programme un autre cyborg, le T-800, et l’envoie également en 1995, pour le protéger. Une seule question déterminera le sort de l’humanité : laquelle des deux machines trouvera John la première ?

Colossal. C’est le premier terme qui vient à l’esprit quand on pense à Terminator 2, et ceux à tous les niveaux. Alors que 7 ans auparavant James Cameron avait chamboulé le monde la SF avec son Terminator « fait maison », le voici à la tête d’une entreprise gargantuesque dotée d’un budget de plus de 100millions de $. Il est vrai qu'argent ne veut pas dire bon film, loin de la, pourtant, Le Jugement Dernier est un purement et simplement un chef d’œuvre. Car au-delà du spectacle d’effets spéciaux bluffants — même aujourd’hui — le film de James Cameron recèle une belle profondeur. Implantant Sarah Connor comme l’une des héroïnes les plus badass du cinéma derrière Ellen Ripley, le cinéaste dessine le rapport mère/fils dans tout ce qu’il a de plus tempétueux tout autant qu’une évocation de la Guerre Froide. Tout cela emballé dans une oeuvre d’action à l’efficacité redoutable qui fait de Terminator 2, encore aujourd’hui, l’un des plus grands blockbusters — et film.

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Mardi 12 Fevrier.

Gremlins 2 de Joe Dante sur Gulli.

Billy et Kate habitent New York avec leur mogwai Gizmo. Malencontreusement mouillée, la petite créature donne naissance à une nouvelle génération de grelins. Les monstres prennent d’assaut un gratte-ciel high-tech…

Comme toute suite, Gremlins 2 applique la règle universelle entourant tout projet de sequel, faire comme le premier opus, mais en plus fort. Ce genre d’entreprise s’avère souvent casse-gueule, car on perd en cours de route le charme du premier opus et les prises de risques étant minime la déception domine. Dans le cas des Gremlins 2, c’est un tantinet différent, certes le film reprend les codes des suites, mais Joe Dante parvient assez admirablement à maintenir sa personnalité. On pourrait même dire qu’il effectue un lâche prise total faisant de son film un grand delirium de loufoquerie. C’est bien la que ce cache tout le génie du cinéaste, si le sérieux est toujours présent, Gremlins 2 séduit avant tout grâce a son sens du divertissement en poussant plus loin les curseurs du premier opus. En d’autres termes, une petite réussite.

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Jeudi 14 Fevrier. 

The Duchess de Saul Dibb sur Cherie25.
Fin du XVIIIe siècle, en Angleterre. Georgiana, Duchesse du Devonshire, est une femme belle, charismatique, et adulée par la population. Mariée au richissime Duc, elle est contrainte d’accepter un ménage à trois avec la maîtresse de celui-ci, Bess, qui est aussi sa meilleure amie... Insatisfaite, elle s’engage dans la vie publique en faisant campagne pour le parti libéral et en luttant pour les droits des femmes. C’est ainsi qu’elle s’éprendra du futur premier ministre Charles Grey...

Astucieusement, la promo entourant le long-métrage avait insisté sur le fait que la Duchesse du Devonshire était l’ancêtre de Lady Diana, les deux femmes partageant des points communs indéniables. Car The Duchess évoque les frustrations intimes, oscillant entre rage et désespoir, le cinéaste Saud Dibb portraitiste une femme hors de son époque, éprise de liberté et d’amour. Si l’on pense à une héroïne romanesque digne des romans de Jane Austin, le long-métrage va peu à peu dériver. Les apparences s’effacent, la cruauté se met en place jusqu’à sa conclusion empreinte de cynisme. Pour incarner cette femme, Keira Knightley plus que jamais bluffante de justesse.

Thibaut Ciavarella

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