[CRITIQUE] : Okko et les Fantômes

[CRITIQUE] : Okko et les Fantômes
Réalisateur : Kitaro Kosaka
Acteurs : Seiran Kobayashi, Satsumi Matsuda, Nana Mizuki,…
Distributeur : Eurozoom
Budget : -
Genre : Animation
Nationalité : Japonais
Durée : 1h35min
Synopsis :
Seki Oriko, dite OKKO, est une petite fille formidable et pleine de vie. Sa grand-mère qui tient l'auberge familiale la destine à prendre le relai. Entre l'école et son travail à l'auberge aux cotés de sa mamie, la jeune Okko apprend à grandir, aidée par d'étranges rencontres de fantômes et autres créatures mystérieuses !


Critique :
Malgré quelques bémols,#OkkoEtLesFantômes est un film doux et réjouissant, attachant dans sa volonté de perpétuer un cinéma enchanteur et bienveillant. La séance parfaite pour celui ou celle qui veut sortir de la salle avec des ☆ dans les yeux et une âme apaisée (@CookieTime_LE) pic.twitter.com/cFyadOwAho— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) 15 septembre 2018

Okko et les fantômes est le tout premier long-métrage réalisé par Kitaro Kosaka, adaptation du livre pour enfant du même nom. Pourtant le monsieur n’est pas un inconnu dans le monde de l’animation japonaise. Débutant comme animateur chez Ghibli, le maître Miyazaki l’a vite repéré et le nomme directeur de l’animation dans ses films : de Princesse Mononoké au tout dernier Le vent se lève, où il gagnera même le prix du meilleur directeur d’animation au Tokyo Anime Awards en 2014. Il a réalisé également un moyen métrage en 2003, Nasu, un été andalou sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Il a aussi participé à des oeuvres de la société Madhouse, qui a justement produit son film. Ce parcours impressionnant et son amitié avec Miyazaki (Kosaka est le seul animateur à avoir collaboré aussi longtemps avec lui) le met en position de relève du maître incontesté de l’animation japonaise.


[CRITIQUE] : Okko et les Fantômes

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Le film est très déstabilisant pendant ses dix premières minutes. Nous n’avons pas le temps de connaître Okko et sa petite famille que PAF, un élément tragique survient. N’ayant pas eu assez de temps pour développer de l’empathie pour la petite Okko, il est difficile de ressentir quoi que ce soit dans ce début. Le film commence réellement à prendre de l’ampleur au moment où elle s’aperçoit qu’après son tragique accident, elle a la possibilité de voir des fantômes. Mais ce ne sont pas des êtres qui veulent se venger ou hanter les vivants, au contraire. Ce sont des âmes bienveillantes, incapable de quitter notre monde pour protéger ceux qui leur sont cher. Comme le fantôme du petit garçon Uribo, qui veille sur la grand-mère de Okko. Il lui fait promettre de l’aider à diriger son auberge. Mais Okko est une maladroite et n’a aucune envie de participer au nombreuses tâches de l’auberge. La culpabilité s’en mêle quand elle voit sa grand-mère se donner à fond alors qu’elle n’est plus toute jeune. Aidée de ses amis les fantômes, elle se découvre une passion à être une apprentie aubergiste. Servir les clients et les rendre heureux est en fait une merveilleuse façon de faire son deuil. Grâce à l’ambiance de l’auberge où la bienveillance règne, Okko découvre le sens de la phrase que sa grand-mère répète à longueur de journée “on ne rejette personne”. Chaque client à son vécu et leur manière de se comporter cache parfois une énorme tristesse ou de la culpabilité. D’abord réticente, Okko apprend la notion de l’accueil et du partage, qui lui permet d’oublier sa propre tristesse. Un scénario certe simpliste et un poil enfantin, mais qui fonctionne parfaitement.

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Mais si Okko et les fantômes touche parfaitement ses problématiques principales qui sont le deuil et le pardon, le film comporte quelque défauts majeurs. L’aspect visuel tout d’abord, qui correspond au dessin du livre pour enfant. Mais justement, dans le film, l’ambiance étant très enfantine, il aurait été plus judicieux d’avoir une animation plus ambitieuse. Le style kawaï des personnages donne un aspect trop sobre, assez frustrant pour le spectateur. Il est aussi frustrant de voir les scènes se succéder d’une manière un peu trop brutale. Pourtant le film veut nous transmettre de la douceur et de la bienveillance, avec un message positif qu’on ne retrouve absolument pas dans le montage. Il y a peut-être trop de personnages secondaires (dont certain ne servent pas à grand chose dans le scénario). Il manque à Kosaka de la nuance et un savoir faire pour contrôler l’émotion de son film. Mais il ne faut pas oublier que c’est seulement son deuxième film et son tout premier long-métrage. Peut-être que ce qu’il manque à Okko et les fantômes, c’est de l’expérience pour son réalisateur.

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Malgré les petits bémols, Okko et les fantômes est un film doux et réjouissant. On note sa grande volonté à perpétuer un cinéma enchanteur et bienveillant, même si ça ne vaut pas un Miyazaki (pour l’instant). Un film parfait pour celui ou celle qui veut ressortir de la salle avec des étoiles dans les yeux et une âme apaisée.


Laura Enjolvy 


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