Maestro

MaestroIntrospection légère d'un cinéma intello
Jocelyn Quivrin rêve de film d’action grand public. En 2006, il se retrouve pour cachetonner dans le dernier film d’Eric Rohmer… C’est un choc de culture dont Quivrin sortira radicalement changé. Il part dans la rédaction d’un scénario biographique de sa mue ; scénario inachevée par son décès lors d’un accident de moto en 2009. Léa Frazer, réalisatrice franco suisse, reprend le projet pour ce film.Ce petit film montre de l’intérieur ce cinéma français élitiste et un peu fauché avec beaucoup de justesse, d’autodérision et d’humour. Et que ce soit Michael Lonsdale qui a tellement côtoyé ce microcosme qui se colle dans la peau de Rohmer en ajoute à la crédibilité. Pio Marmaï en contrepoint d’une jeunesse peu cultivée et uniquement attirée par la célébrité apporte le souffle humoristique. Ces deux mondes n’étaient pas faits pour se rencontrer : les auteurs méprisant le divertissement, les stars se poilant devant des dialogues classiques. C’est donc une photographie très en surface du milieu intello du cinéma français et une parabole sur l’éveil à la culture d’un être pas destiné à suivre cette voie.Un feel good movie sur le cinéma : léger 
Sorti en 2014

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