[Critique – Étrange Festival] – The Dark Below

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Réalisé par : Douglas Schulze
Avec :
Veronica Cartwright, Lauren Mae Shafer, David G.B Brown
Sortie :
inconnue
Durée: 1h15
Budget:
Distributeur :
inconnu
3D: Oui – non


Synopsis :
 

Un kidnappeur piège Rachel, une jeune femme équipée d’une tenue de plongée qu’il séquestre en la retenant sous la glace d’un lac gelé. Elle devra se battre pour survivre.

1 Stars

Notre avis :

Tout pimpant, le réalisateur Douglas Schulze s’apprête à présenter son nouveau film à l’Étrange Festival… Fatigué des suites et des reboots à la pelle servis par Hollywood, il revendique la création originale en s’inspirant d’une de ses propres expériences d’enfance. Tombé dans un lac glacé, il fut pris de panique à l’idée de ne pas pouvoir retrouver un moyen de sortir de l’eau. Hanté par ce souvenir, c’est ainsi que nait The Dark Below : le problème, c’est que c’est plutôt raté…

L’idée était bonne mais casse-gueule : comment ne pas ennuyer le spectateur face à l’enfermement d’un personnage sous un lac glacé ? La réponse est simple : en faisant des flash-back. Car The Dark Below commence en pleine action, mettant directement son personnage principal aux mains d’un ravisseur alors inconnu, la jetant dans l’eau. Qui est-il et pour quelle(s) raison(s) s’en prend-t-il à elle ? C’est uniquement à travers l’image que vous le saurez. Car la particularité du film de Douglas Schulze est d’être sans dialogue, complètement muet, comme si le piège de l’enfermement gagnait le spectateur. Premier problème : pour compenser cette absence, une musique s’impose et enchaîne tous les clichés du film de genre, tantôt faussement angoissante, tantôt grandiloquente… on tombe un peu trop dans le ridicule.

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Et ça irait à peu près si c’était la seule chose qui n’allait pas, mais ce n’est malheureusement pas le cas ! The Dark Below est un exemple typique de long-métrage qui n’aurait pas dû en être un, tout simplement car toutes les scènes sont passées au ralenti exprès, de manière à ce que le film puisse durer plus d’une heure. Malgré certains moments de tension (les conséquences de l’eau glacée plutôt regardables grâce aux jolis maquillages exécutés sur Lauren Mae Shafer), le film devient rapidement cousu de fil blanc, tout comme l’intrigue subsidiaire censée expliquer les raisons de cet acte. On se demande même pourquoi Veronica Cartwright est arrivée là-dedans…

Malgré le tournage en décors naturels (oui, on a fait gamberger Lauren Shafer dans un vrai lac !) , l’image ne transpire pas non plus d’une certaine singularité ; les scènes de flashback sont souvent floues ou éblouissantes, d’une manière pas vraiment très agréable pour les yeux… Décidément, il n’y a pas grand chose pour rendre le film de Douglas Schulze supportable !

Mauvais format pour un mauvais film : The Dark Below aurait dû être un court-métrage… Décevant.

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