Au commencement… (Séries) Les grands 1×01

Au commencement… (Séries) Les grands 1×01Au commencement… (Séries) Les grands 1×01SYNOPSIS: Enfin ! Ils sont les grands du collège ! C'est donc une rentrée spéciale pour cette petite bande, amis depuis toujours... Surtout quand ils découvrent qu'un distributeur de préservatifs a été installé dans les toilettes. Humbert, le principal démago, en justifie la présence par une leçon de statistiques : on sait combien d'entre eux vont redoubler, combien se révéleront homosexuel-le, combien feront des études supérieures... Mais on sait surtout combien d'élèves feront l'amour pour la première fois cette année. Et les chiffres ne mentent pas... La pression monte chez les élèves. Alors qu'Hugo, Ilyès et Boogie se promettent qu'ils seront les premiers à utiliser le distributeur, Avril s'interroge sur la présence d'une nouvelle élève, MJ, qui semble décidée à ne respecter aucune règle.

S'il est bien un genre qu'on a du mal à traiter avec le sérieux et l'intelligence qu'il mérite en France, c'est bien le teen drama. Si aux États-Unis des dizaines de séries ou de films s'évertuent à dresser des portraits tantôt drôles, tantôt dramatiques de la jeunesse, chez nous, en parler avec vérité et sincérité ressemble à un parcours semé d'embûches. A la télévision française, il faut remonter à des temps immémoriaux avec Pause café ou aux sitcoms AB, Seconde B ou à l'éphémère Clash pour trouver traces de fictions centrées sur des jeunes ados. Rien de bien notable donc, pas de pep's, d'idées ou d'intentions ou si peu pour se rapprocher d'une quelconque réalité, qu'on finissait par croire que nos créateurs ne savaient pas faire appel à leurs souvenirs de collégiens pour parvenir à les restituer sans fard dans le droit fil d'une narration.

A la vision de ce premier épisode des Grands il ressort d'emblée qu'au-delà d'avoir trouvé un ton, la série sait parler sans les abêtir d'une génération qui vit sa dernière année de collège. Elle sait en parler et elle le fait avec aplomb, en parvenant à balayer tout un kaléidoscope de comportements sans rechigner à poser son regard sur des figures imposées du genre. Oui on a déjà vu ces personnages avec leurs background, leurs fantasmes, leurs fêlures, leurs peurs, mais il n'en ressort pas pour autant une sensation de lassitude ou de plagiat. Parce que le supplément d'âme et de cœur apporté par les auteurs et les comédiens donne toute sa saveur à l'entreprise et transcende ce sentiment de déjà vu, corollaire d'une thématique qui ne peut se renouveler que par le traitement des personnages et par l'empathie qu'on éprouve envers et pour eux ainsi que par le regard bienveillant et jamais moqueur sur des personnages pourtant loin d'être parfaits.

Ce qui frappe aussi avec Les Grands c'est la qualité des dialogues, leur pertinence et le naturel qui les escorte sans jamais être pris en défaut, le tout enrobé par une mise en images efficace et soignée, un rythme impeccable et une bande originale dynamique. A la création on retrouve un duo composé de Benjamin Parent et Joris Morio. Ce dernier est également scénariste aux côtés de Victor Rodenbach et Vianney Lebasque (qui est en charge de la réalisation). Produite par Empreinte Digitale ( Lazy Company), Les Grands s'est assuré d'un casting de jeunes comédiens plein de tempérament et qui montrent déjà les prémisses d'une belle bande et qui semble fonctionner en osmose, de Théophile Baquet ( Microbe et Gasoil) à Adèle Wismes en passant par Pauline Serieys, Grégoire Montana ( Les gazelles), Sami Outalbali ( Les Tuche), Margaux Rossi ( L'hôtel de la plage)... Laurent Bateau ( Disparue, Un village français) dans le rôle du proviseur est lui l'un des seuls rôles adultes notables. Après la réussite d' Irresponsable, OCS confirme qu'elle est devenue l'une des chaines leader sur les fictions d'un format de 26 minutes et que la chaine excelle à dénicher des auteurs capables de trouver la bonne mesure afin de créer des dramédies, qui s'avèrent être d'excellents terrains d'expression pour aborder des thématiques moins généralistes. Évidemment tant de dithyrambe au bout d'un seul épisode peut sembler exagérer et il faudra voir comment les auteurs vont faire évoluer leurs lignes narratives, les faire s'entrecroiser et que les épisodes restants confirment la justesse et le naturel des situations. Reste qu'à ce stade Les Grands ressemble à ce que pourrait être notre Angela 15 ans et ce n'est pas un mince compliment.

Crédits: OCS

Catégories : Au commencement..., Festival de la Fiction TV de la Rochelle 2016, Séries

Tagué: Benjamin Parent, Joris Morio, Laurent Bateau, les grands, les grands critique, les grands festival de le fiction tv de la rochelle, les grands ocs, margaux rossi, Théophile Baquet, vianney lebasque, Victor Rodenbach


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