Premier long métrage du youtubeur Kane Parsons dont la web-série éponyme (2022-2025) a été particulièrement remarquée et notamment par plusieurs studios hollywoodiens. Ainsi, le jeune cinéaste de seulement vingt ans a reçu le soutien et la proposition des studios A24 et Atomic Monster, et pari les producteurs on retrouve quelques noms comme Shawn Levy qui a réalisé dernièrement "Deadpool & Wolverine" (2024), Osgood Perkins remarqué grâce à l'excellent "Longlegs" (2024), et James Wan qui a réalisé "Aquaman et le Royaume Perdu" (2023) ou produit le récent "Le Réveil de la Momie" (2026) de Lee Cronin. Donc d'après sa web-série créée alors qu'il n'avait que 16 ans, Kane Parsons reprend la thématique et le style de sa série qui repose sur le phénomène des Creepypasta (tout savoir ICI !) et reprend même comme outil le programme Blender pour ses effets spéciaux. Pour l'adaptation, le jeune réalisateur a fait appel à Will Soodik scénariste sur quelques séries TV dont surtout "Ash vs Evil Dead" (2016). Chose rare à Hollywood, surtout à seulement 20 ans, Kane Parsons a pu avoir un regard sur toutes les étapes de la conception de son film, soucieux de préserver l'identité de son oeuvre originale. Film interdit au moins de 12 ans...
Une psychothérapeute se retrouve à rechercher un patient qui semble avoir disparu mystérieusement dans un magasin de meubles. Il faut se rendre à l'évidence, une étrange porte est apparu dansle sous-sol du magasin et s'ouvre sur une sorte de labyrinthe infini... La psychothérapeute est incarnée par la norvégienne Renate Reinsve vue dans "Oslo, 31 Août" (2011), "Julie (en 12 Chapitre)" (2021) et "Valeur Sentimentale" (2025) tous trois de Joachim Trier ou plus récemment de la Palme d'Or 2026 "Fjord" (2026) de Cristian Mungiu, tandis que sa mère est jouée par la finlandaise Krista Kosonen apparue dans "Blade Runner 2049" (2017) de Denis Villeneuve ou "Tove" (2020) de Zaida Bergroth. Citons ensuite Chiwetel Ejiofor vu dernièrement dans "The Life of Chuck" (2024) de Mike Flanagan, "Bridget Jones : Folle de Lui" (2025) de Michael Morris ou "Eleanor the Great" (2025) de Scarlett Johansson, Mark Duplass réalisateur parfois notamment avec son frère Jay Duplass pour la comédie "Cyrus" (2010) et vu chez les autres comme dans "Greenberg" (2010) de Noah Braumbach, "Zero Drak City" (2012) de Kathryn Bigelow, "Tully" (2018) de Jason Reitman ou "Scandale" (2019) de Jay Roach, Lukita Maxwell aperçue dans "L'I.A. du Mal" (2024) de Chris Weitz, Avan Jogia vu dans "Retour à Zombieland" (2019) de Ruben Fleischer ou "Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City" (2021) de Johannes Roberts, puis Katharine Isabelle remarquée dans la trilogie "Ginger Snaps" (2000-2004) puis vue ensuite dans "Insomnia" (2002) de Christopher Nolan, "Freddy contre Jason" (2003) de Ronny Yu ou plus récemment dans "Tron : Arès" (2025) de Joachim Ronning... Le film débute plutôt maladroitement d'un point de vue narratif, car le scénario évente un peu un point essentiel puisque le personnage de Clark/Ejiofor est suivi par une psychiatre/Reinsve. Ainsi, ce labyrinthe est au départ une énigme sur laquelle on se demande si c'est une sorte de maison hantée avec possession démoniaque, si c'est un secret quelconque sur un passé tragique ou pourquoi pas un délire psychologique, mais le fait que dès le départ il y ait un suivi psycho-thérapeutique nous dévoile d'emblée l'issue. On pense alors à la construction psycho-narrative de thriller psychologique comme "Shutter Island" (2010) de Martin Scorcese ou "Sucker Punch" (2011) de Zack Snyder.
On pense aussi et surtout au tout récent "Exit 8" (2025) de Genki Kamawara avec l'idée de ce labyrinthe infini même si ici le concept n'est pas à l'image de bout en bout. Outre le labyrinthe il y a le bureau de la psy, le magasin et son parking, mais le labyrinthe reste évidemment le déco principal, un décor envoûtant et hypnotisant. La couleur jaune aussi présente et imprégné dans l'image interroge, puis après recherche laisse perplexe ; en effet, en psychiatrie ou psychologie la couleur jaune est la couleur du bonheur, de l'optimisme et de la "clarté mentale" ! Néanmoins, visuellement ça fonctionne bien avec une vraie créativité on ressent toute la détresse d'un homme perturbée avec des strates à la façon d'un multiverse neurologique auquel s'intègre parfaitement la partie found footage sans en abuser. La fin crée par contre d'autres interrogations qui tiennent plus à des incohérences, car comment expliquer qu'on puisse "pénétrer" les illusions et/ou création d'un cerveau malade ?! Le film laisse des trous importants dans un scénario complexe et sans aucun doute assez mystérieux pour ne pas dire tout simplement confus. Mais le film reste aussi intriguant que fascinant avec des instants sous tension particulièrement efficaces.
Note :
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