[CRITIQUE] : Darkest Minds : Rébellion

[CRITIQUE] : Darkest Minds : Rébellion
Réalisateur :Jennifer Yuh Nelson
Acteurs : Amandla Stenberg, Harris Dickinson, Mya Cech, Mandy Moore, Gwendoline Christie,...
Distributeur : Twentieth Century Fox France
Budget : -
Genre : Fantastique, Action, Aventure.
Nationalité : Américain
Durée : 2h12min.
Synopsis :
Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, et parqués dans des camps. Ruby, l’une des plus puissantes d’entre eux, parvient à s’en échapper pour rejoindre un groupe de jeunes en fuite à la recherche d’un refuge. Rapidement, cette nouvelle « famille » réalise que fuir ne suffira pas dans un monde où les adultes au pouvoir les ont trahis. Ils vont mener une rébellion, unissant leurs pouvoirs pour reprendre le contrôle de leur avenir. 


Critique :
Pas aidé par un script aussi prévisible qu'il aligne les poncifs du genre avec une frénésie proprement indécente, #DarkestMinds : Rébellion n'en est pas moins un divertissant survival post-apocalyptique, une dystopie adolescente plutôt bien incarnée et à l'univers prenant pic.twitter.com/1V9TGIzfSp— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) 8 août 2018

Alors que le genre " dystopie adolescente ", populaire au début de la décennie, semble (enfin) avoir atteint son ultime souffle après une pluie d'adaptations sur grand écran ressemblant bien plus à une guerre de cour de récréation où chacun tentait de pomper la recette du succès à son voisin, qu'à une vraie course qualitative, voilà que débarque dans des salles définitivement pas assez obscures, le dernier (l'ultime ?) concurrent au trône d'héritier d'Hunger Games et autres Twilight : Darkest Minds : Rébellion, wannabe franchise adapté de la saga littéraire éponyme signée Alexandra Bracken, louchant dangereusement sur ses " glorieux " ainés (Hunger Games et Stranger Things comme l'indique l'affiche, mais également X-Men), jusque dans son casting vedette - Amandla Stenberg en était déjà des aventures de Katniss and Co.


[CRITIQUE] : Darkest Minds : Rébellion

Sur le papier, si le pitch semble jouer un poil plus la carte de l'originalité que ses petits concurrents (on y retrouve des ados à pouvoirs dans un futur proche apocalyptique où tous les enfants ont été décimés par une épidémie, les survivants sont classés en fonction de leur dangerosité dans des camps, et une poignée d'entre eux décideront de se rebeller contre les méchants adultes), à l'écran en revanche, le premier long-métrage live de Jennifer Yuh Nelson (Kung-Fu Panda 2 et 3), esthétiquement et visuellement solide - malgré un montage maladroit -, est très logiquement plombé par un script amorphe et expéditif (l'intrigue manque de fluidité et tout s'emboîte fébrilement à la va-vite) alignant tous les poncifs possibles avec une prévisibilité effarante (romance foireuse à la clé), une B.O totalement hors de propos (le score est inexistant, et la bande originale accumule les morceaux pops...), ainsi qu'une caractérisation des personnages plus limitée tu meurs; un comble à la vue de son imposant casting vedette (Amandla Stenberg et Mandy Moore font ce qu'elles peuvent, Gwendoline Christie est sous-utilisée).


[CRITIQUE] : Darkest Minds : Rébellion
Et c'est là que le bât blesse au fond, puisque l'univers déployé par Yuh Nelson s'avère réellement prenant, et les héros ont beau être croqués à la truelle, ils n'en restent pas moins plaisant à suivre dans ce " plus ou moins " survival post-apocalyptique adolescent pétri de bonnes intentions (apparenter la lutte des classes sociales à celle des classes de pouvoirs, les thèmes de l'acceptation de la différence, de la tolérance,...), mais aussi vite vu qu'il sera oublié, même par son auditoire le moins exigeant...


Jonathan Chevrier


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