Critiques express : Tomb Raider, Ghostland, Pacific Rim Uprising

Critiques express : Tomb Raider, Ghostland, Pacific Rim Uprising

Si Ready Player One est sans conteste le grand divertissement à voir sur grand écran pour bénéficier d’un grand spectacle intelligent, il y a d’autre films qui n’en méritent peut-être pas tant. On passe donc vite fait en revue Tomb Raider, Ghostland et Pacific Rim Uprising.

Tomb Raider

Critiques express : Tomb Raider, Ghostland, Pacific Rim Uprising

Après deux films indigestes avec Angelina Jolie, la franchise Tomb Raider était un peu morte au cinéma. Mais avec un reboot réussi en jeu vidéo, il y avait aussi de la matière pour relancer la saga de l’aventurière sur grand écran, d’autant plus que le jeu est vraiment un « prêt à transposer sans se poser de question ». Mais voilà, le studio n’y  croit de toute façon pas vraiment et le budget sera assez ridicule.
Résultat, le scénario ne brille pas par son intelligence et a même du mal à aligner les séquences et à donner de la logique aux scènes d’action, la réalisation est aux abonnés absents, le surnaturel est complètement évacué pour laisser de la place à une histoire père-fille qui aurait gagné à avoir un père vraiment absent, les fonds verts sont aussi abominables que les promenades de l’héroïne dans la forêt de pins proche du studio (pour l’unique décor de grotte) pour ne pas coûter trop cher. Bref, il n’y a qu’Alicia Vikander qui fait son possible pour donner un peu de crédit au film mais c’est bien peu pour nous emporter. Tout ce que le film aura fait, c’est nous faire rejouer au jeu pour avoir enfin des sensations.

Ghostland

Critiques express : Tomb Raider, Ghostland, Pacific Rim Uprising

Cela fait 6 ans que Pascal Laugier avait tenté de nous entourlouper avec the Secret. Et bien avec Ghostland il remet le couvert. Cette fois, une mère et ses deux filles vont habiter dans la baraque délabrée et remplie de vieilles poupée d’une tante décédée. La nuit de leur emménagement, elles se font brutaliser par deux inconnus. Quelques années plus tard, la cadette devenue écrivaine à succès en racontant cette histoire revient à la maison en découvrant que sa soeur ainée est toujours possédée par ces événements.
Le réalisateur mène ainsi un récit relativement efficace au twist central qui redonne de l’intéret à une intrigue déjà vue. Mais l’ennui est que l’on sent qu’il pense offrir une vision complètement originale alors qu’il ne fait qu’emprunter des éléments du genre à foison (Massacre à la Tronçonneuse en tête), sans forcément bien s’en démarquer. Un côté grosse tête qui est d’autant plus lourd qu’il n’arrête pas de citer Lovecraft dans un film qui n’a rien à voir avec le mythe. Cependant grâce à des actrices qui se donnent vraiment beaucoup et qui en prennent plein la figure (peut-être un peu trop vu les histoires des coulisses du film), le film se suit tout de même bien jusqu’à son dénouement final somme toute facile.

Pacific Rim – Uprising

Critiques express : Tomb Raider, Ghostland, Pacific Rim Uprising

En 2013 Guillermo Del Toro nous avait foutu une bonne claque de geek avec l’affrontement des kaiju et jeagers de Pacific Rim. Malheureusement le film n’a pas eu le succès attendu et a été sauvé au box office par la Chine. Du coup Universal et Legendary ont bien voulu d’une suite avant tout destinée à ce march. Exit Guillermo Del Toro qui produira le film de très loin pour se consacrer pleinement à Crimson Peak et la Forme de l’Eau et place à Steven DeKnight (le créateur de la série télé Spartacus et showrunner de Daredevil).

Mais tout de suite, quelque chose cloche dans le film. La réalisation est d’emblée à la ramasse et n’a aucune personnalité. Et avec des personnages sont d’emblée intintéressants (en même temps on a maintenant une bande d’ados pour héros), un rôle encore plus important donné aux scientifiques exentriques du premier opus, un scénario débile et prévisible (pour la revanche des kaijus) et un agenouillement permanent devant les financiers chinois font que le film perd l’essentiel de ce qui faisait le succès du premier : du coeur, un véritable amour pour le genre. Nous n’avons donc ici plus qu’un divertissement décérébré bas de gamme aux effets déjà datés et qui sera vite oubliable.


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