[CRITIQUE] : Lucky

[CRITIQUE] : Lucky
Réalisateur : John Carroll Lynch
Acteurs : Harry Dean Stanton, David Lynch, Ron Livingston,...
Distributeur : KMBO
Budget : -
Genre : Drame.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h28min.

Synopsis :

Lucky est un vieux cow-boy solitaire. Il fume, fait des mots croisés et déambule dans une petite ville perdue au milieu du désert. Il passe ses journées à refaire le monde avec les habitants du coin. Il se rebelle contre tout et surtout contre le temps qui passe. Ses 90 ans passés l'entraînent dans une véritable quête spirituelle et poétique.

Critique :

Léger et mélancolique, #Lucky conte les aléas émouvantd'un vieil homme en bout de vie, se raccrochant aux petits plaisirs que parsèment les ultimes heures de son âme.
L'ultime rôle de feu la légende Harry Dean Stanton, absolument magistral. pic.twitter.com/9ClUD8Sj5Y
— FuckingCinephiles (@FuckCinephiles) December 6, 2017

Il y a quelque chose d'instinctivement mélancolique à l'idée de voir le bien nommé Lucky, ultime testament sur pellicule d'un véritable monstre sacré du cinéma ricain, Harry Dean Stanton, disparu plus tôt cette année.

Légende des seconds couteaux, demandé par les plus grands (Peckinpah, Huston, Milius, Coppola, Carpenter,...), devient ici premier rôle d'une oeuvre totalement voué à sa cause, pour laquelle il partage même quelques lignes de dialogues avec son metteur en scène fétiche , David Lynch.
Hommage vibrant et sincère au comédien, Lucky de John Carroll Lynch (lui-même second-rôle populaire du cinéma ricain), ne raconte rien ou presque, et ne fait que coller aux basques du quotidien banal et sans ambition de son personnage titre du même nom, qui se verra pourtant vite chamboulé suite à un malaise supposément anodin, qui fera sensiblement réagir Lucky sur sa mortalité galopante.
[CRITIQUE] : Lucky

On pouvait honteusement dire que la péloche n'a rien à dire, ni même aucune intrigue (peut-être la quête de la tortue égarée de Lynch), mais elle est au contraire, la mise en images férocement émouvante d'un vieil homme en bout de vie, se raccrochant aux petits plaisirs que parsèment les ultimes heures de son âme.

Léger - dans tous les sens du terme -, Lucky se déguste comme un beau poème conté par la carcasse et la prestance d'un Harry Dean Stanton une fois de plus, la dernière, magistral.
Le bonhomme va sincèrement nous manquer...


Jonathan Chevrier


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