Ava

AvaNoir c'est noir
C’est l’été, Ava 13 ans apprend qu’elle va devenir aveugle ; c’est le dernier été durant lequel elle pourra profiter de tous ses sens. Pas larmoyant, la jeune fille décide de prendre à bras le corps ce dernier été pour faire son éveil sexuel. Sensuel et solaire car baigné d’une lumière intense, ce film est positif de bout en bout. Léa Mysius, pour son premier long métrage, décide d’explorer cette éclosion adolescente sous un angle naturaliste dans un premier temps avant de glisser doucement vers le conte fantastique. Issue de la Femis, on retrouve le style maintenant bien reconnaissable des étudiants de la célèbre école de cinéma : un travail accru sur la symbolique, les hyperboles,… A mon goût souvent trop appuyé. Le noir présent partout et ce dès la première scène et de manière récurrente par le biais du chien jusqu’au risible avec l’amant black de la mère de la jeune héroïne en passant par une police inquiétante de noir vêtue des pieds à la tête. Un symbole de la perte de vue imminente de la jeune fille ; on avait compris. Après, le parallèle avec une forme de totalitarisme naissant incarné par cette police armée et violente comme un miroir à la cécité dont sont victime les sociétés qui choisissent les extrêmes est un peu tiré par les cheveux. Le noir devient symbole d’une cécité culturelle et intellectuelle, pourquoi pas ? Mais on s’éloigne tellement du propos central du film ; que l’on perd l’intérêt petit à petit pour le sort de la jeune fille. A trop vouloir traiter de thématiques et à intellectualiser, on perd des spectateurs en route.

Sorti en 2017
Ma note: 9/20

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