My Old Lady

My Old Lady

Dominique Pinon, Stéphane Freiss, Noémie Lvovsky ,

Stéphane De Groodt, Christian Rauth

, la cinquantaine, new-yorkais, divorcé et sans ressources, débarque à Paris.

Son père, qui vient de mourir, lui a légué un magnifique hôtel particulier dans le Marais.

Un hôtel particulier que Mathilde a placé il y a bien longtemps en viager, coutume typiquement française que ne comprend évidemment pas cet Américain pragmatique, qui, non seulement se retrouve, en plus, à devoir payer une rente.

s découvre des souvenirs enfouis depuis bien trop longtemps et un secret bien gardé par Mathilde qui va remonter à la surface.

Un secret qui pourrait tous les réunir ou bien les détruire.

My Old Lady

é en 1939 dans le Massachusetts, l'auteur a 17 ans lorsque sa première pièce est jouée à Boston. Dramaturge, mais aussi scénariste, comédien, mettreur en scène et réalisateur, il est aujourd'hui l'auteur de plus de 50 pièces produites sur scène et traduites en une trentaine de langues.

Il met en scène son premier long métrage de cinéma, à 76 ans, avec . Sa principale motivation pour adapter son texte sur grand écran était celle de pouvoir montrer Paris à l'image en raison de l'amour qu'il porte à cette ville après y avoir vécu près de la moitié de sa vie et où un grand nombre de ses pièces ont été jouées.

Avant d'être un film My Old Lady s'est imposée sur les planches à New York . Couronnée de succès, la pièce s'est ensuite envolée vers de nombreux pays, dont l'Allemagne et la Russie. Et bien entendu la France sous le titre Très chère Mathilde.

La création de Très chère Mathilde a eu lieu le 28 janvier 2009 au Théâtre Marigny dans une mise en scène de Ladilas Chollat avec Line Renaud dans le rôle de Mathilde, Samuel Labarthe jouait Mathias et Raphaëline Goupilleau, Chloé.

My Old Lady

Extrait d'interview par Corentin Palanchini relevé sur www.allocine.fr

Adapter sa propre pièce au cinéma, c'est quelque chose de relativement rare...

Kevin Kline a été le premier à rejoindre le projet, et à ce moment, j'écrivais le troisième jet. J'écrivais, encore et encore. C'était de plus en plus long, mais pas meilleur. Et en discutant avec lui, c'est petit à petit devenu un film avec de nouveaux personnages. Il y a eu dix versions au scénario, je ne m'en sortais pas. Donc j'ai pris une feuille de papier, et j'y ai couché l'histoire (de façon synthétique) : un homme entre dans un appartement. Il y a une vieille dame... Puis j'ai écrit un scénario à partir de cette histoire, sans me référer à la pièce. Une fois que j'ai eu ça, j'ai contacté h, et nous avons commencé.

Qu'est-ce qui vous a poussé à réaliser un premier film à 76 ans ?

Lorsqu'on a affaire à une histoire de famille comme celle de " My Old Lady ", le public s'attend à des twists. Mais dans votre film, nous sommes à la fois surpris par l'histoire et les rebondissements. Vouliez-vous porter un autre regard sur les histoires familiales ?

Vous êtes francophile, une partie de votre équipe technique est française, de quelle façon avez-vous travaillé avec elle ?

Concernant l'équipe française, le responsable du décor Pierre-François Limbosch a été incroyable. Il a trouvé tous les livres (pour la péniche), il a fait attention aux détails. Et ma révélation fut Michel Amathieu, le directeur de la photo. Il s'agissait de mon premier film, donc je lui décrivais ce que je voulais et il le mettait en image.

Nous avons commencé les répétitions, et j'ai demandé à Maggie Smith de marcher.

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Pour son premier long-métrage, Israel Horovitz, réussit sur tous les tableaux.

Réaliser un beau film. Offrir aux spectateurs la chance d'écouter un texte riche, magnifique, joyeux et mélancolique. Douloureux aussi.

La photographie de Michel Amathieu dans ce Paris, un peu carte postale, n'en reste pas moins de toute beauté.

Le scénario, les dialogues pareillement, nous embarquent dans un premier temps dans une joyeuse joute oratoire. Rapidement le ton devient plus grave, l'ambiance s'alourdit. Les non-dits éclatent. La famille n'est pas celle que l'on imaginait. Les destinées s'en trouvent perturbées à tout jamais.

L'ensemble peut faire penser à du théâtre filmé, mais avec quelle virtuosité !

Le film est également porté par un remarquable casting. Noémie Lvovsky, Dominique Pinon, et Stéphane Freiss, entre autres, sont excellents.

Kevin Kline, dans ce rôle fracassé par une enfance chaotique, est remarquable.

À ses côtés, Kristin Scott Thomas, d'une froideur implacable au début du film, nous emporte dans une réelle et belle émotion.

Maggie Smith, enfin, une fois encore ... Bravo et respect.