Afterburn

Un grand merci à Metropolitan FilmExport pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le blu-ray du film « Afterburn » de J.J. Perry.

Afterburn

« Si je cherchais à prendre un nouveau départ, ce ne serait pas avec une balle dans la tête ! »

Après qu’une éruption solaire a détruit le monde tel que nous le connaissons, chacun fait ce qu’il peut pour survivre. Jake, lui, déniche des trésors de l’ancien monde pour les revendre à prix d’or. Lorsqu’on lui demande de récupérer la Joconde avant qu’un seigneur de guerre ne s’en empare, il réalise que cette fois, l’enjeu est bien plus important qu’un simple tableau…

« Remplis le contrat : tu seras un homme libre. Sans contraintes. Tu n’auras de compte à rendre à personne ! »

Afterburn_Dave_Bautista

Spécialiste des arts martiaux, champion de taekwondo, l’américain J.J. Perry mène avec succès depuis les années 90 une carrière de cascadeur à Hollywood, participant à des projets aussi fameux que « Django unchained », « La chute de la Maison Blanche » ou encore « John Wick ». De façon plus sporadique, il compte aussi quelques apparitions devant la caméra comme acteur. Profitant de l’essor des plateformes de streaming et de la foultitude de projets qu’elles produisent, il est aussi désormais réalisateur, se spécialisant (forcément) dans les films d’action volontiers badass. Avec jusqu’alors deux films à son compteur : « Day shift » (2022), pure production Netflix portée par Jamie Foxx et Snoop Dog (rien que ça !), puis « The killer’s game » (2024) pour Amazon Prime Vidéo, porté par l’ancien catcheur Dave Bautista, bien entouré des françaises Sofia Boutella et Pom Klementieff. Poursuivant sur la même cadence, il nous revient avec un troisième long, « Afterburn », destiné lui aussi au marché direct-to-vidéo et sur lequel il retrouve son acolyte Dave Bautista.

« Vous faites partie des ténèbres qui planent sur le monde »

Afterburn_JJ_Perry

Après l’univers chasseurs de vampires (« Day shift ») et des tueurs à gages (« The killer’s game »), J.J. Perry nous embarque cette fois dans le registre de la science-fiction en nous embarquant dans un monde post-apocalyptique qui rappelle un peu celui de la saga « Mad Max », entre terres abandonnées, sociétés anarchiques, gangs cannibales et luttes pour des ressources devenues vitales. Le film suit ainsi un mercenaire chargé de récupérer un mystérieux artefact (« Mona Lisa ») en zone hostile, prétexte à une succession de séquences d’action à travers la campagne française (oui, oui !). Si l’univers esquissé possède un certain potentiel visuel, il reste néanmoins superficiel, réduit à un simple décor fonctionnel sans véritable épaisseur mythologique. Là où « Afterburn » convainc davantage, c’est dans son exécution. Fort de son expérience de cascadeur, Perry signe des affrontements brutaux, bourrins et efficaces, notamment dans les combats rapprochés, qui constituent le véritable point fort du film, qui ne manque pas non plus d’un second degré assez salutaire. Dave Bautista, fidèle à son registre, impose une présence solide mais sans grande nuance, au service d’un personnage assez classique. Sa relation avec la jolie Olga Kurylenko étant purement décorative. Au final, « Afterburn » s’inscrit dans la lignée des productions d’action calibrées pour les plateformes et les direct-to-vidéo : efficace et divertissant, mais trop formaté pour véritablement laisser une empreinte durable. Un film purement distrayant et récréatif.

Afterburn_Olga_Kurylenko

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Le blu-ray : Le film est présenté en version originale américaine (5.1) ainsi qu’en version française (5.1). Des sous-titres français sont également disponibles. Aucun bonus ne vient compléter cette édition.

Édité par Metropolitan FilmExport, « Afterburn » est disponible en DVD ainsi qu’en blu-ray depuis le 10 avril 2026.

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